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Le développement économique bat son plein à Val d'Europe

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Le développement économique bat son plein à Val d'Europe
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Val d'Europe Agglomération a organisé dernièrement une rencontre élus-entreprises à Chessy. Dans un contexte de transformation et d'extension de ce territoire du Nord Seine-et-Marne, qui va accueillir les villes d'Esbly, Montry et Saint-Germain-sur-Morin en janvier 2020, la communauté d'agglomération a souhaité réunir le monde entrepreneurial pour présenter ses enjeux et ses projets. L'événement a particulièrement intéressé les entrepreneurs locaux, qui ont été près de 200 à répondre à l'invitation.

Terre de Brie initialement composée de cinq villages et abritant seulement 4 000 habitants, le Val d'Europe a connu un développement fulgurant avec l'arrivée du parc Disneyland. C'est la convention signée en 1987, entre l'Etat, la Walt Disney Company, le Département et la Région, qui a donné naissance à ce territoire, qui a pris au départ la forme d'un syndicat d'agglomération nouvelle (SAN). Ce document prévoyait en effet la réalisation à l'horizon 2017 de deux parcs à thèmes, 18 000 chambres d'hôtel, des résidences hôtelières, deux golfs, un parc aquatique, 5 400 logements, 65 000 m² de commerces de détail, restauration, spectacles, 90 000 m² de centre commerce régional, 40 000 m² de centre de conférence, 700 000 m² de bureaux, mais aussi 750 000 m² d'activité. Il fallait donc regrouper les cinq communes en SAN, qui a investi un milliard d'euros sur 30 ans pour accompagner le développement du territoire. Ce dernier a finalement pris la forme d'une communauté d'agglomération en 2016.

Aujourd'hui fort de près de 35 000 habitants, le Val d'Europe voit passer sur ses terres près de 40 millions de visiteurs chaque année (avec les parcs Disney, le centre commercial du Val d'Europe, La Vallée Village, et Villages Nature-Paris).

L'arrivée des villes d'Esbly, Montry et Saint-Germain-sur-Morin fera franchir un nouveau bond à l'agglomération, qui comptera près de 50 000 habitants en 2020, puis 100 000 habitants à l'horizon 2030. « Le Val d'Europe est un territoire atypique avec une dynamique exceptionnelle, impulsée par le développement de Disney, qui a investi deux milliards d'euros pour le développement d'un deuxième parc, ce qui représente 1 500 futurs emplois », explique Thierry Cerri, vice-président de Val d'Europe Agglomération en charge de l'économie et du tourisme. Et de poursuivre : « Au-delà, le Val d'Europe entend conforter son attractivité et renforcer sa vocation économique pour se positionner comme un pôle d'activité diversifié et structurant ».

Avec 6 700 entreprises, le Val d'Europe affiche un indice de dynamisme de 2,88. « Quand une entreprise disparaît, c'est en moyenne trois structures qui se créent ou s'implantent », précise Thierry Cerri, qui loue la vitalité économique du territoire. « Le développement économique et la création d'entreprise sont des enjeux majeurs pour l'agglomération : l'entreprise permet la création d'emplois pour nos habitants et booste le développement de la ville et des services via les ressources fiscales », poursuit-il à l'adresse des entrepreneurs venus nombreux, en insistant sur le « rôle fondamental joué par l'entreprise dans la dynamique du territoire ».

Une agglo jeune et dynamique

Béatrice Lajus-Laulan, directrice développement économique et emploi au Val d'Europe, a présenté les chiffres-clés de l'agglomération (au 1er janvier 2019) en prenant déjà en compte les communes arrivantes. Le Val d'Europe abrite globalement une population jeune, 68 % de ses administrés ayant moins de 45 ans (les chiffres sont de 55 % pour la France métropolitaine et de 61 % pour l'Île-de-France). Son dynamisme peut s'illustrer également par le taux d'évolution de sa population, qui a augmenté de 34 % entre 2006 et 2016.

Le Val d'Europe, c'est aussi une population particulièrement active. Le taux de chômage est de 7 % (plus largement, 80 % de la population est active, contre 77 % en Seine-et-Marne, 76 % en Île-de-France, 74 % en France métropolitaine).

En effet, quelque 37 000 emplois ont été créés sur le territoire, qui devrait en compter 60 000 à l'horizon 2030 (entre 2010 et 2016 l'emploi a augmenté de 21,7 %). Le ratio emploi/actif est de 1,08 (chaque actif du territoire a potentiellement plus d'un emploi possible).

Les 10 communes du Val d'Europe ont déjà attiré quelque 6 700 entreprises (7 000 établissements au total). De janvier à octobre 2019, elles affichaient un indice de dynamisme de 2,15 et un taux d'implantation de 11,18 % (entre 500 et 600 entreprises s'implantent durant l'année).

Un territoire attractif

À l'instar de l'ensemble du département et de l'hexagone, le Val d'Europe comprend une majorité de TPE-PME (l'étude, de juillet 2018, porte désormais sur les sept communes). Ainsi, 66 % de ses entreprises n'ont pas salarié (indépendants, autoentrepreneurs ou gérants). Sur le plan sectoriel, 21 % des entreprises exercent dans le secteur commercial (en considérant la présence d'enseignes de taille, comme le centre commercial du Val d'Europe), 13 % dans les activités spécialisées (bureaux d'études et techniques, géomètres, cabinets juridiques et notariaux), et 13 % dans les arts et spectacles et autres activités de services. « Malgré les grands porteurs, la répartition sectorielle est relativement équilibrée aujourd'hui », commente Thierry Cerri.

Les données de l'Insee en matière de migrations professionnelles confirment l'attractivité du territoire. Sur les 18 000 Valeuropéens en emploi, 34 % travaillent au Val d'Europe, 35 % sur la Métropole du Grand Paris, 9 % sur Marne-et-Gondoire, et 8 % sur Paris-Valée de la Marne. À l'inverse, les 26 800 personnes qui travaillent au Val d'Europe proviennent de 660 communes. 23 % d'entre eux habitent sur le territoire, 13 % viennent de Marne-et-Gondoire, 9 % de Paris-Vallée de la Marne et Pays Créçois, 16 % de la Métropole du Grand Paris. « C'est un territoire qui attire une population tout autour du Val d'Europe », commente Béatrice Lajus-Laulan.

L'attractivité étant aussi liée aux déplacements, le pôle économique a ensuite évoqué les évolutions en matière de transports. Les RER s'arrêtant à Serris sont notamment passés de 11 à 20 trains dans le sens Paris-Serris, et de 15 à 18 trains dans le sens Serris-Paris. Par ailleurs, la 1re phase (ligne Esbly-Chessy Val d'Europe) de transports collectifs en site propre (transports bénéficiant de voies réservées) verra le jour en 2025. Il est aussi prévu un réaménagement de la gare d'Esbly. L'agglomération va également développer en 2020 son maillage vélo, avec l'objectif d'atteindre 12 % de part modale en 2025 (un réseau structurant et secondaire sera développé dans toutes les ZAC). Jean-Paul Balcou, président de Val d'Europe Agglomération, a finalement précisé qu'un accord avec le préfet de Région Michel Cadot avait été trouvé pour la création d'un “demi-barreau sud”, qui devrait être opérationnel en 2022. « Cela permettra aux personnes qui veulent emprunter l'autoroute d'éviter Bailly-Romainvilliers, Serris et Magny-le-Hongre. C'est relativement satisfaisant, mais à l'avenir il faudra que ce péage disparaisse de notre paysage, c'est un vrai fléau ».

Des projets se dessinent

« Sachez qu'il y a énormément de possibilités, vous trouverez tous types de superficies et de programmes », ajoute Béatrice Lajus-Laulan. Le territoire peut en effet (1er semestre 2019) compter sur quelque 30 605 m2 de bureaux, 36 000 m2 de locaux d'activité, 6 121 m2 de locaux commerciaux, 61 hectares de foncier et 13 000 m2 de logistique.

Parmi les grands projets, du Val d'Europe, le service économie du Val d'Europe a notamment évoqué le port fluvial de Coupvray, qui devrait accueillir 80 anneaux. Les travaux pourraient commencer l'année prochaine et durer deux ans (une étude d'impact est notamment en cours). Le projet s'inscrit dans le parcours touristique fluvial d'Île-de-France et de Seine-et-Marne. À destination des bateaux de croisière et marinier, le projet intégrerait des logements et des commerces autour des bassins du port.

Concernant le pôle d'enseignement supérieur, un nouveau bâtiment de 5 000 m2 (université de Paris-Est Marne-la-Vallée) sera développé sur la ZAC des Gasset. L'agglo pourrait également accueillir un pôle d'enseignement universitaire privé. Il serait dédié à des formations de haut niveau (de type business scool), notamment dans le tourisme. Ce pôle d'enseignement pouvant accueillir plus de 10 000 étudiants s'inscrirait dans une programmation comprenant logements pour étudiants, services, équipements de loisirs et sportifs, parc paysager, etc.

Parallèlement, l'Université Deloitte, projet « à forte valeur ajoutée pour la notoriété du territoire », prendra place sur une parcelle de 147 408 m2, en plein cœur du golf Disneyland à Bailly-Romainvillers. Le centre occuperait une surface de 21 895 m² dont 12 865 m² pour l'hébergement. Plus de 200 personnes en équivalent temps plein seraient accueillies pour y travailler et 500 personnes pour leur formation. Le chantier devrait démarrer début 2019 pour une mise en service du campus en juin 2021.

L'agglo réfléchit également à la construction d'une enceinte sportive, capable d'accueillir entre 6 000 et 8 000 personnes pour des compétitions sportives de haut niveau ainsi que des événements. On citera enfin la construction pour Villages Nature de 242 cottages supplémentaires aux 1 730 hébergements existants et la volonté émise par Val d'Europe de proposer une structure pouvant entraîner les athlètes à l'occasion des JO de Paris 2024. Le Département a débloqué une aide pour faciliter ce type de projets.

Une convention signée avec Action Logement

Cette soirée a aussi été l'occasion pour Val d'Europe Agglomération de signer une convention de partenariat avec le groupe Action logement. Les objectifs poursuivis par ce document ? « Partager un diagnostic et une expertise commune en faveur d'une meilleure connaissance des besoins sur le territoire, développer une offre de logements adaptée et raisonnée pour les travailleurs actuels, permettre d'améliorer plus encore l'attractivité pour les futurs salariés du territoire, et développer une politique immobilière et d'habitat conjointes ». Pour ce faire, Action Logement dispose d'une offre pour faciliter l'accès au logement, aider les salariés à devenir propriétaire, ou encore les accompagner dans leurs projets de travaux.




Quentin CLAUZON
Journaliste

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