AccueilTerritoiresCollectivitéPrévention des inondations : c'est parti pour le casier pilote de la Bassée

Prévention des inondations : c'est parti pour le casier pilote de la Bassée

L'établissement public territorial de bassin (EPTB) Seine Grands Lacs a fait dernièrement le bilan du premier programme d'action de prévention des inondations (PAPI). La construction du casier pilote, projet phare de ce programme, démarre cette année.
Prévention des inondations : c'est parti pour le casier pilote de la Bassée
@ DR

TerritoiresCollectivité Publié le ,

« C'est un outil de solidarité territoriale, de cohérence », selon le président de l'EPTB Seine Grands Lacs, Frédéric Molossi. Porté par 20 collectivités de la Région, le Programme d'actions de prévention des inondations (PAPI) de la Seine et de la Marne a été lancé il y a 6 ans (2014-2020), avec l'objectif de réduire les conséquences des inondations en Île-de-France. Il a déjà permis de mettre en œuvre 167 actions au total, engageant un budget de 182 millions d'euros (HT). Outre une sensibilisation accrue des populations concernées et des progrès effectués en matière d'alerte et de gestion de crise, etc..., de nouveaux ouvrages de régulation des crues ont été aménagés.

Mais ce PAPI a surtout été l'occasion d'ajouter, en 2020, un projet phare pour l'EPTB : celui du casier pilote de la Bassée. Concrètement, il s'agit d'aménager un espace endigué de 360 hectares, capable de contenir 10 millions de m3 en cas de crue majeure de la Seine. Cet espace sera mis en eau, en période de forte crue, en moyenne une fois tous les 5 à 7 ans. Pour ce faire, une station de pompage et une digue longue de 7,9 km seront construites, sur les territoires du Sud Seine-et-Marne de Balloy, Châtenay-sur-Seine, Égligny et Gravon. Les travaux préparatoires de ces deux ouvrages ayant débuté en janvier dernier, le chantier proprement dit devrait débuter à l'automne prochain. « Il s'agit d'intervenir sur le lit de la Seine pour éviter, comme en 1910, la concomitance des crues de l'Yonne (plus rapide) et de la Seine (plus lente), avec des effets induits en aval sur le territoire Seine-et-Marnais, sur la zone dense francilienne, voire au-delà (dans les Yvelines) », a précisé Frédéric Molossi. Le projet poursuit aussi un objectif de recon-quête de la biodiversité, qui passera par la valorisation écologique d'une zone humide jugée exceptionnelle. Tous ces travaux devraient être finalisés en 2024.

D'autres actions du PAPI ont été mise en œuvre en Seine-et-Marne. Le Département a, par exemple, réalisé une étude de vulnérabilité des bâtiments et des installations, comprenant notamment la réalisation de diagnostics techniques de ces édifices face au risque d'inondation par les eaux de surface ou de nappe (avec une estimation des travaux nécessaires pour diminuer ladite vulnérabilité). Cette analyse intègre, pour chaque site, une réflexion stratégique sur la protection des sites en question, la continuité d'activité et leur remise en service à la décrue. Place, après ce premier PAPI « très encourageant », au PAPI n°2, qui s'étendra sur la période 2022-2028.

Partager :
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?