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Sophie Piepers : « L'accompagnement prend vraiment tout son sens »

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Sophie Piepers : « L'accompagnement  prend vraiment tout son sens »
© DR

Cette experte-comptable est devenue récemment présidente de “Réseau Entreprendre Seine-et-Marne”, groupement de chefs d'entreprise qui accompagnent et financent des créateurs ou des repreneurs d'entreprises. Entre la cogérance du cabinet Collet Et Associés, implanté à Nemours et à Fontainebleau, et sa présence dans plusieurs autres réseaux, cette femme active est au service des acteurs économiques.

Quel a été votre parcours ?

J'ai commencé à travailler à Paris dans un grand cabinet, puis je me suis installée à mon compte à Montgeron, dans l'Essonne. À l'époque, je collaborais avec des sociétés de production audiovisuelles et des compagnies de théâtre. Je suis arrivée à Fontainebleau en 2015. Philippe Collet recherchait un associé. Je lui ai apporté ma clientèle et aujourd'hui, nous avons dix salariés à Fontainebleau et 25 à Nemours. On intervient sur les cessions d'entreprises, les déclarations de revenus de particuliers, mais on s'est spécialisé dans l'accompagnement personnalisé de chefs d'entreprise, de la profession libérale jusqu'à la PME de 150 salariés. On travaille également avec le milieu équestre, c'est une des spécificités de notre cabinet.

Parallèlement à votre activité professionnelle, vous êtes devenue présidente de “Réseau Entreprendre Seine-et-Marne”. Etait-ce un objectif ?

Non, pas forcément. J'étais membre du conseil d'administration et le président souhaitait partir. J'ai donc proposé ma candidature. Il fallait trouver quelqu'un qui soit dans l'opérationnel et disponible pour cette fonction.

Comment parvenez-vous à concilier vos différentes fonctions ?

C'est juste une question d'organisation. Je fais tout cela très naturellement. Il faut être à la fois visible, accessible et très disponible. En ce qui concerne ma présence dans les différents réseaux, c'est du pur bénévolat.

Quelles valeurs portez-vous au sein de ce réseau ?

Notre réseau est atypique. Généralement, on est dans le business, mais là, c'est tout l'inverse. Nos 65 membres s'engagent à consacrer du temps à des porteurs de projets. C'est un engagement personnel très riche sur le plan humain, car tous ont une histoire particulière. On est dans le partage d'expériences.

Comment se déroule un accompagnement ?

Après avoir étudié les dossiers, un comité de validation se réunit pour octroyer ou pas un prêt d'honneur qui va de 15 000 à 70 000 euros. Nous proposons plusieurs types d'aide selon le secteur d'activité de l'entreprise. Pendant deux ans, chaque membre accompagne une fois par mois les lauréats. Mais on n'est pas là pour leur dire ‘'fais ci, fais ça''. Nous sommes des partenaires avant tout. Moi, j'ai noué une vraie relation avec les lauréats que j'ai accompagnés. Ils savent qu'ils peuvent nous appeler n'importe quand. Quand quelqu'un frappe à notre porte, il ne vient pas juste chercher un chèque. Chaque lauréat a pour objectif de créer des emplois, au moins cinq. Tous n'y arrivent pas forcément, surtout en ce moment.

Votre appui constitue-t-il une garantie pour les banques ?

Quand un porteur obtient un prêt, cela signifie que son dossier est bien ficelé. Même si le montant de ce prêt est parfois symbolique, c'est une garantie supplémentaire pour les banques, qui sont parfois un peu frileuses. Avant de passer devant le comité de validation, le candidat est pris en main par trois ou quatre membres qui essaient de détecter d'éventuelles failles. Mais quelle que soit la décision, elle est toujours argumentée. On peut aussi proposer au porteur de revenir trois mois plus tard pour renforcer certains axes.

Quelle est votre ambition en tant que présidente ?

Le territoire de la Seine-et-Marne étant très grand, notre but premier est de capter le plus de membres possible, afin de pouvoir aider les chefs d'entreprise dans cette période difficile. Actuellement, l'accompagnement prend vraiment tout son sens.

Malgré ce contexte, vous avez réussi à organiser votre “Nuit des entrepreneurs”, le 24 septembre à Melun. Etait-ce important de la maintenir ?

Oui, car c'est notre manifestation phare et pour les lauréats, c'est aussi une soirée importante. Elle était prévue en juin, mais on avait dû la reporter. On a donc voulu l'organiser coûte que coûte en respectant les mesures sanitaires. Il y a eu du monde C'est une phase de communication énorme avec une grande interaction avec le monde économique.

Quel est l'intérêt d'appartenir à un réseau ?

C'est toujours plus simple quand on se dit “je connais telle personne, je l'ai vue dans tel réseau” L'approche est plus facile pour les prospects. Ils préfèrent avoir des relations directes plutôt que de rechercher le nom de la personne sur un site internet. C'est en se voyant régulièrement que le feeling se fait.

Quelles sont vos ressources financières ?

Il y a d'abord les cotisations versées par chaque membre en fonction du chiffre d'affaires de leur entreprise. Il y a aussi les dons, le mécénat, les fonds de communautés d'agglomérations et l'aide de l'État via la Région Île-de-France. Mais nos fonds sont majoritairement privés.

Comment vivez-vous cette crise sanitaire ?

On s'est tous montrés très réactifs en étant au plus proche des lauréats. On leur a proposé, par exemple, de reporter le remboursement de leur prêt. Il fallait dédramatiser, car on savait très bien que psychologiquement, ce serait dur. Quand vous lancez votre boîte et que quatre jours après, la vie économique s'arrête, ce n'est pas simple. Mais bizarrement, tous les projets ont abouti. Pour le moment, ça va, mais il est encore trop tôt pour savoir s'il va y avoir des défaillances. Les entreprises sont sous perfusion.

Le pays est de nouveau confiné. Comment voyez-vous l'avenir ?

On est complètement dans l'inconnu. Les méthodes de gestion vont changer durablement et des métiers vont évoluer. Après, tout dépendra de la capacité d'adaptation de chacun.

Une femme de réseaux

Outre Réseau Entreprendre, Sophie Piepers intervient également dans six autres groupements de chefs d'entreprise. Elle est ainsi présente au sein d'Axe et Cible à Fontainebleau, d'Entreprises Sud Francilien (ESF) à Moissy-Cramayel, de Bouge Ta boîte, toujours à Fontainebleau, de Paris Sud Business Club (PSBC), qui tient ses réunions à l'hôtel Mercure du Coudray-Montceaux (Essonne), de Business Network International (BNI) à Savigny-sur-Orge (Essonne) et enfin du Club 4267, qui réunit des professionnels du golf.




MSM REDACTION
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