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Aménagement

EpaMarne-EpaFrance en route vers le futur

Les 24 mars et 17 août prochains, EpaMarne et EpaFrance souffleront respectivement leurs 50e et 35e bougies. Les aménageurs de Marne-la-Vallée souhaitent faire de cet événement un moment d’échanges autour du modèle urbain de demain.
Le nouveau siège du Crédit Agricole dans la ZAC des Studios et Congrès, à Chessy
© EpaMarne-EpaFrance - Le nouveau siège du Crédit Agricole dans la ZAC des Studios et Congrès, à Chessy

TerritoiresCollectivité Publié le ,

Classés parmi les premiers aménageurs résidentiels de France, EpaMarne et EpaFrance mettent leur savoir-faire au service des acteurs publics et privés de l’Est parisien. Historiquement chargés de développer la ville nouvelle de Marne-la-Vallée (27 communes), les deux EPA interviennent, aujourd’hui, sur un périmètre de 44 communes réparties sur trois départements (Seine-et-Marne, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne) et comptant plus de 617 000 habitants. Ils emploient 130 personnes et réalisent un chiffre d’affaires annuel cumulé de 100 millions d’euros. Leur mission est de participer à la réalisation de nouveaux logements et de contribuer à l’implantation d’entreprises tout en apportant des réponses concrètes aux défis écologiques et sociétaux. Leur ambition est d’améliorer l’attractivité du territoire seine-et-marnais et de “fabriquer” la ville de demain.

Le pari de l’audace

À leurs créations, en 1972 et en 1987, EpaMarne et EpaFrance étaient des symboles d’innovation en matière d’aménagement. Les villes nouvelles constituaient une forme d’aboutissement urbain où modernité rimait avec prospérité. Cette époque a été marquée par l’audace. Celle de croire que la nature avait sa place en ville. C’est ainsi que sont nées les trames vertes et bleues du Val Maubuée, à Torcy. Formidables réservoirs pour les eaux pluviales protégeant la ville des inondations et sources de biodiversité, ces espaces sont devenus des lieux de détente pour les habitants. Dans les années 1980, il n’était pas rare d’y croiser des planches à voile, des baigneurs et des chaises longues. Ces choix stratégiques osés ont finalement perduré. Comme l’engagement pionnier en faveur de la construction bois, et plus largement de l’écoconstruction. En moins de cinq ans, les aménageurs ont intégré le recours au bois en structure dans 50 % de leur production de logements. Mieux, sur la même période, ils sont devenus les premiers aménageurs de France avec 2 100 programmes lancés en moyenne chaque année. Ils ont également montré la voie en réduisant la part de consommation foncière au profit d’une agriculture de proximité et d’espaces publics généreux. Les 18 hectares du cœur agro-urbain de l’écoquartier Les Roseaux, à Montévrain, ont ainsi été rendus possibles par une programmation fine à l’échelle du quartier, libérant des fonciers promis à l’extension urbaine. Cette année, ce sont aussi 17 hectares d’espaces publics qui seront livrés à Val d’Europe Agglomération, dont un parc urbain de plus de 14 ha à Serris. En renonçant à aménager des terres, EpaMarne et EpaFrance ont identifié 100 hectares bientôt consacrés à l’agriculture biologique via des baux ruraux environnementaux. Ces fonciers, dont ils sont propriétaires, étaient exploités jusqu’alors en agriculture traditionnelle, dans l’attente d’un projet urbain.

© EpaMarne-EpaFrance - La place de la Toscane, à Serris.

Un rôle déterminant

Alors que les quartiers du Grand Paris Express (GPE) ont nourri de fols espoirs d’implantation de bureaux, la crise sanitaire a rebattu toutes les cartes. Aujourd’hui, bien que le marché montre des signes de rebond, les programmations urbaines révisent leurs ambitions à la baisse. Dans le même temps, l’essor du e-commerce a fait exploser les besoins en plateformes logistiques et unités du dernier kilomètre, consommatrices de fonciers. Le rôle d’EpaFrance et d’EpaMarne est donc d’intégrer leurs parcours résidentiels, tout en résolvant l’équation de la sobriété foncière. Les modes de vie évoluent, tout comme les attentes citoyennes. Aménager l’avenir, c’est savoir anticiper les évolutions sociétales en accompagnant l’appropriation de nouveaux usages. Au fil des années, les besoins en logements se sont intensifiés et la ville a dû accueillir des habitants toujours plus nombreux. Pour résoudre cette équation démographique, il faut construire plus et mieux, pour la planète et les citoyens. Lutter contre le réchauffement climatique implique de moins artificialiser les sols pour atteindre les objectifs du zéro artificialisation nette (ZAN) d’ici 2050. La pandémie aura finalement démontré la justesse des orientations stratégiques d’EpaMarne et d’EpaFrance.

De nouveaux modèles à créer

Si les deux aménageurs ont été créés pour construire Marne-la-Vallée, le statut de ville nouvelle a disparu en 2017. Les deux EPA ont néanmoins poursuivi leurs activités et ont même vu leur périmètre d’intervention s’étendre. La loi de 2017, relative au statut de Paris, a, en effet, autorisé la création de Sociétés publiques locales d’aménagement d’intérêt national (SPLA-IN), dans le cadre de traités de concession d’aménagement (TCA). L’apparition de ce type de filiale témoigne d’une nouvelle façon de construire la ville, dans le cadre d’un partenariat toujours plus resserré avec les collectivités locales. Sur des territoires déjà urbanisés et relevant de nouveaux défis comme le Grand Paris Express, des aménagements importants doivent être réalisés. Désormais, grâce à la SPLA-IN, les villes concernées disposent d’une structure dédiée, identifiée et réactive. Elle permet la mise en œuvre d’un partenariat cohérent, entre la commune et l’aménageur, et garantit la concrétisation du projet. C’est dans ce contexte qu’est née la première filiale d’EpaMarne, la SPLA-IN Noisy-Est, en collaboration avec la Ville de Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis) et la Métropole du Grand Paris (MGP). Une deuxième filiale a vu le jour sur le secteur de Chelles/Courtry dans le cadre de la reprise de la société d’économie mixte Marne et Chantereine Aménagement (M2CA).

Inventer la ville du futur

En cette année anniversaire, EpaMarne et EpaFrance semblent avoir atteint leurs objectifs initiaux à Marne-la-Vallée. De nouveaux foyers se sont installés (croissance démographique de 140 % en 30 ans) un équilibre économique solide s’est constitué (un emploi par actif résidant) et des vies de quartier ont émergé (équipements sportifs, culturels et éducatifs). Évidemment, tout n’est pas parfait et le dernier rapport du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) s’est révélé alarmant. Dans ce contexte incertain, quel type de ville est-il souhaitable pour demain ? Comment concevoir des territoires plus vertueux et résilients ? Faut-il arrêter d’aménager ou bien pérenniser la planification ? En 50 ans, les modes de vie ont radicalement changé et la population de l’Île-de-France a plus que doublé en moins d’un siècle. La crise de la Covid-19 a catalysé ces changements en démocratisant de nouvelles pratiques (télétravail et e-commerce). Elle a aussi sonné l’heure de l’exode rural avec un plébiscite pour des habitats plus ouverts sur la nature et plus éloignés de l’activité frénétique des centres-villes. Le modèle de la ville moyenne semble être désormais le plus attractif. Faut-il alors continuer à promouvoir des villes périurbaines, dont le centre demeurera Paris, ou bien poursuivre l’aménagement d’un territoire métropolitain basé sur un modèle polycentrique avec des villes à taille humaine, multifonctionnelles et interconnectées ? Le double anniversaire d’EpaMarne et d’EpaFrance est l’occasion de se projeter vers l’avenir et de revisiter le métier d’aménageur. Le moment est aussi venu de comprendre les mutations auxquelles la ville doit faire face. Le monde de l’aménagement a le devoir de s’interroger, avec ses partenaires institutionnels et opérationnels, sur la manière d’inventer la ville du futur et de relever les prochains défis sociétaux et écologiques.

Une exposition à la Ferme du Buisson

Pour fêter ce double anniversaire, la direction d’EpaMarne-EpaFrance a mis en place un partenariat inédit avec La Ferme du Buisson. Le centre d’art contemporain de Noisiel va, en effet, présenter, du 26 mars au 24 juillet, l’exposition collective intitulée “Le Palais des villes imaginaires“ et inspirée de “Villes invisibles”, le roman d’Italino Calvino. Le temps d’une exposition, la Ferme du Buisson va ainsi se transformer en palais des villes imaginaires. La démarche artistique consiste à injecter de la fiction dans la réalité urbaine pour créer de nouveaux possibles, renouveler le narratif et la réflexion sur l’écosystème de la ville, afin d’inventer les villes de demain. Durant cette exposition, EpaMarne présentera notamment un film d’animation intitulé “La ville au futur“ ayant également pour thème les villes imaginaires.

© EpaMarne-EpaFrance

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