Quand les objets connectés visent à « créer du lien »

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Quand les objets connectés visent à « créer du lien »
© DR - Les " Pyjalivre " sont disponibles pour les 2/3 ans, 3/4 ans et 4/5 ans.

Édith Depond est la fondatrice de La Moretaine, une entreprise spécialisée dans les vêtements connectés, basée à Saint-Germain-Laval. Elle a souhaité rassurer les plus technophobes, en développant un procédé inoffensif et similaire aux QR codes.

« L'intérêt de mon concept, c'est que grâce au numérique, justement, il est possible de créer de l'interactivité. » Employée dans la fonction publique, mais aussi addict aux nouvelles technologies, Édith Depond n'a pas manqué, il y a quelques années, de remarquer l'arrivée des QR codes, ces codes-barres que l'on scanne avec un smartphone. « Je me suis rappelée des difficultés à coucher mes enfants, à leur enfiler le pyjama, témoigne-t-elle, mais il fallait trouver quelque chose de ludique, pour qu'ils soient enjoués à l'idée d'aller dormir ».

Des livres et des recettes

De ce premier constat est née La Moretaine, avec l'idée de créer des vêtements floqués d'un QR code, conçus comme une porte d'entrée vers des données, des recettes ou des histoires. Bien consciente des réticences vis-à-vis des nouvelles technologies, surtout s'agissant des enfants, Édith Depond a cherché à en prendre le contre-pied.

Elle a donc conçu sa gamme pour enfants, dénommée Tiguidou, comme un moyen de partager un moment ludique avec son bambin, tout en lui permettant de prendre goût à la lecture ou à la cuisine. Il suffit pour cela de scanner le logo présent sur le vêtement, à l'aide d'un smartphone ou d'une tablette.

Toutefois, ce logo n'est pas un QR code classique, mais un bleam : un sigle rond en trois dimensions, interactif et personnalisable. Ainsi, le sigle disposé sur le « Pyjalivre » (disponible en ligne à partir de 18,90 euros) commande l'ouverture d'une histoire, après un « clic » effectué sur un personnage affiché en réalité augmentée. Et le contenu proposé ne produit aucun son, de façon à ce que l'enfant ne soit pas laissé seul avec le terminal.

Même chose pour le tablier (à partir de 24,90 euros), dont le bleam donne accès à des recettes de cuisine adaptées aux jeunes, réalisées par Édith Depond et sa fille.

Gagner en visibilité

Lauréate du Réseau entreprendre et des Trophées du commerce, des services et du tourisme 2017, La Moretaine de naissance, aujourd'hui Saint-Germanoise, proposera bientôt de nouveaux produits. Seront prochainement développées des peluches donnant accès à des contenus numériques disponibles dans plusieurs langues - anglais, espagnol, et langue des signes française -, ainsi que des objets adaptés aux enfants souffrant de dyslexie.

La chef d'entreprise n'oublie pas non plus les adultes, et proposera des articles adaptés aux dyslexiques, aux sourds et malentendants, et aux déficients visuels.

Reste désormais, pour Édith Depond, à populariser son enseigne. « Quand je me suis lancée, je ne me rendais pas compte de la difficulté de se faire connaître, d'émerger », précise-t-elle. Une tâche que la Seine-et-Marnaise pourra pleinement accomplir dès le 30 juin prochain, après avoir quitté l'emploi public qu'elle occupe actuellement à temps complet.




Quentin CLAUZON
Journaliste

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