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Fin des néonicotinoïdes : Jean-François Parigi a écrit à la Première ministre

Jean-François Parigi, le président du Département de Seine-et-Marne, a confié ses inquiétudes à la Première ministre Elisabeth Borne concernant l’avenir de la filière betteravière.
Jean-François Parigi, président du conseil départemental de Seine-et-Marne.
© Département Seine-et-marne - Jean-François Parigi, président du conseil départemental de Seine-et-Marne.

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« Un véritable drame pour la filière betteravière ». Jean-François Parigi, le président (Les Républicains) du conseil départemental de Seine-et-Marne (et son premier vice-président Olivier Lavenka, chargé notamment de l’agriculture) se montre inquiet sur l’avenir de cette filière et l’a fait savoir à la Première ministre Elisabeth Borne via un courrier.

Le patron de l’exécutif départemental a, en effet, réagi à l’annulation, par le gouvernement, de la dérogation d’utilisation des néonicotinoïdes (NNIs) suite à l’arrêt de la Cour de justice de l’UnionEuropéenne (CJUE) interdisant l’usage de ce pesticide, ainsi que tout régime dérogatoire.

Dans sa missive, Jean-François Parigi rappelle que « la Seine-et-Marne produit, à elle seule, environ 2, 2 millions de tonnes de betteraves paran sur 26 466 hectares et dispose de deux sucreries (Nangis etSouppes-sur-Loing). Cette filière représente 1 600 emplois environ. »

« Maintenir cette dérogation »

Toujours selon lui, « Cette année dérogatoire supplémentaire devait favoriser une transition agricole de la productiond’ici 2024, car le plan national pour trouver des produits alternatifs aux NNIs n’a pas encore porté ces fruits ».

Par ailleurs, l’élu estime que cette décision va faire peser un grand risque sur la souveraineté alimentaire et énergétique de la France, ainsi que sur la biodiversité : « Le démantèlement de la filière betterave, dont notre pays est le deuxième producteur mondial, va inexorablement l’exposer aux importations auprès de pays qui appliquent des normes phytosanitaires dangereuses pour notre santé et notre environnement. La question du bilan carbone que ces importations vont générer va également se poser. Soucieux de la protection de la biodiversité, rappelons aussi que les insectes pollinisateurs, comme les abeilles, ne sont pas exposés aux risques des néonicotinoïdes ».

Dans sa conclusion, Jean-François Parigi demande à la Première ministre « de bien vouloir de maintenir cette dérogation, afin que notre filière puisse bénéficier d’un délai supplémentaire pour mettre en œuvre les adaptations nécessaires à sa survie ».

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