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Paris 2024 : les TPE-PME se prennent aux Jeux

Encore trois ans de patience. Les Jeux olympiques et paralympiques se dérouleront à Paris en 2024. En attendant cette fête planétaire du sport et de la fraternité, l'heure est aux travaux qui vont durer jusqu'à fin 2023 (village olympique, centre des médias et équipements sportifs, notamment). Une aubaine pour les très petites, petites et moyennes entreprises (TPE-PME) et les structures de l'économie sociale et solidaire (ESS) franciliennes invitées à apporter leur pierre à ce colossal édifice. Les JO de Paris, ce sont, en effet, un budget de 6,6 milliards d'euros, 1,8 milliard d'euros de retombées économiques (selon le Centre de droit et d'économie du sport) et jusqu'à 247 000 créations d'emploi. Une table ronde, organisée récemment par l'Association des journalistes des petites et moyennes entreprises (AJPME), est revenue sur ce sujet brûlant.
Paris 2024 : les TPE-PME se prennent aux Jeux
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ÉconomieVie des entreprises Publié le ,

Après 1900 et 1924, Paris se prépare donc à accueillir les Jeux olympiques pour la troisième fois de son Histoire. Un rendez-vous capital pour une économie française malmenée depuis plus d'un an par la crise sanitaire. Alors que de gros chantiers, réalisés par près de 4 000 ouvriers, se déploient actuellement en Île-de-France, les TPE-PME peuvent-elles tirer parti de ce rendez-vous ? Sont-elles sollicitées ? Où en sont les appels d'offres ? Quels sont les secteurs les plus recherchés ? Voici quelques éléments de réponse.

La Charte emploi et développement territorial

Signée par l'ensemble des partenaires des ouvrages olympiques, cette charte stipule que 25 % du montant des contrats liés aux JOP doivent être accessibles aux TPE-PME et structures de l'ESS. « Nous allons tenir cet engagement », promet Antoine Du Souich, directeur stratégie au sein de la société de livraison des ouvrages olympiques (Solideo). « On veut prouver que ces entreprises ont toute leur place ». D'autre part, 10 % des heures travaillées doivent être réservées à l'insertion professionnelle et à l'inclusion de personnes en situation de handicap. Pour l'instant, les résultats sont au rendez-vous.
710 TPE-PME et 31 structures de l'ESS ont, en effet, déjà décroché un contrat pour un montant de 164,4 millions d'euros (le marché global s'élève à 495 millions d'euros). Quant aux heures d'insertion, on en est actuellement à 253 783 sur les 2,3 millions attendues.

De nombreuses opportunités

Au total, ce sont 62 ouvrages pérennes qui sont liés à l'organisation des Jeux olympiques de 2024. De nombreux domaines sont concernés : conception (maîtrise d'œuvre urbaine, économie des bâtiments), construction (gros œuvre et second œuvre), aménagement, génie urbain et services aux chantiers (gardiennage, sécurité, restauration, nettoyage…). D'autre part, plusieurs types de programmes de travaux ont été privilégiés : les constructions neuves, la rénovation d'équipements publics sportifs, l'aménagement et les infrastructures.

Des plateformes d'accès aux marchés

Pour encourager les TPE-PME et les structures de l'ESS à participer aux appels d'offre, trois plateformes ont été mises en place : “Maximilien” (portail des marchés publics franciliens administré par un Groupement d'intérêt public), “Entreprises 2 024” (administré par le Medef) et “ESS 2 024” (géré par l'association parisienne Les Canaux).

Secteurs ciblés et retombées relatives

L'économie circulaire, à travers les produits recyclés notamment, est mise en avant. Même chose pour la filière bois et le secteur de l'innovation. « Les différents corps de métiers vont être mobilisés, notamment sur le second œuvre qui débutera en 2022 », souligne Antoine Du Souich. « Pour les TPE-PME, ces JOP peuvent constituer une opportunité d'attractivité et de formation. Elles vont avoir la possibilité de signer des contrats de sous-traitance avec des majors (Vinci, Bouygues...). » Jean-Luc Truffier, président de la Fédération française du bâtiment Grand Paris, complète ces propos en y apportant cependant un bémol : « Avec 29 maîtres d'ouvrage, cela complique les choses. Les TPE-PME ne sont pas forcément libres. Il faut aussi distinguer la construction pure de l'aménagement urbain. Les types de chantiers correspondent davantage au profil des PME qu'à celui des TPE. On attend une montée en puissance qu'il ne faudra pas rater. Il faut néanmoins relativiser les retombées de ces JOP, car le BTP en Île-de-France, c'est 40 milliards d'euros… »

21 entreprises seine-et-marnaises ont obtenu un marché

Sur ces 21 entreprises qui œuvrent actuellement sur les différents chantiers des JOP 2024, cinq sont des TPE et 16 des PME (14 sous-traitants). Si la plupart d'entre elles ont signé des contrats supérieurs à 10 000 euros, les six dernières de cette liste ont obtenu des marchés supérieurs à 100 000 euros.

  • Da Rocha (TPE, menuiserie, Pontault-Combault).
  • GD Travaux (TPE, piste intérieure, Trilport).
  • Pecib (TPE, étanchéité, Villeparisis).
  • Placol-Lux International (PME, isolation et cloisons, Saint-Augustin).
  • Urbatec (PME, études de faisabilité, Bussy-Saint-Georges).
  • Access (PME, sécurité incendie, Evry-Grégy-sur-Yerre).
  • Arcev (TPE, clôtures de chantier, Saint-Soupplets).
  • Polidalle (PME, dalles béton, Gretz-Armainvilliers).
  • Cossec-Degouy (PME, sécurité et santé, Lognes).
  • Confluences (PME, étude d'impact, Montry).
  • Orangelo (PME, location de mobilier, Chelles).
  • Cabinet Marmagne (PME, plan et états parcellaires, Saint-Laurent).
  • Cogemat (PME, transport routier, Claye-Souilly).
  • Loc'Hiam (PME, location de machines, Mitry-Mory).
  • Parisienne de location (PME, échafaudage, Villeparisis).
  • La Provençale (PME, terrassement, Meaux).
  • Technolog (TPE, plancher béton, Torcy).
  • ESE (PME, études de faisabilité, Lognes).
  • So'Ter (PME, terrassement et remblai, Pontault-Combault).
  • Arch Design (PME, déménagement, Chelles).
  • Gleizon TP (PME, transport routier, Jossigny).
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