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Une aide psychologique pour les entrepreneurs en détresse

Le ministère de l'Économie et des Finances a mis en place une cellule pour soutenir des chefs d'entreprise fragilisés.
Une aide psychologique pour les entrepreneurs en détresse
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ÉconomieVie des entreprises Publié le ,

Depuis le début du confinement, angoisse et dépression guettent certains entrepreneurs. Pour prévenir le moindre risque, le gouvernement a décidé d'agir. Depuis ce lundi, un numéro vert (0 805 655 050), ouvert 7 j/7 de 8 h à 20 h, est ainsi à leur disposition. Au bout du fil, un psychologue coordinateur propose un entretien confidentiel de 45 minutes. Pour les cas les plus sensibles, une prise en charge gratuite de plusieurs séances par un autre psychologue proche du lieu de résidence du demandeur est proposée. À partir du 11 mai, des séances en cabinet seront possibles. Au total, ce sont entre 300 et 400 psychologues qui sont mobilisés.

Il y avait urgence à organiser cette prise en charge, car selon une enquête des chambres consulaires, 30 % des patrons de petites entreprises estiment qu'ils devront cesser leur activité. Depuis le début du confinement, 400 000 contacts ont été établis avec des entrepreneurs. 300 d'entre eux seraient en proie à une fragilité psychologique.

Pour un maillage plus efficace du dispositif, les services de Bercy se sont rapprochés de l'association Apesa (Aide psychologique aux entrepreneurs en souffrance aiguë), qui dispose de nombreuses antennes en France. Les agents des Direccte (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi) et ceux des chambres consulaires seront ainsi formés par les membres de l'Apesa pour devenir des « sentinelles ». L'objectif de se rapprochement est double : détecter des signes de d'anxiété chez les chefs d'entreprise et les inciter à composer le numéro vert.

Un partenariat, dont se félicite Jean Huault, président de l'Apesa de Seine-et-Marne : « Nous allons relayer ce dispositif à 100 %. 46 psychologues du département y participent. Certains ont déjà suivi le stage que nous organisons au tribunal de commerce. Pour l'instant, le nombre d'alertes n'a pas trop augmenté par rapport à l'an passé. Mais pour les entreprises, je crains que les difficultés surviennent vraiment à partir de septembre. »

La cellule psychologique du ministère de l'Économie et des Finances devra alors démontrer toute son efficacité. En effet, s'il n'existe aucune statistique officielle sur ce sujet dramatique, on estime, comme pour les agriculteurs, qu'un chef d'entreprise se suicide tous les deux jours.

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