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Safran : la baisse d'activité pourrait conduire à des licenciements

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Safran : la baisse d'activité pourrait conduire à des licenciements
@ DR

Interrogé sur Europe 1, le directeur général de Safran, Philippe Petitcolin, s'est livré à un état des lieux de cette entreprise qui emploie 45 000 personnes en France, dont près de 5000 sur le site de Paris-Villaroche.

« En France nous avons 18 % de nos salariés sur site, 28 % en télétravail et le reste en chômage partiel », a expliqué Philippe Petitcolin, précisant que 45 000 personnes travaillant pour Safran en France.

« Nous souhaitons pouvoir profiter de l'ensemble des mesures que le Gouvernement propose pour les entreprises ; au niveau aéronautique nous allons être l'une des filières les plus touchés par cette crise, tant en profondeur qu'en durée, on ne parle pas aujourd'hui d'amélioration du trafic aérien avant plusieurs années », a-t-il poursuivi, indiquant toutefois que l'entreprise n'avait pas pour l'instant fait appel aux prêts garantis par l'Etat.

S'agissant du retour des salariés au travail et des mesures à mettre en œuvre concernant la crise sanitaire, le directeur général n'a pas caché ses inquiétudes. « Ce que nous craignons malheureusement à terme c'est un manque d'activité, aujourd'hui mon problème principal n'est pas d'emmener les gens au travail mais de leur en donner pour qu'ils puissent totalement s'épanouir », a-t-il précisé, soulignant que l'activité pourrait ne pas repartir avant quelques années.

Des licenciements en vue ?

« Nos principaux clients, Airbus et Boeing (la compagnie américaine envisagerait de supprimer 7000 postes dans sa division aviation civile, N.D.L.R.), nous disent que l'activité 2019 ne pourra pas être retrouvée avant 2022 et au pire en 2023-2024, donc il y a trois à 5 ans devant nous durant lesquels il va falloir adapter l'ensemble de notre structure, l'ensemble de nos coûts pour pouvoir continuer à nous développer dans un marché qui va devenir de plus en plus difficile », a-t-il témoigné.

A la question de savoir ensuite s'il allait falloir restructurer et licencier, le directeur général a indiqué : « aujourd'hui, nous profitons des mesures que les gouvernements français et internationaux proposent. Pour l'instant nous n'y sommes pas obligés, nous avons recours aux mesures disponibles. On verra après, selon les mesures de moyen et de long terme qui seront adoptées, mais ce n'est pas impossible ».




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