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Immobilier d'entreprise : le marché tente de résister

La crise sanitaire malmène un secteur qui était en constante évolution. Le point avec Pierre-Louis Causse.
Immobilier d'entreprise : le marché tente de résister
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ÉconomieVie des entreprises Publié le ,

Louer ou acheter ? Chaque entreprise en quête d'implantation est confrontée à ce dilemme « Un déménagement est toujours un cap. Il peut être un accélérateur de croissance, mais le risque financier existe toujours », explique Pierre-Louis Causse, fondateur de la société melunaise ICPE Conseil et membre du collège des experts du Syndicat national des professions de l'immobilier (SNPI). Sa zone d'influence s'étire de Nemours à Meaux, en passant par Melun et Provins. Selon cet expert, le marché était dynamique et très ouvert sur l'achat-vente avant le confinement. Ce secteur géographique était également caractérisé par une insuffisance concernant certains types de locaux - bâtiments industriels indépendants, surfaces tertiaires et terrains industriels pour les PME.

Pour le parc tertiaire, le Sud Seine-et-Marne se révèle traditionnellement moins actif que les territoires de Sénart et de Marne-la-Vallée. En matière industrielle, Marne-la-Vallée s'illustre aussi, ainsi que toute la zone autour de l'aéroport de Roissy. Quant à l'agglomération de Melun Val de Seine, elle souffre du manque de projets. Cependant, avant la crise sanitaire, la zone industrielle de Vaux-le-Pénil attirait avec celle de Mitry-Mory (6 à 7 ventes annuelles). Une bonne santé symbolisée par l'acquisition, en 2019, de 8 000 m2 par le groupe taïwanais Timotion (fabricant de vérins électriques).

Le Covid-19 modifie la donne

Jusqu'en mars, les biens inférieurs à 500 m2 (bureaux ou locaux d'activité) représentaient 60 % du marché, tandis que les secteurs voisins des autres départements franciliens étaient, en moyenne, 20 à 30 % plus chers que les zones périphériques (Coulommiers, Provins, Nemours, Montereau).

Mais le Covid-19 va modifier la donne, notamment dans le domaine de l'immobilier industriel. « Il devrait y avoir, malheureusement, un afflux de locaux disponibles dû à des liquidations judiciaires par exemple, craint le directeur d'ICPE Conseil. Mais ce scénario peut aussi profiter à certaines entreprises qui recherchaient de nouveaux locaux. » Sur le tertiaire, la réflexion concernant la surface nécessaire va entraîner des négociations financières et des stratégies d'ouvertures de tiers lieux.

Dans ce contexte incertain, la plateforme numérique BouGI (bourse de gestion immobilière), créée en 2016 par l'agence Seine-et-Marne Attractivité (SMA), peut se révéler utile. Accompagnant les porteurs de projets dans leur recherche de locaux, cet outil est alimenté par les communautés de communes et des propriétaires privés. ICPE Conseil y abonde aussi ses offres. L'état du stock disponible est ainsi vérifié régulièrement.

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