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Mon Code Juridique : la legal start-up qui facilite l'accès au droit

le - - Droit & chiffre

Mon Code Juridique : la legal start-up qui facilite l'accès au droit
www.mcj.fr

Après le lancement réussi de son application mettant, pour la première fois en France, l'ensemble du droit sur smartphone alors qu'il était sur les bancs de la fac, Baptiste Lefèvre édite un site internet. « Mcj.fr » facilite l'accès au droit en proposant la consultation gratuite de l'ensemble des 69 codes juridiques français et près d'un million de décisions de jurisprudence.

Affiches Parisiennes : Comment décrire votre start-up juridique ?
Baptiste Lefèvre: avec mon équipe, j’ai lancé la première application pour smartphone et tablettes proposant l’ensemble des textes de lois et la jurisprudence. Ensuite, nous avons développé le concept en lançant un site internet, « mcj.fr », pour proposer les textes de lois de façon simple et rapide. L’idée est de faciliter l’accès au droit.

A.-P. : Quelle a été votre formation ? Etes-vous juriste ?
B.L. :
Oui, j’ai fait 3 ans de droit à la fac de Caen et de là, tout est parti.

A.-P. : Vous vous êtes lancé alors que vous étiez encore à la fac ?
B.L. :
Exactement, j’étais étudiant en droit et j’en avais assez d’amener mon code en TD, je voulais une alternative. N'ayant rien trouvé, j'ai lancé la première application de code juridique en France par pure opportunité et parce que j’ai toujours voulu être entrepreneur. C’était en 2012, et pour la petite histoire, j’ai vendu ma voiture à l’été pour me financer. J’ai alors lancé mes deux premières applications, « mon code civil » et « mon code pénal » qui ont fait quasiment 200 000 téléchargements. A la fin de ma licence, je me suis alors totalement lancé dans l’aventure entrepreneuriale. Je suis désormais à temps plein depuis un an et demi.

A.-P. : Le dispositif est-il payant ? Comment ça marche ?
B.L. :
L’application et le site internet sont en accès totalement gratuit et illimité pour les codes, la jurisprudence et le forum. N’importe qui peut consulter la loi et les décisions de justice. Par contre, les contenus supplémentaires à valeur ajoutée sont payants, comme les meilleures décisions de jurisprudence, la possibilité de créer un dossier, de surligner les articles…

A.-P. : Quelle est la valeur ajoutée de votre site internet par rapport à Légifrance ?
B.L. :
Nous sommes partis du constat que Légifrance est une grosse usine à gaz. Fondamentalement, notre site internet propose exactement la même chose, l’accès aux codes et aux jurisprudences, mais on a vraiment fait un effort en termes d’ergonomie du nombre de clics. Par exemple, nous avons quasiment divisé par deux le nombre de clics pour accéder à l’article 1 du code civil. Nous proposons une expérience utilisateur beaucoup plus aboutie. De plus, tout ce qu’on a développé, nous l’avons mis dans une offre prémium avec la possibilité de créer des dossiers très simplement, de prendre des notes et de faire des surlignages, avec surtout, un accès aux meilleures décisions de jurisprudence qui proviennent des bulletins de la cour de cassation.

A.-P. :  A qui s’adressent vos services ?
B.L. :
Pour l’application, nous sommes sur un public en mobilité, donc c’est vraiment pour les personnes qui utilisent des codes et qui ne veulent pas les prendre en déplacement comme les étudiants en droit et les professionnels du secteur. Tandis que pour le site internet, la cible est plus large, on l’estime à environ 10 millions de personnes. Là, ça va de l’étudiant en droit, au juriste, à l’entrepreneur, ou à la personne qui a un problème dans son quotidien et qui souhaite faire une recherche juridique. C’est donc beaucoup plus « grand public ».

A.-P. :  Ciblez-vous aussi les entreprises ?
B.L. :
Oui, on a une offre « mcj entreprise » qui déploie nos services et nos outils de veille juridique dans les entreprises, soit en marque blanche, soit en accès multipostes. On travaille avec des cabinets d’avocats, des cabinets d’assurance, des notaires, etc. On propose même nos prestations auprès de la police aux frontières, donc c’est vraiment une cible large.

A.-P. : Faites-vous aussi de la veille juridique pour vos clients ?
B.L. :
Oui, nous avons un outil de veille juridique très poussé qu’on propose dans une offre professionnelle.

A.-P. : Avez-vous eu des soucis avec la concurrence comme Dalloz et LexisNexis ?
B.L. : Non, non pas de problèmes ! Eux proposent des codes papiers et des applications e-book, alors que nous ne sommes pas du tout sur ce créneau. En plus, nous ciblons vraiment le grand public. On surfe sur le mode open law avec un site et une appli en accès ouvert.

A.-P. : Comment avez-vous obtenu l’accord et le soutien de la Direction de l'information légale et administrative (Dila) placée sous la tutelle du Premier ministre ?
B.L. :
En fait, c’était très simple parce qu’on a le statut de rediffuseur officiel auprès de la Dila. Ce qui veut dire très concrètement qu’on a exactement la même base de données que Dalloz et LexisNexis. Donc, tout ce qu’ils proposent, on le propose aussi car nous avons le même fonds documentaire, ce qui est intéressant. Nous avons reçu l’agrément de la Dila dès le départ, en 2012, et ça se passe très bien depuis.

A.-P. : Depuis le lancement de votre application gratuite, avez-vous pu développer votre offre d’abonnements payants ?
B.L. :
Oui, tout à fait. On a un bon rapport de téléchargements. En réalité, le téléchargement de l’application est gratuit mais à l’intérieur, on propose des achats intégrés. Ces achats sont des contenus complémentaires comme le lexique ou encore la Constitution, qui ont très bien marché auprès des professionnels et des étudiants. Vu que ça marchait bien, ça nous a permis de développer le site internet qui propose une offre un peu différente.

A.-P. : Avez-vous développé un dispositif participatif ou une sorte de veille juridique communautaire avec des professionnels ?
B.L. :
Oui, nous sommes en partenariat avec le site Village de la Justice. Du coup, tout leur flux à valeur ajoutée, à savoir les commentaires d’arrêts, etc., vient dans notre veille juridique qui se trouve dans l’offre professionnelle. Nous avons aussi d’autres projets à l’étude mais il est encore trop tôt pour en parler.

A.-P. : Envisagez-vous de nouer des partenariats avec les facultés de droit ?
B.L. :
Oui, il y a des projets en cours. Mais pour ce qui est des facs, on a surtout mis en place un système d’ambassadeurs. Nous en avons dans quasiment toutes les plus grandes universités de France, qui posent des affiches, distribuent des flyers et font connaître notre appli et notre site internet. Les facs n’ont pas forcément beaucoup de moyen et c’est très long de former un partenariat, donc on est directement allé auprès de nos utilisateurs.

A.-P. : Vous avez été finaliste du prix de l’innovation du barreau de Paris, cela vous a-t-il aidé ?
B.L. :
Ca nous a aidés au niveau visibilité, mais je dirais que dans le milieu juridique, on nous connaissait déjà depuis un moment donc ça n’a pas eu vraiment d’impact significatif. Ca s’est très bien passé, nous avons eu de très bons retours par des gens enthousiasmés par notre projet. Nous avons fait de bonnes rencontres, avec les gens de LexisNexis notamment.

A.-P. : Etait-ce important pour vous d’être soutenu par les avocats ?
B.L. :
Oui, c’est important car notre démarche va dans le sens des avocats, contrairement à d’autres legal start-up. On leur fait économiser du temps sans leur faire la moindre concurrence. Nous essayons d’avoir une position un peu plus sympa avec les avocats et ça marche plutôt pas mal.




Anne MOREAUX
Journaliste

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