Fermer la publicité
Journal d'annonces légales, judiciaires de Seine-et-Marne

Moissons : du jamais vu depuis 40 ans…

le - - Économie - Vie des entreprises

Moissons : du jamais vu depuis 40 ans…
© FDSEA 77

Les moissons 2016 sont désastreuses. Les rendements annoncés sont divisés par deux par rapport à 2015 et les cours sont au plus bas. Les céréaliers, notamment seine-et-marnais, affrontent des situations très difficiles. La FDSEA sollicite des mesures exceptionnelles.

Comme le souligne la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA) d'Ile-de-France, « les pluies exceptionnelles tombées en mai-juin – environ 350 mm d'eau par mètre carré, soit la moitié des précipitations annuelles moyennes –, un manque de rayonnement et des températures froides ont eu des conséquences catastrophiques sur la fécondation et le remplissage des grains ». Résultat : des rendements réduits de moitié, voire bien au-delà, toutes cultures confondues. Pour les agriculteurs seine-et-marnais, c'est « du jamais vu » !

La situation est d'autant plus dramatique qu'elle affronte des cours des matières premières agricoles au plus bas, « largement inférieurs aux prix de revient », selon la FDSEA. La fédération estime à 140 euros la tonne de blé pour cette campagne. Toujours d'après la FDSEA, avec un rendement de 40 quintaux à l'hectare, « le niveau des charges nécessiterait un minima de 210 euros la tonne ». Ce manque à gagner est une catastrophe pour les exploitations franciliennes. C'est donc une année sans revenus qui s'annonce pour les agriculteurs et même un déficit. Ils devraient être en grande difficulté pour payer leurs charges, d'autant que cette situation succède à de mauvaises années.



Les chambres d'agriculture, la FDSEA et les JA de l'Ile-de-France sont « extrêmement inquiets de la capacité des producteurs à encaisser le trou béant que laissera assurément cette moisson hors normes dans les comptes de leur exploitation, notamment celles des jeunes installés dont les créances de démarrage d'activité sont élevées ».

Les responsables du monde agricole demandent instamment à l'Etat et aux collectivités de prendre la mesure de la situation et aux partenaires « de s'associer aux efforts de réduction des charges qui pèsent sur le monde agricole et de report des échéances de paiement au maximum envisageable, sans oublier la mise en place de mesures fiscales pertinentes pour permettre enfin une réelle épargne de précaution ».




Jean-Paul VIART
Journaliste

Ses derniers articles

Abonnez-vous à l'offre Papier + Numérique

Le Moniteur de Seine-et-Marne Journal d'annonces légales, judiciaires de Seine-et-Marne

  • ›   Pour plus de contenu, papier + web
  • ›   l’accès aux annonces légales,
  • ›   l’accès aux ventes aux enchères.
Je m'abonne

À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide


Fermer
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies et de technologies similaires par notre société ainsi que par des tiers, afin de réaliser des statistiques d'audiences et de vous proposer des services éditoriaux et la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux. En savoir plus / paramétrer