Les avocats de Melun affichent leur inquiétude

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Les avocats de Melun affichent leur inquiétude
© Barreau de Paris - Le 15 février dernier, les avocats de Paris ont manifesté sur les marches du Palais.

Les avocats de Melun ont rejoint le mouvement national contre la réforme pour la modernisation de la justice menée par la Chancellerie, dont les conséquences effectives restent obscures.

Dans un communiqué, le barreau de Melun a annoncé se joindre au mouvement national du jeudi 15 février dernier pour le maintien des 164 tribunaux de grande instance et des 36 cours d'appel de plein exercice.

Une mobilisation qui traduit « la gravité des enjeux et des inquiétudes face au manque persistant de moyens de la justice et aux modalités de traitements des cinq chantiers ouverts par la garde des Sceaux ». Les avocats melunais demandent le maintien du nombre de juridiction en plein exercice actuel afin de garantir la justice de proximité et l'accès au juge.

Parallèlement, ils dénoncent « un simulacre de concertation de la part de la chancellerie sur des questions complexes ». Pour eux, l'absence de transparence et d'études d'impact sur les projets envisagés par la Chancellerie font défaut. Ils rappellent également que le manque de moyens humains et matériels va empêcher la réalisation des objectifs visés.

De la même façon le barreau dénonce l'impossibilité de mettre en place une justice totalement numérisée du fait de ce manque de moyens et rappelle que l'accès pour les justiciables y est également rendu difficile « pour des raisons techniques et humaines ».

Enfin, ils confirment leur attachement à une « justice humaine et géographiquement accessible à tous, gage du respect des droits de chacun ».

Les TGI de Fontainebleau et Meaux mobilisés
La journée d'action a également gagné le palais de justice de Meaux, où avocats, magistrats et autre personnels de justice ont manifesté. Le président du TGI Bertrand Menay avait à ce titre rappelé lors de la rentrée solennelle que le greffe était en sous-effectif de près de 20 %, celui du tribunal d'instance de Meaux de 30 % et que « les effectifs de magistrats ne sont pas en situation plus brillante ». Au TGI de Fontainebleau, élus et avocats se sont mobilisés sur les marches du palais devant la crainte de la suppression de leur juridiction.




Quentin CLAUZON
Journaliste

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