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Elections 2014 au Conseil national des barreaux

Au siège du CNB, l'actuel président de l'institution, Jean-Marie Burguburu, vient de proclamer les résultats des élections 2014 au Conseil national des Barreaux, pour la mandature 2015-2017.
Elections 2014 au Conseil national des barreaux
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L’événement est officiel, l’instant était pourtant un peu moins solennel. Les résultats des élections 2014 ont été proclamés devant un comité restreint, et pour cause : Jean-Marie Burguburu n’a pas nié la réalité des fuites concernant les résultats de ces élections. Leur proclamation officielle n’en est pas moins importante car elle marque le jour à partir duquel court le délai de recours.

Et quel jour ! Le 2 décembre est, comme l’a fait remarquer le président du CNB, la date anniversaire de la victoire napoléonienne de la bataille d’Austerlitz, en 1805. « Après tout, c’est Austerlitz pour tous les élus », a plaisanté le président.

Plus sérieusement, Jean-Marie Burguburu a noté le taux élevé de participation pour cette élection 2014, dans les deux collèges, ordinal et général, et dans les deux circonscriptions : celle de Paris, et la circonscription nationale hors Paris. Partout donc, sauf quelques exceptions : au barreau de Moulin dans l’Allier et au barreau de Mamoudzou à Mayotte, qui n’ont pas organisé d’élections au Conseil national des Barreaux. Dans deux autres barreaux, Alençon (Orne) et Mont de Marsan (Landes), les résultats des élections ont été déclarés nuls, car 100%% des bulletins nuls, le nombre de suffrages exprimés par les membres du Conseil de l’ordre étant égal au nombre de candidats du collège général, et non pas au nombre de postes à pourvoir.

Après avoir exposé en détails les résultats de ces élections et cité les noms de ceux composant la mandature 2015-2017 du CNB, Jean-Marie a tiré quelques conclusions : « assurément, la situation extérieure, les difficultés que rencontrent actuellement la profession, les projets de loi Macron et l’impact du débat permanent sur l’aide juridictionnelle ont sûrement pesé sur cette élection ».

Il a poursuivi, en profitant de « la liberté que [lui] donne provisoirement et faiblement [son] statut de président ». Il a ainsi entendu faire remarquer que parmi les élus, et plus singulièrement dans les deux collèges ordinaux, ont été élus des confrères qui ont proféré des propos qu’il avait déjà jugés « inadmissibles et condamnables » à l’encontre de l’institution nationale représentative, et a du même coup salué « le travail difficile et indispensable » réalisé par celle-ci et ses salariés permanents.

Le discours était teinté d’une colère douce, mais bien palpable. « Avoir entendu, dans cette campagne, des propos d’une violence qui dépasse la courtoisie déontologique, sinon la courtoisie de droit commun allais-je dire, m’a affecté au nom de tous ceux qui travaillent au Conseil national des Barreaux. On a bien sûr le droit d’avoir des opinions divergentes, on a même le droit de les exprimer, mais proférer des contre-vérités n’est pas digne des avocats en général, et encore moins dignes des avocats qui ensuite sollicitent les suffrages de leurs confrères pour devenir membre d’une institution qu’ils vilipendent », récoltant les applaudissements de la salle.

Les tout derniers mots du président du CNB allaient toutefois aux élus qu’il a chaleureusement félicités et qu’il a souhaité encourager pour le travail à accomplir dans les trois années qui viennent, « un travail toujours enthousiasmant, même dans la difficulté ». Il a ajouté ne pas pouvoir se laisser aller à la sentimentalité avant de conclure quand même : « Pour être un bon membre du Conseil national des Barreaux, il faut d’abord l’aimer ».

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