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Un premier semestre morose pour les TPE

Le Syndicat des indépendants (SDI) a publié son enquête mensuelle menée auprès de 1 140 très petites entreprises. Après six mois d'activité perturbés par un troisième confinement, l'optimisme n'est pas de mise.
Un premier semestre morose pour les TPE
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ÉconomieVie des entreprises Publié le ,

L'affluence annoncée, depuis la réouverture des commerces, n'est pas au rendez-vous. Pis, on constate une baisse. Analyse.

Un chiffre d'affaires insuffisant. L'appréciation du niveau de CA réalisé est positive à 46 %, lorsqu'elle reste mauvaise pour un quart des professionnels interrogé. Depuis le 19 mai, peu de consommateurs ont augmenté leur panier moyen et leur volume d'achats. Les chiffres d'affaires restent donc dans le même étiage quand ils ne baissent pas.

Des stocks surabondants. L'actuelle période de soldes est loin d'être attendue comme un accélérateur fort. Près de 40 % des TPE estiment leurs stocks comme importants ou très importants contre 18 % qui pensent en écouler la majeure partie.

Des PGE largement entamés. 44 % des TPE indiquent avoir consommé leur PGE à plus de 80 %. Ce chiffre souligne la grande précarité de près de la moitié des TPE dont les charges fixes vont s'alourdir à partir d'avril 2022.

Une reprise très hétérogène. La consommation est en forte hausse pour les bars, les restaurants et à un degré moindre pour le BTP. Mais cette forte reprise est inégalement répartie. 45 % des TPE affirment que leur CA est toujours en baisse et 14 % indiquent que cette baisse s'accroît.

Un avenir incertain. 52 % des professionnels estiment qu'ils ne seront pas en capacité de compenser les pertes du premier semestre par une activité accrue lors du second. 40 % n'ont aucune visibilité et 8 % considèrent que le rebond futur sera suffisant. Ainsi, un tiers des professionnels doute de ses capacités à honorer les prochaines échéances (banque, fournisseurs, loyers, salaires…). Nous parlons ici des charges courantes, hors charges exceptionnelles qui viendront prochainement se greffer (7 milliards d'euros de charges sociales personnelles reportées et 52 milliards de prêts garantis par l'Etat pour plus de 600 000 TPE). Dès à présent, 24 % des professionnels estiment rencontrer des problèmes de trésorerie importants voire critiques.

Un filet de sécurité à maintenir. 46 % des professionnels estiment nécessaire son maintien, lorsque 36 % n'en éprouvent pas le besoin et 18 % ne savent pas encore. Pour sa part, le Syndicat des indépendants réclame le maintien du fonds de solidarité universel et le renouvellement de l'aide aux stocks invendus. Il souhaite aussi un fonds de relance, l'étalement du paiement des dettes Urssaf et l'allongement à six ans (au lieu de quatre) de la durée de remboursement du PGE.

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