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La-Ferté-sous-Jouarre : une maison médicale pour 2021

Des généralistes, des spécialistes, mais aussi des professionnels du paramédical s'installeront dans cet espace de quelque 1 100 m2.
La-Ferté-sous-Jouarre : une maison médicale pour 2021
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TerritoiresCollectivité Publié le ,

La commune de la Ferté-sous-Jouarre a signé le mois dernier la mise à disposition du terrain à la communauté d'agglomération pour y construire une maison médicale. Il s'agit d'un ancien centre technique (situé non loin de l'école du Pâtis), qui sera démoli d'ici la fin du 1er trimestre. En lieu et place sera édifié un bâtiment de 1 100 m2 de deux étages, dont l'ouverture est programmée pour septembre 2021. Une dizaine de bureaux prévue (et leurs salles d'attente) à destination des médecins généralistes et des spécialistes, ainsi qu'un laboratoire d'analyses médicales de 300 m2. Ce à quoi il faut ajouter des locaux dédiés aux professions paramédicales à l'étage et deux studios dédiés aux internes et aux stagiaires.

« Des médecins locaux participent d'ores et déjà à la définition d'un projet médical commun. Ils intégreront la maison médicale dès son ouverture, avec l'objectif d'attirer d'autres praticiens de santé », précise la collectivité, qui a déjà pris contact avec des médecins généralistes, un urgentiste et un ophtalmologue. D'un coût de trois millions d'euros, la structure bénéficie des subsides du Département, de l'ARS et de l'État.

Une étude confirme le besoin

Selon cette étude, en raison d'un décalage croissant entre l'offre et la demande de soins, l'accessibilité géographique aux médecins généralistes a baissé de 3,3 % entre 2015 et 2018. En 2018, les Français ont accès en moyenne à 3,93 consultations par an et par habitant, contre 4,06 consultations en 2015. Les inégalités s'accentuent entre les communes les moins bien dotées et celles qui le sont le plus. L'étude confirme que cette baisse est liée au départ à la retraite des médecins et à leur non-remplacement en raison de l'effet numerus clausus (année 1070-1980). L'étude montre aussi une corrélation forte entre la sous-densité médicale, la faible attractivité et le sous-équipement. Les zones qui demeurent sous-denses sont moins bien équipées que la moyenne en commerces, établissements scolaires ou équipements sportifs et culturels.

Le Département a d'ailleurs prévu de lancer bientôt un plan pour lutter contre cette désertification médicale. En Seine-et-Marne, le ratio moyen (rendez-vous médicaux par habitant et par an) est en effet inférieur à 1,6.

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