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La scierie Roëser à l’ère du numérique

Fondée à la fin du XVIIIe siècle et implantée à Crécy-la-Chapelle, la plus ancienne scierie d’Île-de-France mise sur l’automatisation.
La scierie Roëser à l’ère du numérique
© Roëser

ÉconomieVie des entreprises Publié le ,

Un investissement maximum pour un minimum de gâchis. La scierie Roëser, dernière de ce genre en région parisienne, a décidé de se convertir au numérique. Pour cela, elle va acquérir pour 5,5 millions d’euros une machine dernier cri, entièrement automatisée. Longue de 100m, elle va permettre des découpes de troncs avec un minimum de pertes, grâce à un logiciel intelligent. Résultat de ce pari technologique : la capacité de production devrait passer de 2 200 m3 à plus de 12 000 m3 annuels. Même si sa mise en service n’est programmée que pour la fin de l’année 2023, ce sera tout simplement une première mondiale pour une scierie de chêne.

Mais ce n’est pas sur le site historique de Crécy-la-Chapelle que cette unité de production va œuvrer. C’est à quelques kilomètres de là, à Giremoutiers, que Roëser a décidé de l’installer. Les rumeurs de départ, qui circulaient jusque-là, étaient donc infondées. L’entreprise demeure fidèle à son fief de Crécy (qui conserve son espace d’achat et de revente, ainsi qu’un petit site de transformation), mais songeait simplement à s’agrandir. La scierie a juste cédé un hangar et un terrain au promoteur immobilier Icade, pour le lancement d’un programme, qui comprendra des logements, un parking et des commerces.

Reste qu’à Giremoutiers, c’est bien un projet de scierie industrielle entièrement numérique qui verra le jour l’an prochain. Pour la direction de Roëser, c’était devenu un besoin impérieux, vu les innombrables demandes qui affluaient.

Soutenu par la Région Île-de-France et par l’État (Valérie Pécresse avait visité la scierie en mai 2021, tandis que Franck Riester, alors ministre délégué au Commerce extérieur, s’était déplacé en juin dernier), ce projet aura aussi pour avantage de mettre fin à une anomalie écologique. En effet, la plus grande partie de la production forestière française est traditionnellement exportée en Chine pour revenir ensuite transformée. Avec cette scierie nouvelle génération, plus besoin pour le bois tricolore de traverser les continents. Roëser et son directeur, Armand de Laubrière, ont désormais toutes les cartes en main pour valoriser le savoir-faire français et développer une filière industrielle régionale doublée d’une économie durable. Malgré ses quelque 240 ans, la vénérable entreprise de Crécy-la-Chapelle est à la pointe du progrès.

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