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Pierre Cuypers alerte face aux difficultés de la filière betteravière

Le sénateur et betteravier seine-et-marnais a écrit dernièrement une lettre au président de la République intitulée « halte au sabordage de la filière betteravière », qui pâtit notamment de la réglementation environnementale.
Pierre Cuypers alerte face aux difficultés de la filière betteravière

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Cosignée par plus de 100 personnalités politiques, dont quatre présidents de Région, Valérie Pécresse (Île-de-France), Xavier Bertrand (Hauts de France), et Hervé Morin (Normandie), Jean Mottner (Grand Est), la missive vise à attirer l'attention du président Emmanuel Macron sur « la terrible crise que touche la filière betteravière ».

Avec 26 000 betteraviers et 21 sucreries, 45 000 emplois directs, la filière betterave-sucre-bioénergie est le premier producteur européen de sucre et de bioéthanol pour plus d'un milliard d'euros d'excédent commercial. Bien que « porte-drapeau de l'excellence à l'international », la filière fait face, outre la crise sanitaire, à des difficultés qui la mettent en « danger vital ». Le sénateur rappelle les quatre fermetures de sucreries en un an et la mise en péril de plus du tiers de la production en raison de l'absence de protections efficaces contre le virus de la jaunisse.

« Monsieur le Président : il y a urgence à agir. Quelques jours. Quelques semaines tout au plus, et si vous ne décidez rien, alors la filière s'affaissera par manque de surfaces cultivées. Elle entraînera irrémédiablement la perte des efforts de recherche et d'innovation investis depuis des années, le recul d'une activité économique créatrice d'emploi dans nos territoires ruraux et un accroissement de notre dépendance alimentaire », poursuit le parlementaire, qui demande des « solutions concrètes, réalistes et efficaces ».

Il faut « redonner à la filière les moyens de protéger ses cultures », dans un pays « entravé par une réglementation trop rigide ». Il s'agit finalement, pour Pierre Cuypers, de « protéger la souveraineté alimentaire, énergétique et sanitaire de la France ».

Les principales régions betteravières du pays – Hauts-de-France, Grand-Est, Ile-de-France et Normandie – demandent au Gouvernement de permettre aux planteurs d'utiliser temporairement un insecticide interdit afin de "sauver" la filière. Ces régions appuient le syndicat spécialisé CGB (de même que la FNSEA et les JA), qui demande une dérogation pour utiliser des néonicotinoïdes afin de protéger les semences de betterave à sucre des pucerons verts, vecteurs de la jaunisse virale précitée, qui fait s'effondrer les rendements. Ces insecticides, qui s'attaquent au système nerveux des insectes, donc des pollinisateurs comme les abeilles, ont été interdits de tout usage phytosanitaire en septembre 2018.

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