Meaux : le GIP tient sa première assemblée générale

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Meaux : le GIP tient sa première assemblée générale
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Les représentants du GIP (groupement d'intérêt public), structuré autour de la liaison Meaux-Roissy, ont été élus lors de la première assemblée générale,organisée dernièrement à l'hôtel de ville de Meaux.

Avec 106 communes et 500 000 habitants, ce GIP, à cheval sur la Seine-et-Marne et le Val d'Oise, regroupe le Pays de Meaux, Roissy Pays de France, Plaines et Monts de France, et le Pays de l'Ourcq. Ses contours ayant été défini, restait à élire ses représentants. C'est désormais chose faite, avec la première assemblée générale du groupement, qui a notamment réuni à Meaux les présidents des quatre intercommunalités concernées et le président du Département, Patrick Septiers. Le Département du Val d'Oise, au départ intégré au projet, ne s'y est finalement pas associé.

Comme annoncé en octobre 2017, c'est Patrick Renaud, président de Roissy Pays de France, qui présidera le conseil d'administration lors de la première année d'existence du groupement. Le président du Pays de Meaux, Jean-François Copé, prendra sa place l'année suivante, fin 2019.

« Nous avons tenu à ce que le GIP crée les conditions idéales d'un dialogue permanent entre les élus de toutes les communes grâce à une assemblée générale comprenant au moins un élu par commune membre », a pu préciser Jean-François Copé. Par ailleurs, des commissions de travail seront créées, pour « permettre à tous les élus de définir collectivement les orientations du GIP ».

Le GIP vise à faire face aux « enjeux et défis posés par l'émergence rapide de la métropole du Grand Paris », qui pourrait avoir pour conséquence de « mettre complètement dehors toute la grande couronne parisienne ». Pour ces élus, une « fracture sociale » pourrait naître en Île-de-France, si le Grand Paris venait à intégrer Roissy, véritable « poumon économique » du territoire, dans son giron. Il serait « catastrophique » que la zone soit « aspirée par le Grand Paris dans une espèce de trou noir, déconnecté de son territoire et sans direction stratégique », font valoir les élus, par l'entremise de Jean-François Copé.

Près de 34 000 avions devraient être construits dans les 20 prochaines années, générant de potentielles créations d'entreprises et d'emploi sur le territoire du GIP, qui dispose du foncier nécessaire. Les secteurs aéronautique et touristique profitent notamment du site, 1er aéroport français, 2e au niveau européen, et générant 250 000 emplois.

Plus précisément, les quatre intercommunalités, en lien avec le département de Seine-et-Marne, comptent « travailler à la convergence » des « politiques d'aménagement du territoire, d'attractivité économique, de développement des filières industrielles et innovantes, de l'environnement, de la préservation des espaces agricoles, de l'habitat et de la mobilité ».

Pour eux, la deuxième couronne a « besoin de conserver un moteur de développement économique qui lui est propre, tout en apportant un mode de financement et des réponses satisfaisantes aux habitants ».




MSM REDACTION
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