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Paris-CDG : le Département demande des garanties pour le terminal 4

Alors que la concertation publique relative à la construction de ce futur bâtiment vient de se clôturer, la collectivité témoigne de son soutien tout en émettant quelques réserves.
Paris-CDG : le Département demande des garanties pour le terminal 4
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TerritoiresCollectivité Publié le ,

« Le département soutient la réalisation de ce terminal mais considère qu'à ce stade, le projet mésestime son impact sur la vie quotidienne des Seine-et-Marnais ». C'est, en substance, le message qu'a souhaité faire passer le Conseil départemental, estimant que le bâtiment sera « facteur de richesses, d'attractivité et d'emploi » pour l'ensemble du territoire.

Souhaitant « faire prévaloir les intérêts de ses habitants » par cette contribution à la concertation, le Département fait part de ses « vives inquiétudes » concernant la ligne 17. En effet, ce métro, qui doit relier Saint-Denis à Mitry-Mory, devrait être opérationnel en 2030, soit après la mise en service de la première phase du terminal 4. « Sans cette ligne, les infrastructures existantes (routes, transports en commun) ne seront pas en mesure d'assurer le transport des salariés vers et depuis la plateforme », fait remarquer le Département. En outre, pour la collectivité, « les transports en commun depuis l'Est de l'aéroport sont insuffisants et ne permettent pas aux Seine-et-Marnais d'accéder efficacement à la plateforme », alors que parallèlement la route (A1, RN2, francilienne) devrait être « saturée malgré l'achèvement du contournement Est de l'aéroport ». C'est pourquoi le Département demande qu'une « étude approfondie des déplacements des salariés et des visiteurs soit lancée », afin d'identifier les « besoins en services et en infrastructures ».

La collectivité s'inquiète aussi des nuisances sonores que pourrait générer l'ajout de ce terminal. Elle « demande une stricte limitation de la croissance du trafic de nuit » et « sollicite un traitement rapide et efficace par Aéroports de Paris des dossiers d'aide à l'insonorisation déposés par les riverains ». « Les Seine-et-Marnais doivent absolument pouvoir bénéficier des emplois liés au futur terminal. Cela passe notamment par de meilleurs accès à la plateforme, par les transports en commun et par la route. Il n'est pas acceptable que les habitants en subissent seulement les nuisances », commente Patrick Septiers, président du Département. Ce projet ne prévoit toutefois pas la réalisation de nouvelles pistes.

Enfin, le Département, qui a « formulé des attentes et demandé des garanties » en termes de retombées financières, estime que celles-ci « ne doivent pas se limiter aux activités supports (logistique, catering…) mais être étendues aux services, à l'ingénierie et aux nouvelles industries. Pour rappel, le projet vise à ce que soient créés jusqu'à 50 000 emplois directs (hors chantier) et 225 000 emplois soutenus (directs, indirects, induits, catalytiques liés au développement du tourisme).

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