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Livre blanc de la Seine-et-Marne : « Fournir une boussole aux forces vives du territoire »

Le 1er tome du recueil « Seine-et-Marne 2030, l'Île-de-France de tous les possibles » a été présenté tout récemment par le Département au Disney's Newport Bay Club de Coupvray, devant un parterre d'élus, de parlementaires et d'acteurs privés. Intitulée « constats et orientations », cette mouture s'est attachée à établir un diagnostic des atouts et faiblesses du département, avant d'en déduire les grandes orientations à suivre à l'horizon 2030.
Livre blanc de la Seine-et-Marne : « Fournir une boussole aux forces vives du territoire »

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« Fournir une boussole aux forces vives du territoire ». Tel est le leitmotiv de ce premier cahier du livre blanc de la Seine-et-Marne, se voulant « la première pierre » d'un recueil visant à resituer le département au cœur des enjeux de la région francilienne.

« Mon parcours personnel, mon parcours professionnel, mon parcours politique m'ont amené à découvrir cette terre, sa diversité – sa complexité parfois – mais aussi les hommes qui y vivent », a introduit Jean-Jacques Barbaux avec émotion, en préambule de la soirée de présentation. Confiant à l'assemblée son « amour » pour la Seine-et-Marne, le président du Conseil départemental en a d'abord tracé les contours. « Notre territoire pour deux tiers rural, et pour un tiers métropolitain, est un exemple de mixité », a-t-il poursuivi, indiquant vouloir « réconcilier les contraires ».

« Je voudrai transformer en chance réelle la proximité de Paris et notre ouverture sur quatre régions et dix départements »

Être un poumon vert, sans pour autant freiner l'activité économique, équilibrer l'habitat, l'emploi et la mobilité, ou encore faire connaître la Seine-et-Marne à de l'extérieur sont autant de défis à relever pour le département, et dont le livre blanc devra se faire l'écho. « Je voudrais transformer en chance réelle la proximité de Paris et notre ouverture sur quatre régions et dix départements », a-t-il ensuite précisé, signalant au passage que « le développement de la région francilienne [devait] passer par celui de la Seine-et-Marne ».

Véritable « outil stratégique », l'ouvrage est pour Jean-Jacques Barbaux un appel à l'innovation et au renforcement de l'attractivité du département pour les quinze prochaines années. « Potentiels humain, agro-alimentaire, culturel, touristique et ville du futur : nous avons sous nos pieds et devant nous tous les ingrédients de la réussite, à condition que nous sachions en tirer le meilleur », a-t-il résumé, rappelant que la Seine-et-Marne devait décider elle-même de son avenir et de sa place au sein de l'Île-de-France.

Décliné en quatre chapitres (composés du « constat » suivi de trois « orientations stratégiques »), ce premier tome est le fruit d'un travail collaboratif mené sous la direction du Département et de ses organismes associés (Sdis, Aménagement 77, Seine-et-Marne Développement, Initiatives 77…) et forgé par le témoignage de quelque 400 élus locaux.

La Seine-et-Marne aujourd'hui

Dès les premières pages, l'ouvrage dresse un constat actuel. Le recueil rappelle ainsi que la Seine-et-Marne, tout en recouvrant 50 % du territoire de la Région, est le 1er département francilien en termes de croissance démographique, la 1re destination touristique après Paris, et le 1er département pour la construction de logements et de locaux en Île-de-France. De même, sa taille et son réseau de transports lui donnent la possibilité d'être un véritable « trait d'union entre le cœur de l'agglomération parisienne et les espaces qui s'étendent à l'ouest de l'Île-de-France », et de « se situer au carrefour de réseaux d'échanges européens ». Dominique Cocquet, conseiller auprès de la présidente d'Euro Disney SAS et intervenant lors de la table ronde « Les grands axes de développement pour la Seine-et-Marne », a repris l'idée en indiquant que la Seine-et-Marne devait « rester un lieu d'interconnexion entre les entreprises, les territoires et les hommes ».

Son capital humain

La première orientation, qui vise le cœur du territoire, s'intitule « 1,4 million de Seine-et-Marnais, un capital à faire fructifier ». L'accent est notamment porté sur les jeunes et l'adaptation de l'emploi aux bassins de formation. Valérie Lacroute, député-maire de Nemours, et présidente de l'Union des maires de Seine-et-Marne, a soulevé en ce sens certaines difficultés liées au manque de formations dans l'enseignement supérieur. Malgré un taux de réussite au bac dans la moyenne, le département voit ses étudiants quitter le territoire ou abandonner les études trop rapidement. Le Schéma régional de la formation initiale et continue sera donc revu, afin de l'adapter aux contraintes démographiques et sectorielles.

Sa qualité de vie

C'est ensuite le « cadre de vie », « facteur d'attractivité » qui fait l'objet d'une
deuxième orientation. Outre la préservation des patrimoines culturels et naturels, la priorité sera portée sur la mobilité des Seine-et-Marnais. L'important étant, pour Valérie Lacroute, de « hiérarchiser le réseau, compte tenu de la taille du département ». Il s'agira d'augmenter le nombre de trains proposés, d'électrifier le réseau (tronçon Meaux - La Ferté-Milon), faute de pouvoir l'étendre. L'utilisation de la voiture étant « consubstantielle de la mobilité » des Seine-et-Marnais, le Département poursuivra la mise en place de nouveaux modes de mobilité (covoiturage, autopartage, transports à la demande…).

Son économie

La troisième et dernière orientation, intitulée « l'économie au cœur de toutes les stratégies », passe en revue les atouts seine-et-marnais ayant trait notamment à l'agriculture : le département est le « grenier » de l'Île-de-France. Aussi, le Conseil départemental se donne pour mission « d'impulser des initiatives d'implantation d'unité de productions et de transformation innovantes, de centres de formation et de recherche-développement ».

Le numérique est également mis en avant, à travers certaines activités comme le stockage de données, le marché des objets connectés ou les nouveaux modes de travail (espaces de coworking, télécentres, plateformes collaboratives).

S'agissant du tourisme, le Département souhaite également « aider à renforcer ou à créer des liens » au sein des différents pôles touristiques, afin de « pérenniser l'activité ». Enfin, l'innovation sera au cœur des orientations du livre blanc, avec l'ouverture d'un plan Collège numérique 77, et la poursuite de l'installation du réseau de fibre optique, qui permettra en sus de « désenclaver les territoires seine-et-marnais ».

Ce premier document, qui « n'est pas une fin en soi, mais le point de départ d'un travail qui devra se poursuivre dans les mois à venir », sera suivi de « cahiers thématiques à portée opérationnelle », dont le premier sera publié à l'automne.

« Le développement et le rayonnement de la région île-de-france passent par la réussite de la seine-et-marne »

​Valérie Pécresse, présidente de la Région Île-de-France, a mis un terme à la cérémonie en saluant la création du livre blanc, un document ouvrant une « nouvelle page pour le département d'exception qu'est la Seine-et-Marne ».

Réel « atout majeur pour la Région », notamment grâce à son « rythme soutenu » de création d'emplois, la Seine-et-Marne est également « un des plus beaux sanctuaires de la ruralité francilienne », pour la présidente d'Île-de-France. Valérie Pécresse a ensuite confié avoir une « vision ambitieuse » mais « simple » de la Seine-et-Marne, consistant à coconstruire un département « moderne, connecté et innovant, tourné avec confiance et audace vers l'avenir », et qui puisse être une « vitrine d'excellence en Île-de-France ». Confirmant les propos de Jean-Jacques Barbaux, Valérie Pécresse a conclu son discours en affirmant que « le développement et le rayonnement de la région Île-de-France » devaient en passer par « la réussite de la Seine-et-Marne ».

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