Le Réseau entreprendre met à l'honneur ses talents 2017

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Le Réseau entreprendre met à l'honneur ses talents 2017

Vêtements connectés, repas frais en bocaux, masques anti-pollution, micro-crèche… La fête des lauréats du Réseau entreprendre Seine-et-Marne, organisée notamment par Emilie Ruffelaere et Marion Debray et tenue dernièrement au sein de l'écrin du théâtre municipal de Fontainebleau, a été l'occasion de découvrir toute la créativité et l'originalité des créateurs et repreneurs d'entreprises du département, parrainés en 2017 par le conférencier et entrepreneur Philippe Bloch.

Evoquant en prélude la disparition du président du département, Jean-Jacques Barbaux, le président du Réseau Entreprendre, Lionel Marcou, a tenu à rappeler toute l'implication de l'élu pour permettre l'essor de cette association reconnue d'utilité publique, qui fêtait parallèlement sa première année d'existence en Seine-et-Marne. L'an passé, 650 personnes ont envoyé un dossier, 43 ont été étudiés et 22 lauréats (14 entreprises) ont finalement décroché leur accompagnement.

« En 2017 grâce à nos lauréats ce sont plus de 160 emplois qui vont être créés et 50 qui seront maintenus en Seine-et-Marne », a souligné avec fierté le président du réseau, rappelant que la durée de vie moyenne de l'entreprise est passé de 66 % en France au bout de trois ans d'existence et que ce taux passait à 91 % lorsque l'entrepreneur était accompagné par le Réseau Entreprendre. Intervenant à la suite des hôtes du soir, Frédéric Valletoux, maire de Fontainebleau et Pascal Gouhoury, président du Pays de Fontainebleau, la préfète Béatrice Abollivier n'a pas manqué de souligner l'importance de l'accompagnement apporté par le Réseau Entreprendre Seine-et-Marne, jugé « essentiel » dans le paysage économique du territoire.

Outre les 22 lauréats, 70 créateurs et repreneurs sont en cours d'accompagnement, tandis que 120 membres se sont engagés à leurs côtés. « Après une stabilité on note depuis 2015 une reprise, plus de 11 000 entreprises ont été créées en 2016 en Seine-et-Marne, et 99 % d'entre elles ont moins de 10 salariés. C'est ce potentiel qu'a décelé le Réseau Entreprendre en s'installant sur le département le 1er janvier 2017 ». Et en 2014, 23 % des créateurs en Seine-et-Marne étaient des femmes et la « tendance ne cesse d'évoluer » selon la préfète. C'est aussi l'emploi qui est gagnant avec le réseau, les créateurs et repreneurs s'étant engagés à recruter au minimum cinq personnes sous trois ans. La préfète a également rappelé que la France était passée de 200 000 créations par an dans les années 2000 à 600 000, dont 300 000 qui ne sont pas sous le régime des auto-entrepreneurs.

Edith Depond, la Morétaine, à Saint-Germain-Laval

« Je suis fan de toutes les technologies, je suis persuadée que le numérique est une formidable chance, nous avons une encyclopédie au bout des mains. J'ai voulu tirer profit de ces technologies, j'ai donc créé des pyjamas interactifs pour enfant afin de garder le rituel du soir. Ce produit rend aussi le coucher plus ludique.

Grâce à ma fille pâtissière, j'ai ensuite fait des tabliers interactifs, qui permettent d'accéder à des recettes de pâtisseries en ligne, ainsi que des recettes autour de la santé et du bien-être ».

Kalide Brassier, Trust and Market, à Chelles

« Je suis ingénieur de formation et passionné de musique. J'ai créé une plateforme web de mise en relation centrée autour de la production musicale, de la vidéo et de la photo ». « Au-delà de la mis en relation, la plateforme présente deux particularités. Pour chaque professionnel, c'est un CV, une prestation et un prix. Ensuite, j'ai souhaité créer une plateforme premium, avec la crème de la crème ». En ligne depuis deux mois, le site internet actuellement en phase B to B passera en phase B to C au 2e trimestre. « Ce projet est pour moi un rêve, au-delà de l'ambition personnelle ».

Julien Icard et Antonin Parenti, Le Bon Bocal, à Bailly-Romainvilliers

« Notre concept consiste en une innovation de restauration rapide haut de gamme. Nous avons été confrontés à une double problématique, le temps de pause repas a diminué, passant de 1h30 à 20 min en moyenne, et l'offre alimentaire existante ne permettait pas de bien se restaurer selon des critères qualitatifs et nutritionnels. Nous avons donc créé des automates réfrigérés distribuant des produits frais, pour l'entreprise et bientôt les lieux publics ».

Le Bon Bocal propose aussi des prestations de traiteur, grâce à un « laboratoire de 120 m² de cuisine en cours d'agrément sanitaire, qui permettra de s'adapter, avec quelque 150 machines, à des événements de plus de 2000 personnes ».

Simon Sow et Laura Cooper Mask Generation France, Champs-sur-Marne

Se dirigeant au travail à pied et faisant face à la pollution d'une voie rapide, Laura Cooper et Simon Sow ont décidé d'y remédier en créant leur propre masque anti-pollution. « Laisser ses enfants sur la plage sans crème ? C'est une image qui aujourd'hui n'est plus possible, et c'est le même raisonnement avec la pollution de l'air, qui a tué 50 000 personnes en France l'an dernier. Mais au-delà de la protection, nous avons souhaité créée un masque , confortable, thermoformable et doté d'un système pour améliorer son étanchéité. Nous avons aussi voulu le rendre séduisant de sorte qu'au-delà de la protection il deviennent un véritable accessoire de plaisir ».

Sophie Houzeau, Château d'Ax, à Melun

« Mon parcours est plutôt atypique, après 20 ans dans l'ameublement je me suis lancée à mon compte à 49 ans. Cela fait 8 mois que j'ai ouvert mon magasin à Melun, d'un employé au départ, je suis passé à 4 aujourd'hui et je continue à me développer. J'ai atteint mes objectifs après seulement 8 mois d'existence »

Angèle Radjagobal, Soundary Cycle, à Vaux-le-Pénil

« Suite à un voyage de 400 km dans la cordillère des Andes à vélo, j'ai décidé de fonder cette entreprise. L'idée, c'est de créer des accessoires astucieux pour les cyclistes en ville. Comment faire pour passer de cycliste à piéton en moins de deux secondes, d'être design en piéton et de garder du fonctionnel en cycliste, tout en ayant de la visibilité la nuit ? Voici les questions auxquelles j'ai répondu, avec pour objectif de créer de la valeur ajoutée en Seine-et-Marne et en France, avec des sacs astucieux qui se clipsent sur le vélo, et qui quand on le porte en tant que piéton restent designs et élégants ».

Alexandre Weil et Rémi Pelletier, Precifield, à Vinantes

« Notre société est dédiée à l'agriculture de précision. Nous sommes partis du constat que le sol n'était pas ou très peu pris en compte. Nous avons donc décidé d'utiliser des scanners de sol qui sont utilisés aux Etats-Unis depuis plus de 20 ans. Nous réalisons des cartes de diagnostic de sol en un passage de drone, qui scrute la texture du sol, les matières organique, le PH. Puis nous modélisons la topographie et enregistrons toutes ces données avec un GPS. Sur cette base nous apportons des conseils notamment d'application pour les intrans utilisés par les agriculteurs, les données étant intégrées au GPS des tracteurs afin d'apporter la bonne dose de produit sur la portion de terrain désirée, avec des gains en termes économiques et environnementaux à la clé.

Marion Carré, Ask Mona, à Champs-sur-Marne

« Notre ambition c'est de faciliter l'accès de la culture pour les jeunes. Ils consomment beaucoup de biens culturels mais sont peu nombreux à se rendre dans les lieux de consommation culturelle. Pour les y inciter nous avons créé un chatbot, un robot avec lequel on peut discuter en ligne comme n'importe lequel de ses amis, pour conseiller des sorties culturelles de façon personnalisée sur Facebook Messenger. Nous accompagnons aussi des institutions culturelles qui souhaitent développer ce type de chatbot afin de développer un mode de communication plus horizontal avec leur public »

Amandie Marinho, Les Petits Pirates, à Isles-les-Meldeuses

« Comme beaucoup de parents j'ai été confrontée au problème du mode de garde pour mes enfants. J'ai donc décidé de monter une micro-crèche, après avoir quitté mon poste dans la fonction publique hospitalière. Je me suis aventurée dans ce projets, j'ai apprécié la part d'humanité du réseau, monté un business plan et réussi à convaincre malgré les différences avec le monde médical. J'ai grandi grâce au réseau et cela continue aujourd'hui »

Laurent Lalmach, T2 Technology, àTorcy

« Je me suis lancé dans cette reprise depuis novembre 2017 suite à la proposition de l'un de mes clients qui voulait transmettre son entreprise ». T2 Technology, une entreprise éditrice et intégratrice de logiciels, affiche, traite, archive, imprime, transmet ou grave des images issues de rayons X, d'ultra-sons, d'IRM à distance et en réalité augmentée. « Nous offrons une aide importante aux médecins dans un contexte de pénurie de praticiens en radiologie ».

Pierre Olivier Mouton, Français Gilles Ricard et Yannick Loriot, Work and Play, à Meaux

« Nous avons créé un éditeur de logiciels dont l'objectif est de mettre le jeu au cœur de nos systèmes de formation, de manière à mieux collaborer et mieux apprendre tous ensembles ». L'entreprise propose une solution de « gamification pédagogique digitale » au service de la performance de l'entreprise, rendant ludique l'apprentissage d'un contenu pédagogique.

Julian Joumouillé, Céline Dourlet, Maxime Estevao, Quos, à Champs-sur-Marne

« Lancé il y a un an, il s'agit d'un projet qui permet à la ville d'aujourd'hui de se tourner d'ores-et-déjà vers demain, en fournissant du mobilier urbain connecté et durable (éclairage contrôlé, analyse du trafic, gestion du stationnement en voirie…) pour aider les citoyens, les mairies et les entreprises. Nous essayons de simplifier la vie des gens avec des systèmes plutôt complexes et garantissons une fabrication française ».

Michael Chauve et Julien Paquet, The Sports Room, à Serris

« Nous avons créé une agence d'événementiel sportif qui va se développer sur une activité principale, l'organisation d'événements sportifs tels que des marathons. Et nous allons monter le 1er salon du Triathlon en mars 2019 ».

En conclusion, Philippe Bloch, parrain de la promotion 2017, a gratifié l'assemblée de son expérience ayant été à la fois entrepreneur (cofondateur de Columbus café) auteur, conférencier et animateur sur BFM Radio pour l'émission « L'entreprise BFM, l'émission qui donne envie d'entreprendre ». Il est indispensable pour lui « d'éliminer de notre vocabulaire les phrases qui font échouer ». Ainsi, se souhaiter « bon courage » au travail, répondre « ça va comme un lundi » ou encore utiliser l'adjectif « petit » à tout va sont des comportements à proscrire pour tout entrepreneur qui souhaite réussir. « Il y a une certaine contagion émotionnelle à travers les mots que nous employons, c'est quelque chose que j'essaie de vous montrer à travers ces exemples », a-t-il illustré. Pour lui, l'esprit unique qui anime l'entrepreneur, sa volonté de franchir les obstacles et de transformer « les emmerdements en énergie positive », mais aussi trouver le bon timing pour le bon produit, font partie des conseils à ne pas négliger.




Quentin CLAUZON
Journaliste

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