AccueilVie des entreprisesSteve Seigle : « L'activité en Île-de-France est exceptionnelle depuis trois ans »

Steve Seigle : « L'activité en Île-de-France est exceptionnelle depuis trois ans »

Steve Seigle, le directeur général de Stonehedge, a une analyse très positive du marché de l'immobilier d'entreprise en Île-de-France. Il est globalement optimiste, sur son évolution et sur la qualité des rapports avec les aménageurs publics et les collectivités territoriales. Cette symbiose et pour lui l'une des clés du succès de cette entreprise lyonnaise qui intervient principalement en région parisienne.
Steve Seigle : « L'activité en Île-de-France est exceptionnelle depuis trois ans »
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Dans quels secteurs intervenez-vous en Île-de-France ?

Nous développons des parcs d'activités et des ensembles industriels et tertiaires, en deuxième et troisième couronnes. Nous intervenons essentiellement de part et d'autre de la Francilienne. C'est là que s'aménagent actuellement le plus de nouvelles ZAC à fort potentiel économique.

Depuis 2018, nous constatons que la demande est élevée en termes de transactions. Elle reste même assez constante ces dernières années. Elle est porté par les TPE, les PMI et les artisans à la recherche de petites surfaces. Dès qu'on dépasse les 1 000 m2, les grandes entreprises, nationales ou internationales, prennent le relais, notamment dans une logique de déploiement d'agence.

Sur vos opérations, quelles sont les parts respectives de la location et de l'acquisition ?

Malgré la faiblesse des taux bancaires, la demande reste plutôt équilibrée entre la location et l'acquisition. Jusqu'à 1 000 m2, on est plutôt axé sur l'acquisition, au-delà souvent de la location.

L'activité de nos clients est très variée : stock, conditionnement, préparation de commandes, assemblage industriel, montage, réparation… Schématiquement, la typologie des locaux se répartie en un tiers de stockage, un tiers d'industrie et un tiers de tertiaire.

Constatez-vous concrètement les premiers effets du Grand Paris ?

Oui, de façon indirecte. Une effervescence générale existe autour de Paris. Nous n'intervenons pas à proximité directe des nouvelles gares du Grand Paris Express, mais les travaux d'équipement créent une réelle émulation régionale. Nos entreprises clientes captent d'ailleurs des marchés liés au Grand Paris. Elles ont donc besoin de se développer. L'activité est assez exceptionnelle depuis trois ans. Notre siège social est à Lyon. Nous mesurons donc la différence d'activité entre l'Île-de-France, Rhône-Alpes et Paca.

L'immobilier d'entreprise profite de l'activité générale du BTP. Nous avons une grosse demande d'entreprises et d'artisans, locataires ou acquéreurs, qui sont associés aux grands chantiers : électricité, climatisation, vitrages, éclairage…

Quels sont actuellement les prix des locaux d'activité ?

Dans les secteurs où nous intervenons, entre le coût d'un entrepôt et celui d'un bureau, nous sommes actuellement autour de 100 euros moyen le mètre carré en location et entre 1 200 et 1 400 euros en vente. Ces prix ont légèrement augmenté. Ils me paraissent aujourd'hui en corrélation avec la valeur réelle des biens. Le marché est donc assez sain. Deuxième effet positif, nous développons des produits variés, multi locataires, assez rentables. Nous trouvons donc des investisseurs intéressés pour lancer des opérations en blanc, avec des risques mesurés.

Le taux de remplissage des parcs d'activités est actuellement d'un bon niveau en Île-de-France. Autour de Roissy, 15 sont actuellement en développement et en commercialisation. Il faut y ajouter une bonne dizaine entre Val d'Europe et Sénart. Nous développons trois opérations en Seine-et-Marne, à Servon, Brie-Comte-Robert et Mitry-Mory. La Seine-et-Marne et le Val d'Oise sont pour nous des marchés cibles.

Comment travaillez-vous avec les aménageurs et les collectivités locales ?

Les choses se passent vraiment très bien. Les relations sont bonnes. Nous travaillons beaucoup avec Seine-et-Marne Attractivité et Grand Paris Aménagement. Ils sont très satisfaits de notre travail. Nous lançons même d'autres opérations avec eux, en dehors de Seine-et-Marne. Nous leur achetons le foncier et quand nous avons un projet, nous le menons à bien, même en investissant en blanc. Des rapports de confiance se sont instaurés.

Nous analysons ensemble les possibilités de développement. Par exemple, Seine-et-Marne Attractivité propose des solutions, notamment pour les entreprises que nous implantons, en termes de subventions pour les emplois. Le Département nous met également en relation avec les bons élus. Nous sommes très bien accueillis par les collectivités, surtout dans les secteurs où le besoin d'emplois se fait sentir.

Sur nos parcs d'activités, nous réalisons une place de parking pour 100 m2 de surface construite correspondant plus ou moins au nombre de futurs salariés sur site. Un projet type de 10 000 m2, édifié sur 20 000 m2 de terrain, va donc générer l'implantation d'une centaine de salariés, avec souvent des extensions de bureaux demandés par les preneurs.

Sur ces zones, il est bon pour les collectivités de développer conjointement du résidentiel et de l'activité. Nous nous implantons sur le long terme. Nous sommes à Servon depuis cinq ans. Avec des territoires qui ont chacun leurs spécificités, la Seine-et-Marne est un département clé pour le développement économique.

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