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Stéphane Sajoux : « Nous sommes dans l'expectative »

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Stéphane Sajoux :  « Nous sommes dans l'expectative »
© DR

Fondateur et dirigeant de Geceha, entreprise experte du génie climatique et de l'énergie, l'actuel président de la division seine-et-marnaise de la CPME livre ses impressions sur les tendances économiques actuelles.

Comment vos adhérents ont-ils vécu localement l'année 2018 en termes de performance ?

Il n'y a aucun de mes adhérents qui n'a pas de besoins et de difficultés d'embauche. C'est une problématique récurrente qui s'est dessinée en fin d'année, surtout dans le secteur de l'hôtellerie -restauration et du bâtiment. Ça semble s'étendre aux autres secteurs. Nous tentons de mener des actions à l'échelle territoire. Etant donné qu'il est difficile de motiver de nouveaux candidats, nous travaillons à améliorer la qualité de vie des collaborateurs que nous souhaitons embaucher. Ils souhaitent travailler au plus près de chez eux, et cela crée un cercle vertueux pour tout l'écosystème. Nous avons notamment collaboré avec la FFB (Fédération française de bâtiment IDF Est) pour réorienter l'état d'esprit des patrons par rapport aux candidats. Pour ces derniers, il est difficile d'accepter que l'offre de profils soit assez pauvre parce que le marché est en tension, et qu'en plus les candidats ont des exigences. Nous nous sommes rapprochés d'associations de reclassement de cadres au sein d'entreprises. Cela permet l'accompagnement de personnes de plus de 50 ans
ayant une expertise probablement différente de celle recherchée, mais propres à être formés et ayant une volonté de travailler sur le territoire.

Quel a été l'impact de la crise des gilets jaunes

Les entrepreneurs de la restauration ont subi un réel impact sur leur chiffre d'affaire. Cela a certes été moins important que sur Paris, mais dans certains cas, cela a entaché la progression de l'entreprise. La situation semble de tasser mais l'actualité nous le dira.

Quelles actions sont menées pour dynamiser les entreprises au quotidien ?

Nous avons des fonctions régaliennes liées à notre représentativité sur le territoire. Nous comptons 52 mandataires sociaux présents au sein des prud'hommes. Notre autre mission est de contribuer au besoin de formation. Nous avons mené des missions de formation sur la sécurité au travail et nous allons démarrer des sessions plus managériales, sur la qualité de vie au travail et la santé au travail. C'est une manière d'accompagner les dirigeants dans leur quotidien. Nous avons également de nombreux membres qui nous consultent à propos de problématiques RH. Nous avons une permanence sur ces questions, nous pouvons aussi y répondre par téléphone entre autres.

Quelles ont été les propositions menées par la CPME au niveau des grands débats ?

Cela a été une belle expérience. Avec le CLE (comité de liaison économique) qui regroupe toutes les organisations interprofessionnelles, nous avons mis en commun nos questionnements d'ordre économique, nous avons aussi réuni une cinquantaine de maires et des entrepreneurs pour tenir ce débat dont on a fait une restitution. Les thématiques qui ont émergé concernaient notre visibilité, la décentralisation, le numérique, la fiscalité des entreprises et l'environnement et la gestion des déchets.

Comment percevez-vous la disparité des implantations d'entreprises sur le territoire ?

Nous avons effectivement une dynamique importante du pôle Marne la Vallée, mais on repère également que de nombreux logisticiens s'installent sur le territoire et entraînent un dynamisme économique, parce que des entreprises de services viennent se greffer à eux. Les sociétés du bâtiment plutôt anciennes tendent parfois à se déplacer là où la commande publique est dynamique, et c'est le cas en ce moment.

Vos prévisions pour les mois à venir ?

Nous sommes tous dans l'expectative, il y avait eu une embellie que notre carnet de commandes et nos problématiques d'embauche le prouvaient. Aujourd'hui, il y a la question du modèle de formation qui évolue, et ça pourrait poser un problème au niveau du territoire, notamment dans les CFA. Nous sommes très attentifs. De mon point de vue, si le ressenti était positif il y a encore peu de temps, aujourd'hui nous sommes plus en flottement, nous attendons des réformes au niveau des retraites. On doit quand même noter que la question du prélèvement à la source a été très bien gérée, tout comme les réformes du contrat de travail. Tout le monde a une visibilité maximale de deux ans sur le carnet de commandes. Le secteur du bâtiment se distingue probablement des autres dans le sens positif.




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