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Les Seine-et-Marnais débattent sur la mobilité

Dans le cadre de la préparation de la future loi d'orientation des mobilités, le Gouvernement a lancé jusqu'en décembre les Assises nationales de la mobilité. Les propositions formulées en Seine-et-Marne seront transmises par la suite à la ministre des Transports, Elisabeth Borne.
Les Seine-et-Marnais débattent sur la mobilité
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Preuve que mobilité est un « enjeu majeur » en Seine-et-Marne, comme l'a souligné la préfète Béatrice Abollivier lors de ses propos liminaires, quelque 70 personnes ont participé aux Assises nationales de la mobilité organisées à la préfecture. L'intermodalité et la solidarité, deux thèmes choisis pour le département, ont polarisé les échanges des élus, assistants parlementaires, responsables associatifs, chefs d'entreprises et autres participants.

Les spécificités de la Seine-et-Marne, département « à la fois très urbain et très rural », comme l'a souligné le directeur adjoint de la DDT (Direction départementale des territoires) Laurent Bedu, conduisent à ce que 60 % de ses habitants utilisent la voiture pour se déplacer. A contrario, seulement 11 % d'entre eux utilisent les transports en commun. Par ailleurs, 55 % des Seine-et-Marnais se déplacent à l'intérieur du département, alors que 22 % en sortent.

Dans le même temps, les achats de véhiculent diminuent en petite couronne, alors qu'en Seine-et-Marne l'achat d'une seconde voiture est en augmentation. « Comme vous le constatez chaque jour, le réseau routier est engorgé », a poursuivi Laurent Bedu, indiquant que l'axe Nord-Sud était particulièrement concerné. D'où la série de questions posées aux participants , consacrées à l'intermodalité, à l'amélioration des transports collectifs, mais aussi à l'inclusion des zones rurales ou périrurbaines et des personnes fragiles.

Au terme d'une heure d'échanges, le développement des aires de covoiturage, en utilisant les parkings de grande surfaces ou de zones d'activités, la mise en place de formations sur la mobilité et l'intermodalité afin d'apprendre à la population à mieux se déplacer, mais aussi le développement du télétravail dans les maisons de services publics ont été plébiscités. Les groupes de travail ont également plaidé pour la réutilisation des voies fluviales (canal du Loing), l'organisation de dessertes en bus pour une même destination en zone rurale (courses, sorties etc.), la facilitation de l'accès aux pôles gares ou encore le développement du télétravail dans les maisons de services publics.

Certains ont proposé la constitution d'un outil unique de communication sur les transports. Mais l'état actuel du réseau a cristallisé les débats finaux, la régularité et la trop grande affluence des lignes ferroviaires étant en question. Les liaisons bus/train gagneraient également à être mieux coordonnées, certaines entreprises, comme Fives Conveying, ayant dernièrement fait part du problème au Département.

Le report de la mise en accessibilité des gares devra également trouver une oreille attentive auprès des services de l'Etat. De même, l'association de la Vignette du respect, a souligné en la personne d'Antoine Pavamani que près de 30 milliards d'euros allaient être investis sur les nouvelles infrastructures du Grand Paris, alors que le « reste du réseau est en décrépitude ». Le responsable associatif a également regretté l'implantation massive annoncée d'entreprises près des gares du Grand Paris Express, risquant de provoquer une « régression économique sur les territoires alentours ».

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