AccueilInfos région“Un territoire plus sûr, écologique et solidaire”

“Un territoire plus sûr, écologique et solidaire”

L'actuel député (LR) de la 6e circonscription de Seine-et-Marne, Jean-François Parigi, a décidé de présenter sa candidature aux départementales avec la présidence en ligne de mire.
“Un territoire plus sûr, écologique et solidaire”

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Le Département tient-il une place particulière dans votre cœur ?

Oui, car j'ai été élu conseiller départemental pendant de nombreuses années. De 2015 à 2017, j'ai même été 1er vice-président avec pour mission de redresser les finances du département qui était en quasi-faillite, après plusieurs années de gestion socialiste. Si je me présente, c'est parce que pendant cette crise sanitaire, on a vu l'importance des collectivités locales pour accompagner les personnes fragiles. Mon engagement a toujours été en faveur de mon territoire.

Quel est votre programme ?

Notre ambition, c'est de réconcilier le Nord, le Sud, l'Est et l'Ouest du département. La majorité départementale a fait un très bon travail pour lutter contre les inégalités territoriales. Il faut amplifier cette dynamique. En matière de handicap, par exemple, on peut améliorer le temps de traitement des dossiers avec les nouveaux outils numériques qui permettent de simplifier les procédures. On manque également d'infrastructures d'accueil et l'accompagnement des familles peut être encore renforcé. En matière de mobilité, on souhaite poursuivre la rénovation de nos routes départementales, mais aussi avoir un discours franc avec l'État qui doit prendre sa part de responsabilité dans la sécurisation des 200 km de routes nationales dans notre territoire. Les mobilités douces avec le Plan vélo départemental seront amplifiées grâce au projet de ‘'RER Vélo',' porté par Valérie Pécresse alors que le Syndicat des énergies de Seine-et-Marne (SDESM) réfléchit à un schéma départemental cohérent de développement des bornes de recharge pour les véhicules électriques. Il convient aussi de renforcer les services de transport comme les lignes Seine-et-Marne Express et le Transport à la demande (TAD). En matière d'éducation, nous allons nous appuyer sur deux volets : la sécurité des collèges avec des brigades à disposition des chefs d'établissement et l'accès pour tous à la culture, au patrimoine et au sport. La majorité départementale a développé le pass culture et le passeport touristique. Autant d'initiatives à poursuivre, surtout durant cette sortie de crise sanitaire. Nous souhaitons faire de la Seine-et-Marne un territoire plus sûr, écologique et solidaire.

Quelle est votre position vis-à-vis du Rassemblement National ?

Je suis un gaulliste-séguiniste et il ne peut donc y avoir d'alliance ou d'accointance avec ce mouvement.

L'abstention devrait jouer le rôle d'arbitre. Quel message souhaitez-vous adresser aux électeurs ?

En tant qu'élus, il est de notre responsabilité d'inciter nos concitoyens à aller voter en rappelant le rôle et les enjeux de ce scrutin local. Le département de Seine-et-Marne est le plus grand d'Île-de-France, il y a toute sa place et ne doit pas être oublié. Voter est donc important pour choisir des élus de proximité qui sauront répondre avec efficacité aux problématiques du quotidien.

Vous briguez la présidence du Conseil départemental. Pourquoi ?

Ce n'est pas une fin en soi. Patrick Septiers a choisi de s'engager dans une bataille de personnes. Avec ‘'Seine-et-Marne Rassemblée'', nous avons fait le choix de défendre le bilan de la majorité départementale initiée par Jean-Jacques Barbaux (ancien président du Département décédé en 2018).

Est-ce une façon de vous démarquer de la politique actuelle ?

Jean-Jacques Barbaux a su incarner la Seine-et-Marne et impulser une véritable dynamique. Il avait une véritable vision pour notre territoire. Comme il le disait, ‘'il faut passer d'une logique de territoire servant à une logique de territoire servi''. Cette vision, nous la partageons toujours.

Votre collègue Valérie Lacroute a parlé de ‘'CDD'' concernant le mandat de Patrick Septiers. Partagez-vous cette position ?

Le terme peut déplaire, car être élu n'est pas un métier, mais une passion. Toutefois, dans les faits, un élu dispose d'un mandat qui lui est conféré par le peuple pour un temps limité. C'est donc bien un contrat à durée déterminée qui est passé entre le citoyen et l'élu. L'électeur peut ainsi faire le choix de ne pas prolonger le mandat d'un élu. C'est la même chose pour un président de Département.

Sur les 35 élus de la majorité de l'assemblée départementale, 22 se sont rangés derrière vous sous la bannière ‘'Seine-et-Marne Rassemblée''. Est-ce une façon de marquer votre territoire ?

Ces conseillers départementaux se sont rangés avant tout derrière un programme et ils font partie d'une équipe, celle de la majorité départementale, qui a un bon bilan. Ils ont cette volonté de travailler à nouveau en mettant leurs expériences et leurs compétences au service des Seine-et-Marnais.

Votre parti a investi deux candidats sur le canton de Montereau où Patrick Septiers se présente. Comment interpréter cette décision ?

Andrée Zaidi (UDI) a fait un très bon travail en tant que conseillère départementale sortante. Il était donc normal et légitime de l'investir. Arnaud Labouze (DVD) est un pharmacien, qui apportera son expérience en matière de santé et de désertification médicale.

Vous souhaitez remettre en question la relation avec le Grand Paris Express. Pourquoi ?

Actuellement, la Seine-et-Marne est victime de la double peine. On paie une taxe spécifique (taxe sur les bureaux) qui finance le Grand Paris, alors qu'on va bénéficier de très peu d'infrastructures financées par celle-ci avec seulement trois gares. De plus, on reçoit les déchets des chantiers du Grand Paris. Ce n'est plus acceptable ! Nous allons donc inverser le rapport de force en précisant que c'est le Grand Paris qui a besoin de nous et non l'inverse.

La territorialisation est-elle l'avenir de la France ?

Elle existera toujours, car c'est une nécessité. La crise sanitaire l'a démontré : sans la réactivité des collectivités locales, la solidarité nationale aurait été difficile à mettre en place. Au plus fort de la crise, ce sont les régions, les départements et les villes qui ont financé et distribué les masques et les blouses aux professionnels de santé, puis aux administrés. Même chose avec la campagne de vaccination. La territorialisation est également indispensable pour la distribution et la production alimentaires, mais aussi en matière économique en rapprochant l'emploi des lieux d'habitation. La territorialisation, c'est finalement le respect de l'identité de nos territoires.

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