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Référendum sur le Brexit

Jeudi 23 juin, les Britanniques sont appelés aux urnes pour dire s'ils veulent rester ou non dans l'Union européenne. Quarante-six millions d'Anglais, de Gallois, d'Ecossais, d'Irlandais du Nord, qui forment le Royaume-Uni, sont appelés à répondre à la question suivante : « Le Royaume-Uni doit-il rester membre de l'Union européenne ou la quitter ? »
Référendum sur le Brexit
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Les électeurs devront apposer une croix sur leur bulletin de vote en face d’une des deux réponses possibles : Rester membre de l’Union européenne ou Quitter l’Union européenne.

Les bureaux de vote fermeront à 22h et le résultat du référendum devrait être connu, vendredi 24 juin, à partir de 5 ou 6h du matin. Les instituts de sondage ne paraissent pas être en mesure de prévoir l’issue du scrutin et, suivant les jours, c’est soit le clan du Brexit (contraction de « British exit » ou de « Britain exit » ce qui signifie sortie des Britanniques), soit le clan des « restants » qui l’emporte.

Ce référendum est organisé suite à la promesse électorale de David Cameron, premier ministre conservateur, qui s’était engagé à consulter le peuple suite à une montée du sentiment anti-européen au sein de son parti et face au succès grandissant du parti UKIP (parti pour l’indépendance du Royaume-Uni) qui a obtenu plus de 12%% des suffrages aux électons générales en 2015.

IMMIGRATION

Ces opposants à l’Union européenne faisaient remarquer que les Britanniques n’avaient pas exprimé leur opinion sur l’Europe depuis le référendum de 1975 où deux-tiers des Britanniques votèrent en faveur du « maintien du Royaume-Uni dans la communauté européenne ». Mais en 40 ans, insistent-ils, l’Europe a beaucoup changé et de nombreux peuples européens ont eu l’occasion de s’exprimer comme, par exemple, la France en 1982 sur le traité de Maastricht (oui à 51%%) et en 2005 sur la constitution européenne (non à 55%%).

Les conséquences concrètes d’une sortie du Royaume-Uni sont difficiles à prévoir. La région des Hauts-de-France est directement concernée avec la zone de contrôle des migrants située à Calais. Emmanuel Macron, ministre de l’Economie, a déclaré qu’en cas de Brexit, la France ne retiendra plus les migrants à Calais mais Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, est rapidement intervenu pour calmer la fougue du jeune ministre.

La principale conséquence, qui prendra quelques années à entrer en application, concerne le budget européen. Le Royaume-Uni est le quatrième contributeur net aux finances communautaires derrière l’Allemagne, la France et l’Italie. L’Europe devra s’adapter.

La question de l’argent (les anti-Europe disent qu’ils préfèrent financer leur système de santé national que les technocrates de Bruxelles) et la question de l’immigration (européenne et non-européenne) sont les deux principaux thèmes de la campagne électorale chez nos voisins british.

Vincent GÉRARD

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