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Feux de forêt : un dispositif spécial en vigueur

Après un mois de juillet sec et un épisode caniculaire, les forces de sécurité sont sur le qui-vive. Au Service départemental d'incendie et de secours (Sdis) de Melun, les sapeurs-pompiers ont pris une série de mesures pour se tenir prêt à toute éventualité.
Feux de forêt : un dispositif spécial en vigueur
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Bien que moins importants que ceux du sud de la France, les feux en forêt de Fontainebleau menacent tout de même un lieu d'une surface totale de 22 000 hectares et attirant plus de 10 millions de visiteurs par an. « Sa fréquentation, son relief en font une zone à risque pour les équipes et cela exige une certaine technicité de leur part », a expliqué le directeur du SDIS par intérim, le colonel Gaillard, aux responsables publics venus se rendre compte de la situation.

Près de 60 départs de feu ayant été recensés depuis juillet, le Sdis a entrepris de renforcer son dispositif. Pas moins de quatre camions-citernes sont pré-positionnés au Centre d'incendie et de secours de Fontainebleau, chacun dotés de quatre sapeurs-pompiers et d'un chef de détachement. Le tout est appuyé, notamment, par des drones, pour détecter les points chauds. Des véhicules sont aussi chargés d'assurer la continuité de la chaine hydraulique.

Sauvegarder le patrimoine forestier

Les équipes du Sdis sont revenues à titre d'illustration sur l'important incendie déclenché le vendredi 7 août dernier et éteint le lundi qui suit. Au plus fort de l'intervention, près de 120 pompiers, soit le quart des effectifs, armant une cinquantaine d'engins, étaient mobilisés pour circonscrire et maîtriser l'incendie. Quelque 5 hectares ont été brûlés (contre 900 hectares pour le feu de Martigues, dans les Bouches-du-Rhône). « Nous attaquons massivement tout départ de feu. Nous pouvons perdre le contrôle si la topographie ou la météo nous sont défavorables », ont expliqués les soldats du feu, ajoutant que les conditions avaient été favorables cette fois-ci. « Il y avait peu de vent, dès l'appel nous avons fait partir quatre engins. C'est le prix à payer pour la sauvegarde de notre patrimoine forestier ». D'autant que les dégâts peuvent être conséquents, lorsque l'incendie s'approche par exemple de l'autoroute A6, les jours classé “noir“ par Bison Futé.

Un hélicoptère bombardier d'eau a aussi été mobilisé pour cet incendie. D'une capacité de 800 litres, l'engin est utilisé pour traiter les terrains accidentés et attaquer les feux naissants, de manière massive ou chirurgicale. C'est d'ailleurs cet équipement qui a détecté le deuxième départ de feu de ce même week-end, qui a démarré dans la forêt des trois pignons et a nécessité l'appui de 90 pompiers à son plus haut niveau.

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