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Quelles aides au financement pour lancer une activité en Seine-et-Marne ?

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Quelles aides au financement pour lancer une activité en Seine-et-Marne ?
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Le parcours de créateur d'entreprise est un long chemin qui suppose une maturation psychologique de l'idée, une étude du marché et des besoins financiers, ainsi qu'une vision lucide de ses propres aptitudes à mener a bien ce projet. Lorsque le porteur se sent prêt à se lancer, il existe pléthore de possibilités de financement, de garanties et de conseils. Point sur les dispositifs disponibles en Seine-et-Marne

Afin d'affiner sa vision du marché et du métier d'entrepreneur, il convient d'aller chercher des informations généralistes, sectorielles et de proximité. On peut les trouver au sein des Chambres de commerce, des métiers ou de l'agriculture. Ces dernières centralisent les données indispensables à tout entrepreneur (créateur, repreneur ou cédant) en matière de formalités légales et de réseaux. Vous y trouverez également toute l'information à propos de la dynamisation du territoire, des chiffres concernant la Seine-et-Marne, ou de dispositions pour développer votre entreprise à l'international. Des formations y sont également accessibles sur la création, la reprise, l'export. Les Chambres disposent d'implantations en Seine-et-Marne, mais toutes ne fournissent pas les mêmes services.

Autres dispositifs de conseil, les incubateurs, couveuses et pépinières. En effet les collectivités mettent en place ces structures qui permettent de tester une activité en étant accompagné et sans courir les mêmes risques liés à la création directe et à la solitude de l'entrepreneur. En fonction du secteur d'activité ou de votre localisation, il est possible de chercher à proximité s'il en existe, afin d'être appuyé pour la mise en place.

L'intérêt majeur est de rencontrer d'autres créateurs ou jeunes chefs d'entreprise, de pouvoir découvrir de prestataires potentiels, ou simplement de confronter son idée à un réseau d'entrepreneurs. Certaines pépinières ou incubateurs sont orientés sur l'innovation, d'autres plus généralistes.

« Les collectivités territoriales ou certains réseaux associatifs d'entrepreneurs ont une cellule de conseil aux créateurs » nous précise Philippe Rossignol, expert en charge de l'accompagnement des porteurs de projet au cabinet Publi conseils, « Il est donc intéressant de se rapprocher de réseaux comme Dirigeantes actives ou de Service de développement économique qui mettent ce service en place ». Et s'il est une bible d'information dont aucun entrepreneur français ne peut se passer, c'est bien l'AFE (Agence France Entrepreneur), devenue depuis peu BPI France Création. On y trouve une mine d'informations et d'accès aux formations qui permettent de mettre sur pied correctement son projet.

Aides financières et garanties

La trésorerie étant le nerf de la guerre pour toute entreprise, le projet ne s'avère viable que si on parvient à réunir les fonds nécessaires à sa mise en place. Une fois qu'on a déterminé via son business plan et son plan de financement le montant nécessaire, il faut confronter les fonds dont on dispose personnellement (fonds propres) à ceux qui manquent pour se lancer. Selon sa situation administrative, il faut alors mobiliser toutes les ressources nécessaires. Les demandeurs d'emploi pourront se retourner vers Pôle Emploi et obtenir soit le maintien de leurs droits ou le versement d'un capital pour lancer le projet.

Pour les petits projets et les personnes non éligibles au crédit, il est possible de se tourner vers l'Adie ou encore Afile 77 qui financent des projets avec des prêts à taux 0 ou du microcrédit (jusquà 10 000 euros) et garantissent les fonds prêtés. Ils fournissent par ailleurs un accompagnement qualitatif au porteur de projet (tutorat, expert, formations collectives).

Les demandeurs d'emploi, bénéficiaires de minima sociaux ou jeunes de moins de 26 ans, jeunes de moins de 30 ans porteurs de handicap, ou personnes créant ou reprenant une entreprise dans une zone rurale ou un quartier, peuvent par ailleurs souscrire à l'Acre (aide aux créateurs et repreneurs d'entreprise). Il faut pour cela ne pas en avoir bénéficier les trois années précédentes et cela donne accès à l'exonération des cotisations sociales sur votre salaire pour peu qu'il ne dépasse pas le plafond de 30 393 euros annuels. Vous restez redevables de la CGS CRDS et le CURPS pour les professions médicales.

Pour les profils plus classiques, il est ensuite possible de se tourner vers des institutions financières plus traditionnelles comme les banques de dépôt ou les banques mutualistes pour obtenir un crédit. « Le banquier doit être envisagé comme un partenaire de l'entrepreneur » nous explique un cadre de la BNP Paribas responsable des professionnels et entrepreneurs. « Une bonne compréhension du projet permet au créateur d'identifier un partenaire bancaire propre à l'accompagner dans son développement et de débloquer des fonds pour un prêt, pour peu que le business plan et l'hypothèse formulée par le créateur soit plausible ». Cependant, en parallèle à cette démarche, il ne faut pas négliger les institutions publiques régionales que sont les réseaux France Initiatives, France Active et Réseau Entreprendre. Ils financent du prêt d'honneur au dirigeant remboursables en cinq ans, accompagnent et garantissent les prêts. Ces derniers vont d'un montant de 5 000 à 30 000 euros pour France Initiative, de 15 000 à 50 000 euros pour le réseau Entreprendre. France Active s'adresse en revanche aux structures ayant une composante économie sociale et solidaire.

Enfin, la Région Ile-de-France subventionne également les porteurs de projet. « Les dispositifs tels que TP'UP pour le TPE, PM'UP pour les entreprises de plus d'un an avec des salariés, Innov'Up pour les projets de recherche ou l'innovation, et Back'Up pour les structures en difficulté, permettent de financer des outils de production, de la recherche ou des investissements productifs » précise Philippe Rossignol. « La BPI et son fonds de garantie ou le Siagi pour les artisans peuvent également intervenir pour prêter et surtout garantir les fonds prêtés par les banques, ou les institutions régionales. Cela se fait souvent de manière combinée, lorsqu'on parvient à obtenir un prêt d'honneur cela peut aider au déclenchement d'un accord bancaire.

Les créateurs de start-up ou de projets innovants se tourneront plus volontiers vers des investisseurs de type business angels, capitaux risqueurs ou banquiers d'affaires pour effectuer un « tour de table » propre à financer un projet plus coûteux. Cela suppose l'entrée au capital des investisseurs. L'entrepreneur perd une part du contrôle et pouvoir décisionnel en échange de l'investissement qui rend les choses possibles. Autre dispositif moderne à ne pas négliger, le financement participatif (crowdfunding, prêts avec ou contre dons) ou le prêt aux entreprises par des particuliers ou entreprises (crowdlending) qui permet donc à des particuliers de financer un projet auquel il croit, en échange d'un service, produit ou d'un prêt.

En conclusion, le porteur de projet dispose d'une myriade de possibilités d'aides, financements, garanties et conseils. Il faut selon son profil, trouver ce qui se rapproche le plus de l'activité souhaitée, afin que les informations et les services soient les plus pertinents. Pour autant, il ne faut pas négliger la prise de contact et d'informations, car le réseau, les conseils, simulations financières et les rencontres rendront possibles ou pas le projet qui s'est élaboré mentalement. C'est un parcours préalable à toute réalisation entrepreneuriale. Pour les porteurs de projet, le cheminement est long et fort enrichissant, il est souhaitable que ça ne soit pas uniquement sur le plan humain.




MSM REDACTION
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