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Les Voies navigables de France passent au 2.0

Les Voies navigables de France (VNF) viennent d'inaugurer leur premier centre de téléconduite, à Mouy-sur-Seine. Ce nouveau poste de commande ultra moderne permet de gérer à distance les écluses et les barrages de navigation de la “Petite Seine”.
Les Voies navigables de France passent au 2.0
© DR - De gauche à droite, Rénaud Spazzi, directeur général adjoint VNF, Benoît Chevron, conseiller régional IDF, Gérard Carrasco, maire de Mouy-sur-Seine, Gérard Ancelin, conseiller départemental du canton de Nogent-sur-Seine, et Alain Monteil, directeur territorial bassin de la Seine de VNF.

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Voilà qui devrait faire réfléchir tous ceux qui pensent que le transport fluvial est d'un autre temps. Après deux ans de travaux et un investissement de 8 millions d'euros (dont 2,7 millions d'euros de la Région Île-de-France), VNF offre à ses usagers un service à la pointe de la technologie. Basé à Mouy-sur-Seine, ce nouveau poste de commande centralisé permet de gérer à distance les sept écluses et de surveiller le niveau d'eau des quatre barrages de navigation situés sur les 50 km de Seine entre Nogent-sur-Seine et Montereau-Fault-Yonne.

Enjeu économique important pour le territoire

Le métier d'éclusier a donc évolué. Désormais, les agents sont regroupés sur un même site, et se relaient par équipes de trois opérateurs en semaine (et deux le week-end) pour gérer la navigation fluviale. Ils pilotent avec des outils de communication, de télégestion et de télésurveillance les écluses de Marolles, La Grande Bosse, Jaulnes, Le Vezoult, Villiers, Meiz et Beaulieu. Sur leurs écrans de contrôle, ils manœuvrent à distance l'ouverture et la fermeture des portes d'écluses, et communiquent avec les usagers via un système de télécommunication dédié (VHF).

Des caméras placées sur sites leur permettent de surveiller les interventions mais pas seulement. Grâce à leur outil de géolocalisation (Automatic Information System), ils suivent également en temps réel le mouvement des bateaux. Informés de leur cargaison, de leur destination et de leur vitesse, ils peuvent ainsi anticiper et fluidifier le trafic quotidien. « Nous utilisons les nouveaux outils techniques pour rendre le meilleur service possible aux usagers. C'est un enjeu économique important pour le développement des territoires », explique Rénaud Spazzi, directeur général adjoint VNF.

Une modernisation apparemment très appréciée des usagers. « En tant que chargeur et utilisateur de transport fluvial, ce nouvel outil est pour nous un gage de fiabilité et de flexibilité dans un contexte de marché qui nécessite d'être réactif et agile », précise Lionel Le Maire, directeur transports du groupe Soufflet.

Enfin, regrouper les agents sur un même site a également permis d'augmenter les amplitudes d'ouvertures à 14 h par jour en semaine et 9 h le week-end. Une évolution d'autant plus importante que sur cet itinéraire très fréquenté par la navigation de commerce, le trafic aux écluses a augmenté de plus de 50 % ces dix dernières années, représentant aujourd'hui 4,5 millions de tonnes de marchandises, principalement des granulats et des céréales. Assurément le transport fluvial a de l'avenir.

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