Exposition : « Au pied du mur, au pied de la lettre »

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Exposition :  « Au pied du mur, au pied de la lettre »
© DR - Céline Ahond - "Au pied du mur, au pied de la lettre"

Le centre d'art contemporain de la Ferme du Buisson, présente l'exposition de Céline Ahond – “Au pied du mur, au pied de la lettre” jusqu'au 22 juillet.

Questionnant sans relâche la relation entre l'art et la vie, le désir en mouvement et la manière dont “la place de l'autre fait œuvre”, Céline Ahond relève ici le défi de faire de l'exposition une performance de trois mois qui se déplie à la manière d'un livre pour accueillir toutes les rencontres possibles.

Connue pour ses déambulations dans l'espace public et ses workshops participatifs dans l'espace  social, Céline Ahond réalise ici sa première exposition d'envergure entre quatre murs.

Avec la complicité de la graphiste Valérie Tortolero, elle la conçoit comme un livre où les cimaises sont mises en abîme, et l'espace mis en page et en mouvement à travers des opérations de cadrages, de déplacements et de ponctuations.

À la manière dont l'artiste superpose dans ses œuvres les couches de réalité existantes, l'espace est organisé comme un millefeuille d'éléments exogènes : une moquette de stand, un parterre de chaises d'une salle municipale, un plafond de néons de bureaux…

Ce dispositif, complété par des caméras de surveillance, des téléphones et des photocopieurs, évoquant habituellement les structures de pouvoir institutionnelles et administratives, devient ici un terrain de jeu et d'émancipation.

Céline Ahond tisse un réseau qui permet à des gestes, des mots, des images et des comportements de se déployer et d'entrer en contact. Ainsi le lieu figé, défini par ses configurations, se transforme en espace mobile, défini par ses usages.

Autour d'un point nodal constitué par un nouveau film-performance ambitieux, “ Rester ici où partir là-bas ? ” surgissent alternativement des fragments de films plus anciens, éclatés, répétés. Les images filmées résonnent ainsi d'une salle à l'autre, s'affranchissant des cadres aussi bien formels qu'institutionnels ou moraux. Mais “l'Autre” c'est aussi le spectateur. L'un des protagonistes, invité à prendre conscience de lui-même et à trouver sa place et sa voix.

« La présence »

Un duo de médiatrices déambule à la rencontre des visiteurs pour leur délivrer les micro-récits qui accompagnent les œuvres, incarnant la puissance de l'adresse directe si chère à l'artiste. Enfin, on y trouve une salle laboratoire, un espace de troc (les visiteurs laissent une phrase en échange d'un livre de Céline Ahond), des discussions autour de l'exposition et une intervention du collectif Okay confiance dans le cadre du festival Performance Day du 2 juin. Un nouveau titre de la collection “Digressions” est publié en écho à l'exposition, sous forme d'une conversation théâtralisée avec Anna Kawala, Sophie Lapalu, Julie Pellegrin, Elodie Petit et Lidwine Prolonge.




MSM REDACTION
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