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Grand Paris : La préfète plaide pour des intercommunalités fortes

Lors de ses vœux à la presse, Béatrice Abollivier a souligné que, quel que soit le projet adopté par l'État, les intercommunalités devaient se renforcer pour devenir les interlocuteurs du futur Grand Paris.
Grand Paris : La préfète plaide pour des intercommunalités fortes

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« La particularité de la Seine-et-Marne, c'est qu'elle abrite deux départements en un. » Lors de ses vœux à la presse, la préfète Béatrice Abollivier a rapidement évoqué la question du Grand Paris et des différents scénarios présentés par le préfet de région Michel Cadot au président de la République. « Ce département a une place singulière dans l'organisation de l'Île-de-France », a-t-elle ajouté, précisant qu'il sera donc nécessaire de prendre en compte cette différence dans les « projets en gestation sur l'organisation de la métropole ».

La question des transports

Cette différence, par rapport aux autres départements d'Île-de-France, se traduit notamment au niveau des transports, comme l'a signalé la députée Colette Mélot à la ministre des Transports Élisabeth Borne, lors de la séance publique du 16 janvier. Béatrice Abollivier rappelle que « pour une bonne partie des habitants qui doivent atteindre une gare pour se rendre sur Paris, cela pose la question des transports de rabattement, de l'utilisation de la voiture et de l'accueil dans ces gares, de la construction de parkings sécurisés, payant ou pas ».

La Métropole du grand Paris

S'agissant d'un éventuel éclatement de la Seine-et-Marne, Béatrice Abollivier rappelle que le sujet est encore en débat et devrait aboutir lors de la prochaine conférence des territoires spécifique à l'Île-de-France, organisée le 10 février prochain. Selon Le Monde, le scénario privilégié par Michel Cadot prévoit la suppression des trois départements de la petite couronne, le maintien de la Métropole du Grand Paris en sa version actuelle et le renforcement des pouvoirs de la Région. « J'espère seulement que la singularité de la Seine-et-Marne sera bien prise en compte dans le scénario retenu », s'est bornée à répondre la préfète de Seine-et-Marne, à la question de savoir quel scénario avait sa préférence.

Béatrice Abollivier a par ailleurs tenu à souligner que « si les EPCI doivent être les interlocuteurs de la métropole sur certaines compétences, les intercommunalités doivent être fortes, en taille, en organisation et en compétences ». Déplorant que certaines d'entre elles aient rendu des compétences aux communes, la préfète a rappelé que ce rétropédalage affectait également leurs dotations. « Leur destin est entre leurs mains, les élus doivent s'organiser, porter des projets et non pas les subir », a-t-elle conclu, évoquant l'exemple du GIP prévu au nord de la Seine-et-Marne

Un GIP ?
Les intercommunalités du Nord Seine-et-Marne, comprenant le Pays de l'Ourcq, Roissy Pays de France, Plaines et Monts de France, et le Pays de Meaux ont annoncé le 2 octobre la création d'un Groupement d'intérêt public (GIP). Avec ses 106 communes et près de 500 000 habitants, ce groupement aura pour principal objectif de tirer profit des ressources de l'aéroport de Roissy, encore trop peu exploitées par la Seine-et-Marne. En cas d'approbation de l'État, qui a jusqu'en avril pour donner son accord, les quatre entités devraient fusionner.
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