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Melun : les cahiers de doléances remis en préfecture

La date de clôture des “cahiers de doléances“ ayant été fixée au 20 février, Les maires seine-et-marnais ont été invités à remettre officiellement ces contributions, notamment à Melun.
Melun : les cahiers de doléances remis en préfecture
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TerritoiresCollectivité Publié le ,

Quelque 18 maires se sont rendus en préfecture pour rendre « solennellement » leurs cahiers de doléances, comme d'autres en sous-préfectures de Fontainebleau, Provins, Torcy, et Meaux. Depuis l'annonce de décembre, plus de deux communes sur trois (plus de 300 sur 510 au total) ont choisi d'ouvrir des cahiers de doléances en Seine-et-Marne. La date butoir du 20 février a été finalement retenue « pour permettre leur retranscription en temps et en heure ». Après avoir été scannées en préfecture, ces contributions seront “océrisées“, c'est-à-dire que les caractères manuscrits seront transcrits en caractères numériques.

« La Seine-et-Marne est le 12e département le plus actif sur le grand débat, nous le devons à votre proximité et à votre engagement », a tenu à souligner la préfète Béatrice Abollivier avant la remise, précisant également que 150 débats avaient eu lieu sur le territoire.

Des propositions « concrètes »

A Savigny-le-Temple, l'une des villes d'où est parti le mouvement des gilets jaunes, suite au lancement par Priscilla Ludosky d'une pétition sur le prix du carburant, la balle a été saisie au bon. « A notre sens, quand la parole est donnée aux habitants, il faut s'en saisir. La démocratie représentative ne s'oppose pas à la démocratie participative », explique Marie-Line Pichery, la maire de Savigny, qui a recueilli quelque 80 contributions manuscrites. « Il était nécessaire de laisser s'exprimer les habitants sur ce qu'ils vivent au quotidien. Nous avons ouvert notre cahier début décembre et organisé un grand débat il y a deux semaines, avec une soixantaine d'habitants, qui a été très enrichissant ».

Des propositions « concrètes » ont été formulées par les Savygniens. Les retraités ont notamment évoqué la hausse de la CSG, ou encore la désindexation des retraites sur l'inflation. Le rôle de la « démocratie centrale » a surtout été questionné, certains habitants souhaitant la suppression du Sénat. « Il y a une véritable volonté de participer au débat et qu'il continue, c'est aussi le rôle des élus d'être des facilitateurs », explique Marie-Line Pichery.

Du côté des communes rurales, Yannick Guillo, maire de Saint-Ouen-en-Brie, par ailleurs vice-président de l'Association des maires ruraux, a également noté une série de contributions relatives à la fiscalité (ISF et CSG), à la place et la rémunération des parlementaires, et au pouvoir d'achat. « Chose aussi très plaisante, certaines contributions ont porté sur la non prise en considération des élus locaux par le pouvoir central », indique Yannick Guillo.

Les débats pourront malgré tout être poursuivis jusqu'au 15 mars, tandis que les contributions en ligne peuvent être déposées jusqu'au 18 mars.

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