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Sécurité routière : les départementales sont les plus meurtrières

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Sécurité routière :  les départementales sont les plus meurtrières
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Les derniers chiffres de la sécurité routière en Seine-et-Marne ont été publiés par l'institution, qui insiste sur le rôle de la vitesse dans la mortalité.

La préfecture vient d'annoncer qu'en 2018, 72 personnes ont perdu la vie sur les routes (81 en 2017) Seine-et-Marnaises. Cette même année, la préfecture déplore également 1 315 blessés (1 214 en 2017) dont 334 personnes hospitalisées (536 en 2017). Les victimes d'accidents mortels sont majoritairement des hommes entre 45 et 64 ans et originaires du département. Les piétons ayant trop été impliqués dans des accidents mortels (6 personnes décédées entre le 14 décembre 2018 et le 3 janvier 2019), la préfète « a décidé de leur porter une attention particulière ».

Et la préfecture de préciser tout de go que « les routes les plus meurtrières sont les départementales, suivies des routes nationales, des autoroutes et des voies communales ». Quelque 17 accidents mortels ont été causés en 2018 (contre 23 en 2017) par une « vitesse inadaptée ou excessive ». La consommation d'alcool (15 cas), la perte de contrôle (16 cas), le défaut de maîtrise du véhicule (11 cas) et la consommation de stupéfiants (10 cas) font aussi partie du haut du tableau. Viennent ensuite le refus de priorité, le malaise/sommeil et le dépassement dangereux.

Une mesure qui crée
un « sentiment d'insécurité »

Pour Patrick Septiers, interrogé quelques jours plus tôt sur France Inter face au délégué interministériel à la sécurité routière, Emmanuel Barbe, la mesure des 80 km/h a été imposée de façon « systématique » sur les 4 330 km du réseau départemental sans que les départements n'aient été consultés. « nous avons des services qui connaissent bien les routes départementales, nous y faisons des travaux d'entretien », souligne Patrick Septiers. « Par exemple, sur le dernier trimestre 2017, 19 morts ont été comptabilisés sur les routes départementales, contre 21 morts sur les 400 km de routes nationales et d'autoroutes ».

Et le président du Département de déplorer que « rien n'a été fait » sur les nationales et les autoroutes, contrairement aux routes départementales où la règle des 80 km/h a été appliquée. « Nous allons regarder au cas par cas, faire des études. Il existe bien sûr des endroits où le 80 km/h doit rester la règle, nous avons d'ailleurs des portions à 70km/h ; mais il peut exister des routes où les 90 km/h peuvent s'appliquer sans danger ».

Pour le président, plus qu'une perte de temps, cette mesure crée un « sentiment d'insécurité routière ». « Les camions roulent à 80 km/h et il n'est plus possible de les doubler, sur de longs trajets comme en Seine-et-Marne, cela peut être facteur d'agacement et d'insécurité ». Et Patrick Septiers de poursuivre : « donc pourquoi ne pas appliquer les 80 km/h mais il faut revoir dans l'ensemble la vitesse, dont celle des camions ».




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