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Le boom du covoiturage

Économique et écologique. En ces temps de crises énergétique et climatique, le covoiturage a le vent en poupe un peu partout en France.
Karos est le leader européen du “court-voiturage” domicile-travail, avec plus de 250 entreprises partenaires.
© Karos - Karos est le leader européen du “court-voiturage” domicile-travail, avec plus de 250 entreprises partenaires.

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C’est le cas notamment en Seine-et-Marne, département qui a adopté avec succès ce mode de déplacement. Face à cet engouement, le Gouvernement a décidé d’accélérer. Il vient, en effet, de présenter un plan d’une durée de cinq ans (2022-2027) et d’un montant de 150 millions d’euros. Son objectif est de développer ce type de transport et d’encourager notamment les trajets de moins de 80 kilomètres, comme ceux effectués entre le domicile et le lieu de travail. Pas moins de 14 mesures devraient commencer à entrer en vigueur à partir du 1er janvier.

Partager son trajet en voiture sur de courtes distances : cette façon de se déplacer, à la fois écolo, solidaire et rentable, connaît un succès grandissant au point que le Gouvernement a classé cette thématique au rang de ses priorités. Gros plan sur une “révolution” en marche.

La Seine-et-Marne en pointe

Avec 43 088 covoiturages enregistrés en octobre et 45 119 en novembre, la Seine-et-Marne est le 4e département français en matière de covoiturage, juste derrière la Seine-Maritime (en tête avec 85 445 covoiturages en novembre), l’Essonne (72 046) et les Yvelines (47 448). Le territoire seine-et-marnais devance ses voisins des Hauts-de-Seine (42 493), du Val-de-Marne (41 896) et de la Seine-Saint-Denis (32 753), selon les chiffres communiqués par l’Observatoire national du covoiturage (ONC). Véritable référence rattachée au ministère des Transports, cette plateforme agrège chaque mois les données de 21 opérateurs de covoiturage. Au niveau régional et toujours pour le mois de novembre, on constate la même domination francilienne. L’Île-de-France arrive, en effet, logiquement et largement en tête avec 225 000 covoiturages, loin devant la Normandie (91 004) et les Pays de la Loire (81 175). Au total, l’ONC a comptabilisé 666 416 trajets sur cette période, soit une augmentation de 6,49 % entre les mois d’octobre et de novembre. Un record historique selon la plateforme du ministère des Transports. À noter que de nombreuses entreprises implantées en Seine-et-Marne mettent en place des dispositifs pour favoriser les trajets domicile-travail. On peut citer notamment FM Logistic, Boiron, Richemont, Leclerc, UPS, C Logistics, Safran et La Poste. Les avantages qu’elles peuvent en retirer sont multiples : augmentation du pouvoir d’achat de leurs salariés, amélioration de la cohésion de leurs équipes, réduction de l’empreinte carbone et optimisation des places de stationnement. Des écoles, des universités (Ascencia Business School à Lognes, CFA Descartes à Champs-sur-Marne et ESIEE à Noisy-le-Grand, une école d’ingénieurs située à proximité de la Seine-et-Marne) et des établissements de santé (hôpital Forcilles à Férolles-Attilly) ont emboîté le pas des entreprises et sont désormais adeptes du covoiturage.

Les courtes distances ciblées

Alors que le covoiturage longue distance s’est rapidement démocratisé, celui concernant les courtes distances demeure encore en retrait. Ce sont justement ces brefs trajets, ceux effectués généralement entre le domicile et le travail, que le Gouvernement a décidé de privilégier dans le cadre de son plan “covoiturage du quotidien 2022-2027”. L’objectif est d’atteindre trois millions de voyages de ce type chaque année d’ici 2027. Quand on sait que 50 millions de voitures circulent chaque jour avec un siège vide, la marge de progression est forcément énorme.

Un bonus incitatif de 100 euros

Trois mesures phare se dégagent du plan gouvernemental annoncé il y a quelques semaines. Les deux premières consistent en un soutien financier de 100 millions d’euros aux collectivités qui vont favoriser le covoiturage et consentir un effort sur le développement d’infrastructures idoines (aires, voies dédiées, lignes de covoiturage…). La troisième mesure va prendre la forme d’un bonus incitatif de 100 euros pour tous les nouveaux conducteurs proposant de transporter des passagers. Les plateformes de covoiturage s’engagent à virer le montant en deux versements : 25 euros dès le premier trajet et les 75 euros restants lorsque le covoitureur aura réalisé neuf trajets supplémentaires dans un délai de trois mois. Pour les automobilistes qui joueront le jeu, c’est la perspective, selon la promesse du Gouvernement, de réaliser une économie moyenne de 2 000 euros par an. Du côté des professionnels du secteur, dont le géant BlaBlaCar, ces mesures ont été accueillies avec enthousiasme.

Une forte hausse attendue en 2023

Avec l’instauration prochaine de ces différentes mesures, on s’attend donc à une augmentation sensible des trajets de courte distance au cours de l’année 2023. C’est surtout la mise en place du bonus incitatif de 100 euros qui devrait provoquer un afflux de nouveaux inscrits. Conséquence immédiate : les passagers vont être très courtisés. Pour bénéficier de ce coup de pouce financier, les futurs covoitureurs devront s’inscrire sur une application agréée et dédiée à la courte distance (Karos, Klaxit ou BlaBlaCar Daily). Ainsi, sur l’application Karos (leader européen du “court-voiturage” domicile-travail, avec plus de 250 entreprises partenaires), tout est très simple : le conducteur nouvellement inscrit peut appuyer sur la touche “Inviter”, permettant ainsi à son ou à ses futurs passagers de le rejoindre sur l’application. Toujours chez Karos, une attention toute particulière va être apportée aux passagers qui ne bénéficient pas de la gratification de 100 euros. 10 trajets gratuits leur seront, par exemple, offerts à partir du 1er janvier (certaines entreprises partenaires font même déjà bénéficier à leurs salariés de six mois de trajets gratuits). D’autres plateformes devraient également proposer cette offre promotionnelle durant les prochaines semaines. Mais cette tendance à la hausse est observée depuis quelque temps déjà. C’est notamment le cas chez Karos où deux tiers de ses conducteurs effectuent déjà plus de 10 covoiturages par mois. La mise en œuvre du bonus ne devrait donc qu’amplifier ce phénomène, car la motivation de poursuivre jusqu’au 10e trajet sera forcément plus élevée. Un pari d’autant plus gagnant que les covoitureurs de Karos accomplissent actuellement les 10 voyages en l’espace seulement de deux semaines. En 2023, prendre la route pourrait bien devenir un plaisir partagé…

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