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Réforme territoriale : Un président en colère

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Réforme territoriale : Un président en colère
© MSM

À l'heure où l'avenir de l'Île-de-France se décide dans le bureau du président de la République, Jean-Jacques Barbaux réaffirme ses craintes face à la réforme territoriale qui semble se dessiner.

Lors d'une récente conférence de presse réunissant Gérard Larcher, président du Sénat, Marie-Carole Ciuntu, vice-présidente de la Région en charge de l'administration générale, et l'ensemble des responsables départementaux – hors Paris –, le président du Département de Seine-et-Marne est intervenu au nom de « l'arrière-pays seine-et-marnais », représentant la moitié de la superficie de la région.

Sur le fond, comme le souligne Jean-Jacques Barbaux, « fracturer le territoire de l'Île-de-France, c'est affaiblir la première région de France que nous représentons ». C'est aussi « porter atteinte à son attractivité », à un moment où la campagne de promotion de la France à l'international bat son plein : « Quand on nous dit qu'il nous faut une métropole de portée internationale et que nos gouvernants vont lui porter atteinte en la réduisant, je ne comprends plus. (…) Le président de la République et le Gouvernement feraient bien de réfléchir à ce rapport au territoire.

En fait, nous sommes très clairement face à une recentralisation jacobine déguisée. On va multiplier les décideurs, on va donc manquer de réactivité et nous ne pourrons pas entreprendre la co-construction d'un vrai projet de territoire pour l'Île-de-France. » Pour Jean-Jacques Barbaux, la Seine-et-Marne est un ‘‘cas d'école'' : « Avec la loi Maptam – loi du 27 janvier 2014 de modernisation de l'action publique territoriale et d'affirmation des métropoles, ndlr –, 20 communes seine-et-marnaises, du secteur de Roissy ont rejoint le Val d'Oise et neuf communes, côté Sénart, sont parties dans l'Essonne. Je n'en veux aucunement à mes collègues, cela aussi a été imposé. Mais ça ne fonctionne pas car, dans le même temps, on n'a pas réformé l'administration d'État. Face à la réforme qui s'annonce, que vont devenir les préfets de région ? Les préfets de département ? Les sous-préfectures ? C'est un vrai problème. Or, sur le terrain, que constatent nos administrés ? Ils voient disparaître des gendarmeries, des perceptions… On les éloigne des services qu'ils attendent. Ce n'est pas cela la nouvelle France ! Je lutterai donc autant que je peux le faire contre ce déguisement de recentralisation. Dans le même temps, je veux saluer tout le travail que nous faisons avec l'exécutif régional et ça, nous ne devons pas le brader. »




Jean-Paul VIART
Journaliste

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