AccueilÉconomieVie des entreprisesUne ferme locale et bio pour alimenter l'Île-de-France

Une ferme locale et bio pour alimenter l'Île-de-France

À Brétigny-sur-Orge, une ferme agroécologique aspire produire en autonomie, sans intrants extérieurs des produits locaux et bio pour les Franciliennes et les Franciliens, dans un but écologique, économique et social.
Une ferme locale et bio pour alimenter l'Île-de-France
@ ferme de l'envol

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Supprimer quelques milliers de kilomètres de transport pour la livraison de légumes… C'est le pari que s'est lancé la ferme agro écologique de l'Envol à Brétigny-sur-Orge. Elle souhaite préfigurer une part de l'écologie de demain autour des villes dans un but écologique, économique et social. Désormais, il n'y a pas de circuit plus court que celui-là en Île-de-France. Ironie du sort, l'entrepôt du géant américain de la distribution Amazon trace une ligne d'horizon rectiligne dans le ciel de la plaine de l'Essonne, juste derrière les serres. « C'est ironique que nous soyons si proches, ce que nous cherchons à faire c'est l'inverse d'Amazon distribuer localement des produits locaux », s'amuse Paul Charland, co-fondateur de la plateforme de distribution Alancienne et associé à la ferme de l'Envol. Récupérer l'eau de pluie, chasse au gaspillage, aucun engrais ni traitement : tous les principes issus de la permaculture pour obtenir un modèle « durable » et « réplicable » partout en France. Si la ferme n'a pas reçu d'aide européenne, des financements publics locaux pour les travaux de récupération d'eau ont été débloqués. À terme, une douzaine de producteurs sont prévus sur les 80 hectares afin de réinventer une ferme en polyculture-élevage, sur le modèle de l'exploitation familiale des Trente Glorieuses. Pour l'heure, quatre maraîchers travaillent avec la ferme et un paysan-boulanger est attendu pour les céréales et le pain ainsi que des éleveurs pour le lait, la viande et le fromage.

Un projet qui suscite des doutes

« Pleins de gens ont du mal à y croire », admet M. Charland. Les courgettes sont plus chères que dans la grande distribution mais selon lui la viabilité du projet ne fait aucun doute grâce à la suppression des intermédiaires qui permet aux producteurs de garder la valeur pour eux et à la solidarité entre ateliers. L'ossature de la ferme est pilotée par un conseil stratégique coopératif où siègent producteurs, clients et partenaires comme Alancienne, les collectivités locales ou encore des restaurants comme l'étoilé parisien Septime.

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