AccueilTerritoiresCollectivitéPommeuse : la méthanisation, une « bonne voie de diversification »

Pommeuse : la méthanisation, une « bonne voie de diversification »

A l'occasion d'une journée de découverte organisée dans le cadre de la signature de la charte CapMétha77 par le Département, les gérants de l'unité de méthanisation MéthaBrie ont présenté le fonctionnement de leur usine.
Pommeuse : la méthanisation, une « bonne voie de diversification »

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C'est par les trois exploitants briards à l'origine du projet, Michel Arnoult, Emilien Arnoult et Stéphane Bouillé, que la délégation menée par le président du Département, Patrick Septiers, a été accueillie à Pommeuse. L'idée de créer cette unité baptisée MéthaBrie est apparue il y a 7 ans, suite à une excursion en Allemagne. Le projet a finalement été lancé officiellement en octobre 2018. « Le métier agricole comme nous le connaissons est en voie de disparition. Avec la baisse des prix des denrées agricoles, on ne peut plus joindre les deux bouts et il fallait trouver une voie de diversification », explique Michel Arnoult, précisant que l'équilibre économique était désormais garanti à grâce à cette installation.

Le fonctionnement

Pour faire fonctionne cette unité, les exploitants, propriétaires de 200 hectares de terres chacun, intercalent chaque année, entre deux cultures destinées à l'alimentation humaine, une culture à vocation énergétique. « A la différence du modèle Allemand, nous ne pouvons pas concurrencer le marché alimentaire », précise Emilien Arnoult.

L'usine traite près de 10 000 tonnes de résidus de ces cultures chaque année, pour alimenter les communes situées dans un rayon de 20 km autour du site. Cette matière est décomposée par des bactéries qui agissent en l'absence d'air (fermentation anaérobie). Le digestat (la matière résiduelle) est utilisé comme engrais en lieu et place des engrais chimiques. Le gaz qui se dégage est notamment constitué de dioxyde de carbone et de méthane, qui, une fois séparé du CO2, est injecté dans le réseau développé par GRTgaz. « Il doit être pur à 97 %, faute de quoi nos vannes sont coupées », précise Stéphane Bouillé.

Une charte signée

En Seine-et-Marne, la filière fait l'objet d'une attention particulière du Département, qui a notamment signé la charte CapMétha77 pour raffermir son soutien et promettre un développement respectueux de l'environnement et du cadre de vie des Seine-et-Marnais. Avec 12 unités de méthanisation à la ferme en service et 60 projets en cours de développement, la Seine-et-Marne se présente comme territoire leader en Île-de-France. L'objectif des cosignataires ? Couvrir 75 % des besoins résidentiels d'ici 2030 avec un gaz 100 % renouvelable produit localement, soit une production de 2400 GWh/an.

L'usine devrait prochainement pouvoir traiter les biodéchets issus notamment de l'alimentation. Des autorisations permettent en effet d'élargir l'éventail des matières qu'il est possible d'utiliser.

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