AccueilActualitéLa moisson seine-et-marnaise satisfaisante malgré la sécheresse

La moisson seine-et-marnaise satisfaisante malgré la sécheresse

Les moissons se terminent et elles sont meilleures qu'attendues. Les agriculteurs redoutaient en effet la sécheresse, historique depuis 40 ans. Mais la canicule, arrivée trop tardivement, n'a pas eu d'effet sur la maturité du grain semé suffisamment tôt.
La moisson seine-et-marnaise satisfaisante malgré la sécheresse
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Cette année, la moisson est exceptionnellement bonne dans le département. Les coopératives sont satisfaites en Essonne, dans les Yvelines, dans le Val d’Oise et en Seine-et-Marne. Elles évoquent « une bonne campagne avec une qualité globalement au rendez-vous malgré des rendements hétérogènes sur le territoire ». Pourtant, le déficit hydrique important laissait craindre. Mais les agriculteurs avaient fait de bonnes réserves d’eau et les températures ne dépassaient pas 25°. Au contraire de l’année dernière, la faible humidité n’a pas eu d’effet sur la récolte comme en 2014 où elle avait connu 70 %% de pertes. Les résultats sont malgré tout assez hétérogènes dans le département.

La sécheresse attaque principalement les cultures qui ont peu d’enracinement. Ainsi les orges de printemps plantées en janvier ont bien résisté (avec des rendements de 85 à 90 q/ha) tandis que celles semées plus tard connaissent une moins bonne récolte (65 à 70 q/ha avec des minima à 50).

Reste la récolte du maïs dont les agriculteurs redoutent la destruction en partie à cause des nombreux feux (plus d’une centaine de départ cet été dont 25 pour la seule journée du 16 juillet. Ces incendies ont déjà détruit plusieurs centaines d’hectares.

Une interrogation sur les prix

La très courte durée de la moisson (trois semaines en moyenne) a créé une forte pression sur les prix. Or, comme les agriculteurs cherchent à en vendre le maximum d’ici septembre ou octobre, cela occasionne une saturation du marché et fait inexorablement chuter les prix.

D’autres agriculteurs sont quant à eux inquiets à cause du taux de protéines dans le blé, un peu faible cette année et qui pourrait réduire la commercialisation (au plus bas 10,8 %% au Nord des Yvelines et dans le Val-d’Oise contre 11,2 %% au plus haut en Essonne).

Rendement et qualité sont au rendez-vous dans le département

Les récoltes 2015 de cultures d’hiver sont très bonnes. Les rendements des céréales à paille sont de bons à excellents. La qualité est globalement satisfaisante, voire très bonne pour certaines caractéristiques technologiques.

Le blé connaît un rendement moyen à 87,5 s/ha de blé, ce qui représente deux à trois quintaux de plus qu’en 2014, donc est largement au dessus de la moyenne mais il manque un peu de protéine dans le blé. Son poids spécifique est supérieur à 80, ce qui est un résultat exceptionnel.

L’avoine et les pois résistent au temps avec une moyenne de 80 q/ha. Le colza s’en sort plutôt bien avec des rendements de 30 à 45 q/ha, même si c’est un peu inférieur par rapport à l’année dernière. Seules les févéroles s’annoncent décevantes cette année et n’ont rapporté que 25 à 30 q/ha de piètre qualité à cause d’un défaut de produits phytosanitaires. Les orges d’hiver connaissent 10,2 de taux de protéine et une récolte de 87-88 q/ha.

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