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L'école de production de l'Icam redonne une chance aux jeunes

le - - Économie - Vie des entreprises

L'école de production de l'Icam redonne une chance aux jeunes
@ DR

Former des élèves à des métiers industriels en tension en deux ans, tel est le défi lancé en 2017 par L'Icam, site de Paris-Sénart à Lieusaint.

On peut être une école d'ingénieur réputée et vouloir lutter contre le décrochage scolaire. C'est la particularité du site Paris-Sénart de l'Icam, qui a ouvert une école de production en 2017 (cinq autres sont implantées sur les campus de Toulouse, Lille, Nantes, La Roche-sur-Yon et Vannes). Toutes les écoles de production de l'Icam sont d'ailleurs labellisées par la Fédération nationale des ecoles de production (FNEP).

Spécialisée dans le domaine de l'usinage, cette “ école-entreprise ” accueille actuellement une troisième promotion forte de 12 jeunes (15 -18 ans). Lieu à la fois de formation et de production, cette école a été créée pour permettre à de jeunes décrochés d'apprendre un métier en produisant. Cette pédagogie “ du faire pour apprendre ” est le sens du label des écoles de production de la FNEP que l'Icam met en œuvre sur ses sites.

Encadrés par des maîtres professionnels du secteur industriel, les élèves passent les deux tiers de leur temps à l'atelier (équipé de machines d'usinage modernes) à produire des pièces commandées par des clients réels au prix marché. À l'issue de leur deuxième année, ils passent un CAP de conducteur d'installation de production.

« On leur propose une alternative et une approche très concrète, explique Benjamin Chabroux, le directeur. Le but est de les rendre opérationnels pour des clients qui recrutent. C'est du gagnant-gagnant, car nos partenaires industriels jouent le jeu en nous passant des commandes. On développe donc une véritable activité. » Celle-ci se traduit par un chiffre d'affaires qui s'est élevé à 100 000 euros en 2019 (le potentiel de 200 000 euros est accessible d'ici 2022 sous condition d'un soutien par des commandes des industriels locaux). Cette école répond au même cahier des charges d'un sous-traitant classique (réactivité, respect des délais, conformité aux exigences qualité, approche économique industrielle).

Durant leur scolarité, les élèves bénéficient d'un suivi individualisé et régulier assuré notamment par un éducateur. « Sa présence favorise l'accompagnement », souligne Benjamin Chabroux. « On finit par connaître ces jeunes sur le bout des doigts. » Et s'il y en a un dont l'équipe d'encadrement de l'école sont plutôt fiers, c'est Andrea. Diplômé issu de la première promotion, ce jeune de 19 ans a été embauché en septembre dernier par JPB Système, entreprise spécialisée en mécanique et basée sur le site de Paris-Villaroche. Un exemple à suivre.

Contact : 01 81 14 10 00
benjamin.chabroux@icam.fr




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