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L'EDF Lab à la pointe de la transition énergétique

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L'EDF Lab à la pointe  de la transition énergétique
@ MSM

C'est à Ecuelles (commune de Moret-Loing-et-Orvanne), sur les terres de Patrick Septiers, le président du Département, que s'est rendue Elisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire, pour inaugurer de nouvelles installations d'essais pour la transition énergétique basées au centre de recherche et développement EDF Lab Les Renardières.

Plus grand site en superficie de R & D du groupe EDF en France, le site des Renardières fait office de figure de proue en matière de transition énergétique, avec la mise en place de bornes de recharge de très forte puissance, d'un laboratoire de tests et d'expertise de batteries et d'une maquette permettant d'étudier la sûreté des enceintes nucléaires. C'est sur ces trois sites que s'est rendue la ministre, avant de s'entretenir avec le P.-D.G. d'EDF, Jean-Bernard Lévy, et de dévoiler une plaque marquant cet engagement du groupe en faveur de la transition énergétique. L'entreprise compte en effet jouer un rôle essentiel en la matière, dans le cadre de la mise en œuvre de la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) et de l'objectif d'atteindre la neutralité carbone en 2050.

« Il nous faut aujourd'hui réinventer l'avenir énergétique de la France ». C'est au sein même du plus grand site de recherche et développement du Groupe EDF en France, l'EDF Lab Les Renardières d'Ecuelles, que s'est rendue Elisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire, pour inaugurer de nouvelles installations d'essais innovantes dédiées à la Transition écologique. « Depuis 1964, les équipes d'EDF inventent ici l'avenir et c'est avec vous, j'en suis persuadée, que nous allons réussir », a rappelé la ministre en fin de visite, ajoutant que le groupe, en tant qu'entreprise historique dans le domaine de l'énergie, était un acteur majeur du défi de la transition énergétique. En effet, sous l'effet notamment de la loi énergie-climat votée en novembre, de « grands objectifs » ont été fixés visant à ce que la part du nucléaire dans le mix électrique soit ramenée à 50 % de la production en 2035, avec 40 % d'énergies renouvelables d'ici 2030.

Un plan pluriannuel de l'énergie, en cours d'élaboration, sera aussi lancé en 2020 et il est prévu d'atteindre la neutralité carbone en 2050. « Pour massifier les énergies renouvelables, les filières à fort potentiel en France sont connues. Ce sont l'éolien offshore et le photovoltaïque », a indiqué Elisabeth Borne. Concernant le photovoltaïque, la multiplication par cinq de la puissance d'ici 2028 (passage à 36 GigaWatts, avec un palier en 2023 de 20 GW) étant actée, il s'agit dorénavant, selon la ministre, de trouver les moyens de produire, de stocker et de distribuer de façon efficace et compétitive les énergies renouvelables et d'accélérer cette transition. « Il faut pour cela innover sans cesse comme ici, aux Renardières, et les équipes d'EDF auront un rôle essentiel pour construire et mettre en œuvre ce nouveau mix énergétique », a assuré Elisabeth Borne.

À ce titre, la ministre, notamment accompagnée de Patrick Septiers, président du Département, et de Jean-Bernard Lévy, P.-D.G. d'EDF, a visité de nouvelles installations de test de bornes de recharge de très forte puissance.
« La mobilité électrique va permettre de décarboner les transports, qui représentent 40 % des émissions en France et le déploiement d'infrastructures de recharge est fondamental de ce point de vue », a souligné le patron d'EDF.
« Nous avons eu l'occasion de voir de façon anticipée ce qui pourra être au bord de nos routes et de nos autoroutes, c'est-à-dire des bornes de recharge extrêmement rapides permettant de rendre les services qu'attendent les conducteurs de véhicules électriques, sans mettre en péril le réseau électrique », a-t-il poursuivi, complété par Elisabeth Borne qui a assuré que les automobilistes s'y convertiraient si des points de recharge suffisamment rapides et nombreux étaient déployés. « Avec deux plateformes de tests dédiées, EDF prend le chemin pour être un acteur incontournable de la mobilité électrique et peut-être demain le leader européen du smart charging », a estimé la ministre.

La recherche en matière « d'agrivoltaïsme » a aussi été présentée à la ministre : le dispositif Agri PV, consistant à placer à cinq mètres au-dessus de la luzerne (actuellement) des panneaux solaires pour « voir s'il est possible d'utiliser du foncier pour sa capacité énergétique et en matière de culture et d'alimentation ». « Ce déploiement du photovoltaïque doit se faire dans le respect des usages diversifiés de la terre et ce dispositif permet de les réconcilier », a salué Elisabeth Borne.

Concernant les efforts à fournir en matière de stockage, la délégation s'est ensuite rendue au sein du laboratoire de test et d'expertise consacré aux batteries. « Ce moyen d'essai nous permet de reproduire les conditions d'utilisation des batteries en situation réelle », a explicité Jean-Bernard Lévy, indiquant qu'un autre laboratoire permettait d'évaluer la fin de vie des batteries utilisées dans l'automobile.

Au-delà des innovations dédiées au déploiement des énergies renouvelables, la délégation s'est rendue au pied de la maquette Vercors, une réplique bardée de capteurs à l'échelle 1/3 des enceintes de confinement qui protègent le cœur des réacteurs des centrales nucléaires (58 réacteurs sont actuellement exploités en France). Son objectif ?
Mesurer certains indicateurs sur la résistance mécanique et l'étanchéité de ces murs de protection, afin d'anticiper la façon dont le béton va vieillir (Un an d'exploitation de la maquette à l'échelle 1/3 aux Renardières équivaut à 10 ans d'exploitation sur le parc nucléaire). « Nous pouvons ainsi nous assurer du bon fonctionnement et de la sûreté dans la durée du parc nucléaire », a indiqué la ministre de la Transition écologique.

Souhaitant faire part de toute son admiration et de sa fierté en tant que Seine-et-Marnais et Morétain d'avoir « un centre d'une telle qualité et d'une telle réputation », Patrick Septiers a estimé que le défi de la transition énergétique nécessitait le concours de tous pour être relevé, qu'ils soient ingénieurs, élus ou citoyens. L'ancien maire de Moret-sur-Loing a aussi rappelé la mise en place par le Département d'un schéma de méthanisation visant à atteindre, à l'horizon 2030, 69 % d'autonomie au biogaz. « En vue de l'autonomisation de notre consommation d'énergie et afin de réduire le gaspillage, le Département accompagne les EPCI dans le déploiement des plateformes territoriales de rénovation énergétique », a ajouté l'élu, expliquant qu'il s'agissait de « guichets uniques destinés aux particuliers qui ont encore besoin d'être sensibilisés aux processus de rénovation énergétique ».

Accompagnée de Jean-Bernard Lévy, la ministre de la Transition écologique a dévoilé une plaque d'inauguration de ces moyens d'essai, pour marquer ainsi l'engagement d'EDF en faveur de la « transformation énergétique ».

Le laboratoire de tests et d'expertise de batteries

« Pour répondre aux enjeux de la transition énergétique, EDF a lancé un Plan Stockage. La R&D y contribue fortement en étudiant, entre autres, la durée de vie, la sécurité et les performances des batteries qui sont un élément important pour l'insertion d'énergies renouvelables intermittentes sur les réseaux électriques à différentes échelles ainsi, que pour de nombreux nouveaux besoins grandissants, dont la mobilité électrique.

À travers le Plan Stockage, EDF compte déployer d'ici 2035, 10 GW de stockage d'énergie à travers le monde dont 8 GW de batteries. Afin d'atteindre cet objectif, les équipes d'EDF R&D sont mobilisées avec une expertise poussée et des moyens d'essais de dernière génération. »

RECHARGE DE TRES FORTE PUISSANCE

« Pionnier de la mobilité électrique et acteur de référence aujourd'hui, le groupe EDF accélère son engagement avec son Plan Mobilité Electrique et ambitionne d'être le 1er fournisseur d'électricité pour la mobilité électrique, le 1er exploitant de réseau de stations de charges ainsi que le leader européen du smart charging.

Actuellement, les constructeurs et équipementiers automobiles développent la charge de très forte puissance ou HPC (High Power Charge) pouvant largement atteindre plusieurs centaines de kW afin de réduire sensiblement le temps de charge, un des principaux freins au développement de la mobilité électrique.

Néanmoins, la charge à très forte puissance implique des courants élevés (plusieurs centaines d'ampères) sous des tensions élevées (jusqu'à 1 000 volts) et impacte potentiellement le fonctionnement des convertisseurs, câbles, connecteurs et batteries des véhicules, mais aussi les équipements des réseaux auxquels ils sont raccordés.

Afin de répondre aux nombreux challenges de la HPC (High Power Charge), EDF R&D a lancé la construction d'un nouveau moyen d'essais dédié à la recharge de forte puissance adossé à l'actuel laboratoire mobilité électrique inauguré en 2015. »




Quentin CLAUZON
Journaliste

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