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Emploi : les intentions d'embauche en hausse pour 2021

Bonne nouvelle sur le front de l'emploi. Réalisée chaque année depuis 2002 par Pôle emploi avec le concours du Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (CREDOC), l'enquête “besoins en main-d'œuvre” fait apparaître des prévisions de recrutement plutôt optimistes pour cette année. Cette enquête constitue un outil d'aide à la décision pour mieux connaître la stratégie de recrutement des entreprises. Au total 450 200 établissements ont été sondés entre octobre et décembre 2020. Voici les grandes tendances rendues publiques récemment. Malgré la crise sanitaire, elles sont source d'espoir.
Emploi : les intentions d'embauche en hausse pour 2021

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Pour Pôle emploi, cette enquête est un élément essentiel de connaissance du marché du travail. Elle permet d'anticiper les difficultés de recrutement, d'améliorer l'orientation des demandeurs d'emploi et de les informer sur l'évolution dudit marché et sur les métiers porteurs. Par ailleurs, elle décrit les besoins des entreprises par métier (200 familles professionnelles), par activité (24 secteurs officiels) et par bassin d'emploi (406 zones). Elle apporte ainsi un éclairage inédit sur les attentes et les difficultés rencontrées par les employeurs recruteurs. Mesurant leurs intentions pour l'année à venir (créations de postes, remplacements, recours à l'emploi saisonnier), cette enquête montre qu'après une année 2020 marquée par une crise sanitaire inédite et une baisse des recrutements, la tendance est à l'amélioration pour la deuxième partie de 2021. Signe tangible de cette reprise, 2,1 millions d'offres d'emploi nouvelles ont été diffusées par Pôle emploi durant le premier trimestre de cette année, soit une hausse de 3,1 % par rapport au premier trimestre 2020 marqué par le début du premier confinement.

Les services à la personne en tête

Un optimisme relatif règne donc dans les rangs des entreprises. Avec 2 723 000 projets, les intentions d'embauche progressent, en effet, de 30 000 par rapport à 2019, ce qui représente une hausse de + 1,1 %. Les services à la personne constituent le premier secteur recruteur avec 38 % de l'ensemble des intentions d'embauche, soit 1 028 100 projets. Les projets de recrutement y progressent de 3,1 % par rapport à 2019, la hausse étant plus sensible pour le sous-secteur de la santé (+ 14,8 %). Le secteur de la construction affiche la plus forte progression des intentions d'embauche (+ 21,7 %). Depuis 2015, les intentions d'embauche dans ce secteur n'ont fait que croître, passant de 75 000 intentions en 2015 à 178 000 en 2019 et 218 000 en 2021.

Des métiers saisonniers cotés

En revanche, elles diminuent de 7 % dans l'industrie avec des baisses marquées dans la métallurgie (- 28,2 %) et l'équipement électronique (- 30,5 %), tout comme dans le secteur des services aux entreprises. Parmi les métiers les plus recherchés figurent ceux à caractère saisonnier (viticulteurs/arboriculteurs/cueilleurs avec 149 100 projets ; agriculteurs/ouvriers agricoles avec 88 200 projets) et ceux de l'hôtellerie-restauration. Même si ce secteur anticipe moins de recrutements en 2021 qu'en 2019, il recrute potentiellement de nombreuses personnes : serveurs avec 90 900 projets (- 7,2 % par rapport à 2019), aides et employés polyvalents de cuisine avec 89 500 projets (- 4,7 %). Certains métiers de service aux entreprises sont aussi les plus recherchés : agents d'entretien (113 900 projets), ouvriers non qualifiés de l'emballage et manutentionnaires (75 400 projets). Les intentions d'embauche sont également nombreuses dans les métiers du soin et de l'accompagnement : aides à domicile et ménagères (83 100 projets), aides-soignants (85 700 projets, en hausse de 19,6 % par rapport à 2019) et infirmiers (42 500 projets soit + 34,5 %).

5 500 conseillers mobilisés

Les besoins en main-d'œuvre augmentent le plus dans les trois régions de la façade atlantique : + 15,2 % en Nouvelle-Aquitaine, + 10,7 % en Pays de Loire et + 5,6 % en Bretagne. Les régions Île-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes voient leurs intentions d'embauche diminuer (respectivement de - 3,1 % et - 3,7 %), mais elles restent celles qui recrutent le plus (477 300 et 323 500 projets respectifs).

Pour accompagner les entreprises dans leurs projets de recrutement, les 5 500 conseillers “entreprises” de Pôle emploi se mobilisent à travers l'opération « Tous mobilisés » qui a lieu chaque semaine en agence pour promouvoir des métiers, des formations et des actions de recrutement en présence d'employeurs. 23 000 sessions ont déjà eu lieu entre septembre 2020 et avril 2021, réunissant près de 227 000 participants, dont 29 % de jeunes de moins de 26 ans. Des immersions professionnelles sont également organisées par les conseillers pour faire découvrir un métier ou valider un projet professionnel, ainsi que des actions de formation préparatoires à l'emploi. Grâce à cette mobilisation, le délai moyen de satisfaction des offres d'emploi a été ainsi réduit de plus de huit jours par rapport à 2019. Un effort à poursuivre.

39 155 postes à pourvoir dans le département

La crise sanitaire n'a pas de prise sur les employeurs seine-et-marnais. L'enquête de Pôle emploi, qui a sondé 7 000 dirigeants exerçant dans le département, a, en effet, recueilli 39 155 intentions d'embauche pour 2021. Une nette augmentation (+ 12,4 %) par rapport à la dernière étude menée en 2019 (34 750). La santé et l'hôtellerie-restauration sont les secteurs qui souhaitent recruter le plus.

Selon Pôle emploi, cette hausse peut s'expliquer par le fait que de nombreuses entreprises, stoppées dans leur élan lors du premier confinement au printemps 2020, ont finalement renoué avec leur envie d'embaucher du personnel. A contrario, les secteurs qui ont subi des pertes d'effectif l'an passé (hôtellerie et restauration notamment), sont aujourd'hui dans l'obligation de recruter pour retrouver une activité d'avant-Covid-19. Cette bonne nouvelle s'accompagne par la nature des contrats proposés (CDI et CDD “durables”).

Dans le Top 5 des fonctions les plus recherchées, on retrouve les employés libre-service (2 370 intentions d'embauche), les agents d'entretien (2 270), les aides et apprentis de cuisine (2 030), les ouvriers non-qualifiés de l'emballage et les manutentionnaires (1 600) et les aides à domiciles et aides ménagères (1 400). Crise sanitaire oblige, les métiers de la santé ressortent aussi du lot avec les aides-soignants qui pointent juste derrière (1 300).

Comme au niveau national, les agences seine-et-marnaises de Pôle emploi vont pouvoir désormais s'appuyer sur les résultats de cette enquête pour cibler davantage les besoins des employeurs et mobiliser leurs conseillers à travers diverses actions. La reprise de l'activité économique est une réalité.

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