université du medef : Bruno Le Maire assure ne pas vouloir « changer de cap »

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université du medef :  Bruno Le Maire assure ne pas vouloir  « changer de cap »
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Lors de l'Université d'été du Medef, organisée dernièrement à Jouy-en-Josas, le ministre de l'Economie a assuré que le Gouvernement tiendrait le cap, malgré les « quelques clapots du moment ».

Souhaitant bâtir « une nouvelle prospérité française » avec les entrepreneurs, Bruno Le Maire a tenu à rappeler qu'une « ère de combat » était à l'œuvre, citant les risques de guerre commerciale avec les Etats-Unis, la montée en puissance de la Chine et le pouvoir exceptionnel des GAFA.

« Nous ne changerons pas le cap de la restauration de la compétitivité des entreprises françaises, de la politique de l'offre, de la rémunération du travail ni celui du redressement des finances publiques françaises », a tenu à rassurer Bruno Le Maire, rappelant que la France était sortie de la procédure pour déficit public excessif, et « passée pour la première fois depuis 10 ans sous la barre des 3 % de déficit public », atteignant une croissance de quelque 1,7 %, en 2018, dépassant la moyenne des 10 dernières années (0,8 %).

Souhaitant souligner l'importance donnée aux entrepreneurs par le Gouvernement, Bruno Le Maire a rappelé que la loi Pacte était « le premier texte de la rentrée parlementaire », examiné en commission spéciale à l'Assemblée nationale ».

Ce « projet de restauration de la compétitivité de nos PME » doit permettre de « convaincre toujours plus et d'accélérer le mouvement ».

« Je ne crois ni au zig ni au zag mais à la constance », a martelé le ministre de l'Economie devant les adhérents du Medef conquis. « Les quelques clapots du moment ne nous feront pas changer de stratégie : une politique de l'offre, la valorisation du travail, le rétablissement des finances publiques ». La politique de l'offre « passe notamment par un meilleur financement »,
avec le développement de l'épargne-retraite, le PEA-PME, l'euro croissance de l'assurance-vie. « Il est essentiel que nous passions d'un financement par la dette à un financement par fonds propres », a-t-il illustré.

Bruno Le Maire a également assuré que son ministère ne
« touchera pas au crédit impôt recherche », malgré l'insistance de ses propres services.

La politique de l'offre voulue par le Gouvernement consiste aussi à « aider les entrepreneurs à rebondir », afin d'en finir avec « la stigmatisation de l'échec ». De la même façon, le Pacte Dutreil sera renforcé dans la loi Pacte et « simplifié pour qu'il permette de transmettre plus facilement le fruit du travail d'une vie ».

Le Gouvernement d'ÉdouardPhilippe souhaite également mettre en place dans cette loi de « véritables fondations actionnaires » afin de « préserver le capital des entreprises, le travail d'une famille ». L'inscription dans le code civil de la responsabilité sociétale des entreprises marque par ailleurs le fait que « l'entreprise est aussi une aventure sociale et humaine » et pas seulement le lieu de la création de richesses.

Pour lui, la transition écologique devra aussi faire partie de l'équation. Disant « avoir pris conscience de la gravité du défi environnemental » auprès de l'ex-ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, Bruno Le Maire a estimé que « les entreprises qui réussiront le mieux seront celles qui sauront répondre aux attentes des consommateurs, en matière de transition écologique ».

« La nouvelle prospérité française » doit également passer par une « meilleure rémunération du travail ». Et le ministre de citer la suppression des cotisations assurance-maladie et assurance chômage, de 11 points de charges salariales sur les heures supplémentaires en 2019 et le développement de l'intéressement et de la participation. « Je lance ici un appel pour que vous vous saisissiez de cet instrument » a-t-il déclare à l'adresse de l'assistance. Le Gouvernement prévoit de réduire la dépense publique de trois points, les impôts d' un point et la dette publique de cinq points.

Et pour que la politique nationale soit pérenne, il sera également nécessaire de générer
« un cadre européen renouvelé », avec notamment la mise en place « d'alliances stratégiques » et d'un fonds européen de rupture semblable au système mis en place par la Gouvernement.




MSM REDACTION
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