AccueilInfos régionL'agglo de Fontainebleau : péripéties d'un rassemblement d'identités

L'agglo de Fontainebleau : péripéties d'un rassemblement d'identités

C'est le 1er janvier dernier qu'est née officiellement la Communauté d'agglomération du Pays de Fontainebleau (CAPF). La naissance de cette intercommunalité très spécifique, entre deux villes à fort développement urbain et 24 petits villages ruraux, a été sujette à de très nombreuses polémiques.
L'agglo de Fontainebleau : péripéties d'un rassemblement d'identités

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La préparation de la future communauté d'agglomération a été riche en péripéties durant l'année 2016. La majorité des petites communes traînaient des pieds pour intégrer la future structure. La plupart des élus concernés étaient contre cette fusion, mais c'est certainement Philippe Douce, le maire de Barbizon, qui fut le plus véhément, allant jusqu'à faire voter une motion demandant le rattachement de son village à la communauté de communes de Milly-la-Forêt (Essonne). Cette action très symbolique reflétait le mal-être de tous ces villages, craignant de se faire avaler par Fontainebleau et de perdre ainsi tout pouvoir.

Fontainebleau et sa voisine, Avon, représentent à elles seules plus de 40 % des quelque 70 000 habitants de la CAPF, mais aussi 23 des 61 membres du Conseil d'agglomération. Cette situation a généré beaucoup de négociations lors de l'élection du président et des vice-présidents.

Élections et fonctionnement

La nomination du président a été une surprise. Alors que Frédéric Valletoux, le maire bellifontain, semblait désigné, c'est Pascal Gouhoury, le maire de Samoreau, qui fut élu dès le second tour avec une voix d'avance. Une forme de victoire pour beaucoup de « petits » maires qui s'inquiétaient de la répartition des budgets et des compétences. Pour son fonctionnement, la communauté d'agglomération a choisi la forme d'un établissement public de coopération intercommunale (EPCI). Cette formule en fiscalité propre permet, non seulement d'établir les différentes compétences permettant le fonctionnement mutualisé de toutes les communes, mais également de prélever l'impôt, sous forme de fiscalité additionnelle à celle perçue par les communes. En pratique, cela veut dire que les EPCI votent les taux d'imposition qu'ils veulent voir appliqués.

Le vecteur économique

Cette agglomération ne possède pas de très grosses entreprises. En revanche, beaucoup de PME sont présentes, fortes d'un dynamisme commercial très développé. L'éducation n'est pas en reste entre collège, lycée, un IUT, sans oublier la prestigieuse INSEAD, une école de commerce de renommée internationale. Mais la force de la CAPF réside dans son tourisme, historique avec le château de Fontainebleau, sportif avec la forêt, les randonnées nautiques et les circuits d'escalades, et artistique avec, bien évidemment, Barbizon et Bourron-Marlotte, où séjournèrent de nombreux peintres. Un patrimoine qui devrait assurer un bel avenir à cette agglomération.

LA CAPF EN CHIFFRES

Vingt-six communes (Arbonne-la-Forêt, Archères-la-Forêt, Avon, Barbizon, Bois-le-Roi, Boissy-aux-Cailles, Bourron-Marlotte, Cély, Chailly-en-Bière, Chartrettes, Fleury-en-Bière, Fontainebleau, Héricy, La Chapelle-la-Reine, Le Vaudoué, Noisy-sur-École, Perthes, Recloses, Saint-Germain-sur-École, Saint-Martin-en-Bière, Saint-Sauveur-sur-École, Samois-sur-Seine, Samoreau, Tousson, Ury et Vulaines-sur-seine) totalisant 77 244 habitants sur une superficie de 437,38 km².

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