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relance Les entrepreneurs restent optimistes

Comment vivent-ils cette crise sanitaire depuis bientôt deux ans ? Quatre chefs d’entreprise seine-et-marnais font part de leur expérience et attendent beaucoup du plan de relance du Gouvernement.
Les entrepreneurs restent optimistes
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ÉconomieVie des entreprises Publié le , Propos recueillis par Clémence Viola

« Nous avons dû transformer notre relation avec les clients »

Joël Destom, directeur Paris Île-de-France AG2R La Mondiale

« Notre mission est d’apporter de la protection, de la sécurité et de la liberté. En Île-de-France, nous assurons un peu plus de 10 millions de personnes et nous accompagnons 5 000 entreprises. Environ 10 % de notre portefeuille se trouvent en Seine-et-Marne. Notre credo, c’est la proximité avec
60 commerciaux et quatre équipes managériales. Nous avons dû nous adapter très vite à la crise sanitaire. Dans un premier temps, nous avons dû transformer notre relation avec les clients. Nos équipes commerciales ont passé beaucoup d’appels pour prendre des nouvelles de nos clients. Le second temps a été celui de la reprise, avec une sensibilisation autour de la protection sociale. Ce fut une grosse période d’activité. La nature de notre relation client a été complètement modifiée. En Seine-et-Marne, on en a profité pour étendre une action baptisée “Un instant pour entreprendre”. Elle a pour vocation de partager des informations avec des chefs d’entreprise, de les sensibiliser et de les accompagner sur le thème de la protection sociale. »

« Confrontés à une pénurie de main-d’œuvre »

Frédéric Jouy, président directeur général de Procars

« Procars est une entreprise qui a été fondée en 1950. Spécialisée d’abord dans le transport, elle s’est aujourd’hui développée dans le voyage. Nous avons commencé sur les territoires du Montois et Provinois. Nous sommes désormais présents dans cinq départements :
Seine-et-Marne, Aube, Yonne, Marne et Loiret. Nous sommes le premier opérateur privé de transport en Île-de-France. On compte 350 employés et 280 véhicules. Ce qui nous plait, c’est la proximité et cette attache au territoire. La crise sanitaire nous a surtout impactés lorsque les activités scolaires se sont arrêtées. Il y a eu ensuite un retour à la normale assez rapide avec des taux d’activité de 80 % à 90 %, puis de 100 %. Nous avons donc eu la chance de ne pas trop subir cette crise, mais aujourd’hui, nous sommes confrontés à une pénurie de main-d’œuvre. Nous apprécions toutes les démarches d’insertion, mais il faut aussi faire face à la problématique du maintien dans l’emploi, car cette crise a provoqué des déclics chez beaucoup de personnes par rapport à leur carrière. »

« L’État nous a bien aidés »

Laurent Crief, directeur général de la Société nouvelle d’installation électrique

« La SNIE est une entreprise du bâtiment qui assure l’installation électrique des logements et bureaux neufs, en Île-de-France exclusivement. Nous sommes le plus gros installateur électrique de France avec près de 10 000 logements équipés par an. Notre chiffre d’affaires est de 58 millions d’euros environ et nous employons 540 personnes. Comme tout le monde, on a des difficultés pour recruter, car nous dépendons du nombre de constructions nouvelles, mais notre entreprise est habituée à gérer ces cycles économiques. La crise sanitaire n’a pas eu énormément d’impact, sauf quand nous avons dû fermer, près de deux mois, durant le premier confinement. Mais en respectant le protocole sanitaire mis en place, nous avons pu retourner sur les chantiers. Le bâtiment ne s’est plus arrêté, même si nous avons perdu un peu de chiffre d’affaires. Il y a surtout eu un décalage dans nos calendriers, mais l’État nous a bien aidés, notamment avec l’activité partielle. Notre petite relance s’est faite naturellement. »

« La relance a été fulgurante »

Sébastien Tasset, créateur des Jardins du goût - Domaine des jardins

« Je suis un traiteur, spécialisé dans l’événementiel, et mon entreprise est implantée à Héricy. J’ai un projet d’investissement de plus de 3 millions d’euros qui comprend une construction nouvelle tout en éco-concept. Nos créations culinaires sont 100 % faites maison et locales à 90 %. La construction se veut verte dans de nombreux d’éléments, ce qui a nécessité beaucoup de recherches et de développement. Nous allons bientôt passer de 10 à 25 salariés, ce qui va représenter un grand changement. Nous avons déjà 10 ans, mais nous ne comptons pas nous arrêter là. La crise sanitaire récente nous a fait passer du tout au rien. On a dû repenser les échanges et notre façon de travailler. Mais la relance a été fulgurante, car tout le monde s’est remis à faire des événements dès que la situation s’est améliorée. Nous avons été un peu pris d’assaut avec des projets de dernière minute et nous avons donc dû recruter rapidement en passant par des cabinets spécialisés. »

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