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Récoltes : pour Thierry Bontour, le compte n'y est pas

Le président de la Chambre d'agriculture Thierry Bontour fait le point sur les récoltes d'été et d'automne, alors que la période de semis des cultures d'hiver bat son plein.
Récoltes : pour Thierry Bontour, le compte n'y est pas
© MSM - Stéphane Travert, ministre de l'Agriculture, et Thierry Bontour, président de la Chambre d'agriculture, lors de la Fête des moissons.

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S'agissant de la récolte d'été, Thierry Bontour note que de manière générale la récolte se situe dans la moyenne des cinq dernières années, si l'on met de côté l'année 2016, marquée par une récolte catastrophique (lire interview du Moniteur n° 31). Le président de la Chambre d'agriculture relève la bonne qualité des cultures de type blé et des rendements corrects.

Mais pour lui, le compte n'y est pas. « Les prix sont très bas, de l'ordre de 30 euros de la tonne, donc en dessous du coût de production, précise-t-il. Nous ne voyons pas d'événement qui puisse faire remonter les cours d'ici à la fin de l'année. »

En effet, la récolte, notamment en Europe centrale, a connu un bon volume et aucun problème d'acheminement, comme cela a pu arriver par le passé. Ce volume important arrivant sur le marché n'a pas toujours permis à la France ou à l'Europe de se positionner sur certains marchés tels que le marché égyptien.

Thierry Bontour note toutefois une très bonne récolte en colza, avec des rendements supérieurs à la moyenne habituelle. « Les prix ont quelque peu chuté mais ce n'est pas catastrophique comme pour le blé et l'orge », confie-t-il.

S'agissant des cultures d'automne, la betterave connaît également une très bonne récolte, avec toutefois des difficultés d'arrachage compte tenu des conditions pluviométriques du mois de septembre.

La pluie, entrave à la récolte

« En moyenne dans le département, nous avons eu un tiers de la pluviométrie de l'année, simplement au cours du mois de septembre, soit 60 à 90 mm de pluie parfois en une journée », souligne l'exploitant agricole, rappelant qu'une augmentation de surface de l'ordre de 20 % a eu lieu, du fait de la sortie du régime des quotas sucriers (mis en place en 1968, limitant la production à 13,5 millions de tonnes par an) intervenue le 1er octobre.

« La campagne betteravière sera beaucoup plus longue pour les sucreries », avertit Thierry Bontour. Auparavant ouvert du 20 septembre jusqu'à Noël, la campagne a débuté dix jours plus tard cette année et devrait durer jusque fin janvier.

S'agissant du maïs, Thierry Bontour observe une bonne récolte. Mais comme pour le blé, le prix de vente est en dessous du coût de production, « de l'ordre de 30 euros la tonne ».

Pour les productions plus spécialisées, les agriculteurs ont connu un gel de printemps marqué. Certains ont connu une demi-récolte, d'autres un tiers de récolte. « Nous sommes dans une procédure de calamité », annonce le président de la Chambre. S'agissant de la production de chanvre, les conditions climatiques précitées ont humidifié les cultures (qui représentent plus de 1 000 ha sur les 33 5 000 ha de surface agricole utile en Seine-et-Marne), entravant la récolte.

« Il nous faudrait 15 jours de beau temps, les conditions météorologiques ne nous ont pas aidés », conclut Thierry Bontour.

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