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L'Ancre de lune, de la friche à l'éco-quartier

Lancé il y a plus de 10 ans, ce quartier de Trilport a régulièrement été distingué, tant à l'échelle nationale que régionale. Il totalisera huit hectares comprenant 44 800 m² de logements et 1 200 m² d'équipements publics.
L'Ancre de lune, de la friche à l'éco-quartier

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À l'origine, le quartier l'Ancre de lune est une friche du petit village de Trilport, laissée à l'abandon et causant de multiples nuisances à son voisinage. Après concertation, c'est « l'option éco-quartier » qui sera choisie pour revaloriser la zone. Dotée de peu de moyens financiers et humains, la ville a tenté malgré tout de faire de ces contraintes des leviers. Elle a ainsi obtenu deux millions d'euros de subvention auprès de la Région dans le cadre des « Nouveaux quartiers urbains » en 2009 et de « 100 quartiers écologiques et innovants », puis 640 000 euros auprès de Grand Paris aménagement.

Le quartier de l'Ancre de Lune de Trilport est conçu dès le départ pour respecter les trois piliers du développement durable. Le social d'abord, avec le renforcement des solidarités, de la mixité sociale et intergénérationnelle. L'environnemental ensuite, dans l'optique de limiter l'empreinte énergétique, avec le développement de transports en communs économes en énergie, un habitat bioclimatique ou encore la production d'énergie renouvelables. Et enfin, le volet économique, avec la création d'emplois locaux et pérennes.

Du béton de chanvre issu de l'agriculture locale

À l'origine, « le site est vide, avec des morceaux de friche en plein centre-ville. Cet espace peu valorisé est paradoxalement dans une grande proximité avec la forêt et avec la Marne, dont les berges sont assez jolies. Une trame en continuité paysagère et écologique s'est donc imposée », expliquait Raphaëlle-Laure Perraudin, architecte, dans le journal local.

L'espace public sera dès lors « fortement végétalisé, à partir d'espèces locales » et un soin particulier sera apporté à la gestion de l'eau. Des matériaux tels que le béton de chanvre, diminuant l'empreinte carbone et issu de l'agriculture locale, seront utilisés. Le cabinet a également souhaité rendre ses bâtiments réversibles.

En outre, 450 logements supplémentaires seront construits pour répondre au vieillissement de la population locale (habitat adapté aux seniors), à l'évolution des modèles familiaux, et aux besoins des jeunes locataires. La proximité avec le pôle gare permettra de limiter l'impact carbone du transport et de favoriser la mobilité douce. Le Foyer Rémois, bailleur social aux 18 000 logements en Seine-et-Marne, construira 45 logements en chanvre et en chaux, achetés localement.

Les travaux, entamés cette année, devraient être finalisés en 2025 et seront découpés en trois phases. La première consistera notamment à lancer les travaux d'aménagements des espaces publics et de deux îlots urbains, (2017 à 2019), la deuxième verra la création d'un parc entouré de nouveaux bâtiments, de (2019 à 2022) et la dernière (2023 à 2025) permettra la reconversion d'une partie de la zone industrielle du 67 avenue de Verdun.

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