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Le capital humain, 1er levier de l'amélioration de la compétitivité des entreprises

A l'heure où le gouvernement lance la deuxième phase de la Nouvelle France industrielle dont l'objectif est d'accompagner la modernisation du tissu industriel, Deloitte publie avec L'Usine Nouvelle une enquête sur la compétitivité des entreprises et des usines françaises. Si l'innovation et l'efficacité de l'outil de production sont au programme, la motivation et le bien-être des salariés sont considérés désormais comme le premier levier de compétitivité.
Le capital humain, 1er levier de l'amélioration de la compétitivité des entreprises

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Des entreprises françaises confiantes concernant leur compétitivité actuelle et future, malgré des marges qui restent trop faibles

Une large majorité des entreprises estime que leur positionnement concurrentiel sur leur marché respectif est satisfaisant puisque 78%% d’entre elles (contre 67%% en 2014) s’estiment compétitives voir très compétitives, et ce malgré des marges qui restent plus que jamais sous pression et évoluent encore négativement en 2014.

Un vent d’optimisme donc car même 2016 est anticipée par les entreprises comme une année d’embellie puisque plus de 55%% d’entre elles affirment qu’elles seront encore plus compétitives qu’en 2015. Cette tendance positive (+13%% sur 2 ans) semble confirmer que les mesures gouvernementales prises (CICE et BPI) pour renforcer la compétitivité des entreprises françaises ont des effets concrets et espérés à court terme, de même que la parité euro/dollar, la baisse des taux d’intérêt de la banque centrale et la baisse du coût de l’énergie.

Cette confiance croissante dans l’avenir incite par ailleurs les entreprises industrielles à renforcer leurs investissements en R&D puisque 20%% comptent y consacrer plus de 7%% de leur chiffre d’affaires alors que seulement 9%% pensaient le faire l’an passé.

Protection des marges, innovation et croissance au cœur des enjeux stratégiques de l’industrie

Dans un contexte économique hautement concurrentiel et difficile, il n’est pas étonnant de constater que l’effort pour tenir les marges (54%%) est l’enjeu prioritaire des entreprises industrielles.

L’innovation (51%%) arrive en seconde position des enjeux stratégiques, ce critère étant souvent considéré par les entreprises comme le meilleur moyen pour conserver, capter et développer de nouveaux marchés et protéger les marges. Bien que représentant deux sujets d’actualité potentiellement porteurs de compétitivité, les entreprises industrielles ne mettent que très minoritairement dans leurs priorités les thèmes environnementaux (10%%) et digitaux (8%%).

Chez les entreprises non industrielles, avoir une croissance pérenne (52%%) constitue l’enjeu stratégique prioritaire. Avec 43%% des réponses, l’évolution des attentes et du comportement des clients arrive à la 2ème place, et la pression sur les marges se classe en troisième position, citée par 39%% des répondants. Notons aussi que la prise en compte des évolutions liées au digital fait déjà très clairement partie des enjeux stratégiques chez les entreprises non industrielles (30%%).

Le capital humain, et en particulier la motivation et le bien-être des salariés plébiscités comme levier clé d’amélioration de la compétitivité

Avec la motivation et le bien-être des salariés (55%%), la qualification des salariés (41%%) et la qualité des managers (38%%), le capital humain, qui place l’homme au cœur de la démarche d’excellence opérationnelle, occupe la 1èreplace des critères améliorant le plus la compétitivité.

Didier Taupin, associé responsable de l’activité conseil de Deloitte indique d’ailleurs : « Les évolutions de plus en plus rapides indispensables pour conserver et accroître la compétitivité nécessitent de la part des entreprises des efforts sans précédent pour développer l’engagement de leurs collaborateurs, pour créer des leaders plus nombreux et influents et pour former de façon beaucoup plus systématique et raisonnée l’ensemble de leurs collaborateurs »

A la 2ème place, l’innovation produit (46%%) et la R&D (41%%) restent clairement pour les répondants des piliers fondamentaux d’une entreprise compétitive. Pour Jean-Marc Liduena, associé stratégie et innovation de Monitor Deloitte, « Aux méthodes traditionnelles et éprouvées de développement de l’innovation, les entreprises doivent aujourd’hui ajouter le potentiel du numérique dans ce domaine, en particulier le crowdsourcing, interne et externe ».

Enfin, l’efficacité de l’outil de production se positionne à la 3ème place des critères prioritaires de compétitivité. « L’industrie française doit relever le défi du numérique et exploiter les données des objets connectés pour optimiser le système de production. En impliquant clients et fournisseurs dans la chaîne de valeur à travers les objets connectés, l’entreprise pourra améliorer à la fois sa qualité de service et ses marges. » estime Magali Testard, associée responsable conseil en achats et supply chain chez Deloitte.

Un consensus très large sur l'identification des freins à la compétitivité des entreprises françaises

Pour les entreprises de tous secteurs, les freins à la compétitivité sont, sans surprise, la complexité réglementaire (46%%), le coût du travail (36%%) et le droit du travail (31%%). Aucun autre critère n’obtient le vote de plus de 13%% de répondants.

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