AccueilTerritoiresCollectivitéLe Bocage Gâtinais refuse les déchets du Grand Paris Express

Le Bocage Gâtinais refuse les déchets du Grand Paris Express

La résistance s’organise au sein des villages de Thoury-Ferrottes, Voulx et Chevry-en-Sereine pour empêcher le stockage de près de deux millions de tonnes de déchets inertes issus du Grand Paris Express.
Objet d’une polémique, le terrain de Thoury-Ferrottes pourrait accueillir 1,8 million de tonnes de déchets issus du chantier du Grand Paris Express.
© DR - Objet d’une polémique, le terrain de Thoury-Ferrottes pourrait accueillir 1,8 million de tonnes de déchets issus du chantier du Grand Paris Express.

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C’est un projet qui enflamme le petit territoire du Bocage Gâtinais, près de Montereau-Fault-Yonne. Le village de Thoury-Ferrottes (700 habitants) pourrait, en effet, accueillir prochainement 1,8 million de tonnes de déchets, issus du chantier du Grand Paris Express (GPE), sur un terrain privé (le lieu-dit “Les Justices”), qui serait transformé en décharge à ciel ouvert durant 15 ans.

Plusieurs collectifs locaux de défense de l’environnement ont décidé de lutter contre ce projet porté depuis mai 2022 par la société Docks, de Limeil-Brévannes (DLB), basée à Bonneuil-sur-Marne (Val-de-Marne).

Selon les membres de “Stop Décharge Gâtinais”, “Entre Vents et Bocage” et “Environnement Bocage Gâtinais” (EBG), ces déchets contiendraient des métaux lourds comme de l’arsenic, du cuivre, du mercure, du plomb, des sulfates et de la pyrite, (cette dernière déjà retrouvée dans les déblais du GPE). Autant de substances qui possèdent des taux trois fois supérieurs à ceux certifiés “Installation de stockage et de déchets inertes” (ISDI), toujours selon les collectifs.

Outre cette pollution des sols, de l’air et de l’eau, les autres craintes exprimées concernent les risques sur la biodiversité, la baisse de la valeur de l’immobilier et les nuisances sonores liées au passage quotidien de camions et à l’installation d’une éventuelle usine de concassage-criblage.

Décision de la Préfecture le 20 février

Les collectifs ont lancé une pétition qui a déjà rassemblé plus de 1000 signatures, tandis que les conseils municipaux des communes concernées ont déjà voté contre ce projet. Seul bémol, la consultation publique, organisée par la mairie de Thoury-Ferrottes du 17 octobre au 14 novembre 2022, n’aurait pas fait l’objet d’une assez grande publicité.

Toujours est-il que le sentiment d’être la “poubelle du Grand Paris” est largement partagé par les militants écologistes et les élus locaux comme Patrick Septiers, ancien président (UDI) du département et actuel conseiller départemental du canton de Montereau-Fault-Yonne, et François Deysson, maire de Villecerf et président de l’association des maires ruraux de Seine-et-Marne.

La balle est désormais dans le camp de la préfecture de Seine-et-Marne, qui a jusqu’au 20 février pour trancher cette question.

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