Sourdun compte désormais deux unités de production de gaz vert

le - - Économie - Vie des entreprises

Sourdun compte désormais deux unités de production de gaz vert
© DR

Le site « Létang Biométhane » a été inauguré dernièrement à Sourdun, près d'un autre méthaniseur. Ces méthaniseurs « jumeaux » pourrait permettre à la commune de devenir la capitale du gaz vert en Île-de-France.

Avec neuf unité de méthanisation en injection dans les réseaux gaz, la filière ne cesse de se développer en Seine-et-Marne. Comptant parmi les pionniers de la méthanisation francilienne, François-Xavier et Thibault Létang ont implanté un premier méthaniseur en 2014, Létang Biogaz. Chaque année, le site traite 10 000 tonnes de sous-produits, soit près de 30 tonnes par jour qui, après fermentation, deviennent du biogaz, puis du biométhane. Cette énergie 100 % renouvelable et locale, injectée dans le réseau exploité par GRDF, permet de répondre aux besoins en gaz des communes de Sourdun, Provins, Chalautre-la-Petite, Saint-Brice, Sainte-Colombe, Longueville, Saint-Loup-de-Naud et Tachy.

Convaincus par leur modèle, François-Xavier et Thibault Létang viennent d'inaugurer une deuxième unité de méthanisation, jumelée au premier site : Létang Biométhane. Différent dans sa conception, ce site valorise des quantités encore plus importantes de déchets et injecte le double de biométhane dans le réseau exploité par GRDF.

Des intrants agricoles

Près de 10 000 tonnes « d'intrants », sous-produits issus de l'agriculture (poussière de chanvre, pulpes de betteraves et résidus de silos à céréales) seront introduits chaque année dans ce méthaniseur. Le site injecte 140 Nm3/h de biométhane dans le réseau de distribution de gaz naturel exploité par GRDF. Cette production de 13 GWh/an équivaut à la consommation en gaz de
1 124 foyers ou 60 bus alimentés en biogaz. La Région et L'Ademe (L'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) Île-de-France ont contribué au projet à hauteur de 22 % du montant total investi.

Le gaz vert, une énergie
100 % renouvelable, est produite à partir de matières organiques. Sont notamment utilisés les déchets verts, déchets alimentaires, sous-produits agricoles, déchets agroalimentaires ou encore cultures intermédiaires à valorisation énergétique (CIVE), telles que le colza ou l'orge.

La matière organique est triée, préparée et ensuite introduite dans un méthaniseur et va alors être mélangée et chauffée à environ 37°C. En fermentant, les bactéries vont digérer la matière organique et ainsi la transformer en digestat (un engrais naturel) et en biogaz. Une fois épuré, débarrassé de toutes ses impuretés, le biogaz aura les mêmes propriétés que le gaz naturel et prendra le nom de biométhane. Il pourra alors être injecté dans le réseau de distribution de gaz naturel exploité par GRDF ou GRT Gaz après odorisation et contrôle de qualité.

Au vu de la dynamique de développement actuel du gaz renouvelable, les opérateurs de réseaux de gaz français estiment que les objectifs de la LTECV peuvent être atteints de manière anticipée et être portés de 10 % à 30 % en 2030, avec un jalon intermédiaire de 10 % de gaz renouvelable en 2025.




MSM REDACTION
Journaliste

Ses derniers articles

Abonnez-vous à l'offre Papier + Numérique

Le Moniteur de Seine-et-Marne Journal d'annonces légales, judiciaires de Seine-et-Marne

  • ›   Pour plus de contenu, papier + web
  • ›   l’accès aux annonces légales,
  • ›   l’accès aux ventes aux enchères.
Je m'abonne

À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide